Good Money, George Selgin

Good Money: Birmingham Button Makers, the Royal Mint, and the Beginnings of Modern Coinage, 1775-1821, George Anthony Selgin.

Disponible sur AmazonMises Store et Independent Institute.

Foreword, by Charles Goodhart

This book details the fascinating history of the development, production, and use by the private sector of token copper coins during the early years of the Industrial Revolution, 1787-1817. The Industrial Revolution moved workers off the land into factories and thereby greatly increased the demand for small-value transactions money, to pay the wages and to allow the workers some choice in their use of their wage receipts to buy food, drink, and other goods. For a variety of reasons, nicely described by George Selgin, neither the Royal Mint nor commercial banks were willing or able to provide such small-value currency. There was a dearth of small change available to pay wages. The shortage was so severe that it was proving a serious hindrance to the industrial development of Great Britain.

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From Titans to Lemmings – The Suicide Of The White Race

From Titans to Lemmings – The Suicide Of The White Race [PDF]

S’il est bien un mal qui ronge actuellement les sociétés occidentales, c’est la fécondité des populations blanches, largement insuffisante pour assurer le renouvellement de la population, comme indiqué par les chiffres. Quelle en est l’explication ? Le féminisme est un bon candidat.

Pendant ce temps, les gouvernements occidentaux, sous l’impulsion de l’idéologie marxiste-socialiste, tendent à régler le problème en remplaçant la jeunesse blanche par une jeunesse non-blanche, et les nouvelles naissances sont désormais majoritairement non-blanches.
Voyons-nous l’application du multi-culturalisme dans les pays asiatiques, les pays arabes, et les pays africains ? Le multi-culturalisme est destiné aux seuls blancs.

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Race, évolution et comportement – Philippe Rushton

Version abrégée disponible sur charlesdarwinresearch.

La race va bien au-delà de la couleur de la peau

Les Blancs ne savent pas sauter. Les Asiatiques non plus. Mais, à en croire le nouvel ouvrage de Jon Entine, Taboo : Why Black Athletes Dominate Sports and Why We Are Afraid to Talk About It (« Un tabou : pourquoi les athlètes noirs dominent le sport et pourquoi nous avons peur d’en parler ») les Noirs — et les Noires — savent faire, c’est une certitude. La raison que l’on donne en général pour expliquer les succès athlétiques des Noirs est qu’ils ont peu de chances de réussir ailleurs. Mais le nouvel ouvrage d’Entine montre que, dans le sport, les Noirs ont un avantage génétique.

Les données physiques qu’Entine passe en revue sont bien connues. Par rapport aux Blancs, les Noirs ont des hanches plus étroites qui leur donnent une foulée plus efficace. Ils ont le tronc plus court, ce qui leur donne un centre de gravité plus bas et un meilleur équilibre. Ils ont les épaules plus larges, moins de tissu adipeux, et plus de muscle. Leurs muscles comportent davantage de fibres à contraction rapide développant de la puissance. Les taux de testostérone, l’hormone sexuelle masculine, sont de 3 à 19 % plus élevés chez les Noirs que chez les Blancs ou les est-Asiatiques. La testostérone entraîne une production d’énergie plus explosive.
[…]
En moyenne, les Orientaux ont une maturation plus lente, ils sont moins fertiles et moins sexuellement actifs, ils ont un plus gros cerveau et un QI plus élevé. Les Noirs sont à l’opposé dans chacun de ces domaines. Les Blancs se situent entre les deux, souvent proches des Orientaux. Les données montrent que cela est dû à la fois aux gènes et à l’environnement. J’ai proposé une théorie évolutionniste pour expliquer cette division en trois groupes.
[…]
Pourquoi ? Parce que l’Afrique, l’Europe et l’Asie avaient des climats et des géographies très différents, qui exigeaient des talents, une utilisation des ressources et des modes de vie différents. Les Noirs ont évolué dans un climat tropical très différent du climat plus froid de l’Europe où ont évolué les Blancs, et la différence était encore plus grande avec le climat des régions arctiques très froides où ont évolué les Orientaux.

L’intelligence majorant les chances de survie au cours des rudes hivers, les groupes qui ont quitté l’Afrique ont dû évoluer vers une plus grande intelligence et une plus grande stabilité familiale. Cela passait par un cerveau plus volumineux, une croissance plus lente, moins de puissance sexuelle, moins d’agressivité et moins d’impulsivité. Les capacités de prévision, le contrôle de soi, le respect des règles et la longévité, tous ces paramètres se sont accrus chez les non-Africains.

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Histoire juridique des banques

Dans son ouvrage “Money, Bank Credit, and Economic Cycles”, Jesús Huerta De Soto tente d’expliquer le caractère frauduleux de la réserve fractionnaire.
Comme le résume très bien Kinsella, il existe trois types de dépôt : le dépôt régulier, le dépôt irrégulier et le mutuum contract. Le premier consiste à déposer un bien dans un dépôt spécifique ou coffre individuelle. Le second consiste à déposer un bien “fongible”, interchangeable avec un autre de même nature. Le troisième n’est pas un véritable dépôt car il est considéré comme un prêt, un investissement. Les deux premiers types de dépôts ne consistent pas en un transfert au banquier de la disponibilité du dépôt, ce qui signifie que la banque doit conserver en tout temps, toute heure, l’argent qui lui a été confié. C’est un service de gardiennage. La seule différence est que le premier dépôt exige que les mêmes biens soient rendus tandis que le second recquiert simplement qu’un bien de même nature que celui déposé soit rendu au client.
Le troisième dépôt quant à lui abandonne la propriété du dépôt au banquier pour lui permettre de le prêter en contrepartie d’une rémunération de son compte. Le banquier peut donc pratiquer la réserve fractionnaire sans rompre son contrat : l’argent lui appartient, il en fait ce qu’il veut. L’épargnant, ici, n’est plus un déposant, mais un investisseur.
Tandis qu’un vrai dépôt est appelé “demand deposit” (dépôt à vue) dans le sens où il peut être retiré en tout temps, toute heure, “sur demande” … le prêt est vu comme un “time deposit” (dépôt à terme) car il nécessite un délai durant lequel le banquier vend ses actifs pour honorer les retraits.

De Soto explique que le dépôt régulier coûte cher, et que les clients préfèrent logiquement demander un dépôt irrégulier où l’on mélange tous les biens dans un même récipient. Dès lors il devient impossible de distinguer l’appartenance des objets de nature identique. Le problème, comme nous allons le voir, provient du fait que la loi d’une part ne considère pas le dépôt irrégulier comme un dépôt et que d’autre part les banquiers violent les contrats de dépôt en les utilisant.

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La Mondialisation n’est pas coupable – Paul Krugman

Prix Nobel d’économie 2008, récompensé pour ses travaux sur le commerce international, Paul Krugman démonte un à un les mythes encore couramment répandus aujourd’hui sur la mondialisation souvent accusée d’accroitre les inégalités et le chômage. De façon générale, les anti-mondialistes considèrent que l’économie est un jeu à somme nulle, où les uns perdent ce que les autres gagnent.

– Qu’est-ce que l’avantage comparatif ?
David Ricardo affirmait que si le climat de l’Angleterre en fait un meilleur producteur de tissu alors que le climat du Portugal en fait un meilleur producteur de vin, c’est un non-sens économique que ces deux pays cherchent à produire chacun du vin et du tissu. C’est un avantage comparatif. Les détracteurs reconnaitront que lorsque les américains sont plus productifs que les anglais dans tous les secteurs d’activité, le commerce mondial est rendu peu profitable à cause de l’avantage absolu des américains. Rien n’est plus faux. Il suffit aux anglais de se spécialiser dans les secteurs où le retard de productivité est le moins prononcé. La spécialisation permet d’accroitre la productivité, et donc le revenu réel. Si le commerce entre pays riches et pays pauvres résulte en un échange de produits de haute technologie (avions, microprocesseurs) contre des produits à fort coefficient de main d’œuvre (vêtements), alors les pays riches doivent former plus de cadres et de diplômés.

– L’immigration génère-t-elle du chômage et des inégalités ?
David Card faisait savoir qu’un pays qui verrait affluer beaucoup d’immigrés ferait face à un afflux de travailleurs et que, ce faisant, le capital par travailleur devient relativement rare. Autrement dit, la productivité par tête diminue. Si les salaires sont flexibles, les salaires chutent. Si les salaires sont rigides, le chômage augmente. Mais à long terme, ces baisses de salaires permettront aux entreprises d’investir davantage dans les facteurs de production manquants, rehaussant ainsi la productivité, et in fine, les salaires. Si le capital est mobile de sorte que le système économique puisse rendre disponible très rapidement le capital nécessaire pour mettre en valeur les facultés productives du nouvel arrivant, l’arrivée de l’immigrant n’ajoute rien au chômage (cf “Le chômage, fatalité ou nécessité ?” – Cahuc & Zylberberg).

– Faut-il craindre la concurrence des bas salaires venu des pays émergents ?
Lorsque les industries exportent des capitaux vers les pays émergents, ces derniers disposent de plus de capital par travailleur, lequel devient plus productif. Puisque les pays développés disposent d’un avantage absolu, le seul avantage comparatif sur lequel peuvent se reposer les pays émergents est le prix au rabais des produits exportés. Le capital exporté est du capital qui ne sera pas investi à l’intérieur, ce qui signifie que les salaires nominaux vont régresser. On peut penser que c’est un problème, puisque la concurrence se faisant sur le travail peu qualifié, les inégalités entre ouvriers et cadres vont s’accroitrent. Krugman montre que les chiffres (de 1970-1990) révèlent tout autre chose : l’effet de la mondialisation sur ces inégalités est largement insignifiant. En outre, celui-ci explique qu’il est futile de faire une fixette sur le salaire d’un secteur en particulier tout en occultant le reste. Pourquoi un coiffeur américain est-il mieux payé qu’un coiffeur en Chine, alors qu’ils ont la même productivité ? Tout simplement parce que le revenu réel est très largement déterminé par la productivité globale. Ainsi, lorsque la Chine rejoindra les USA en terme de développement, le revenu réel des chinois rejoindra celui des américains. Si la mondialisation permet d’accroitre la productivité mondiale, tout le monde en ressort gagnant.

– Qu’est-ce qui explique la désindustrialisation des pays développés ?
L’essentiel de la désindustrialisation s’explique par le changement dans la composition de la consommation intérieure qui a évolué au détriment des biens manufacturés.

En 1970, les personnes résidant aux États-Unis affectaient 46% de leurs dépenses dans l’achat de biens (manufacturés, agricoles ou miniers), le reste (54%) étant dépensé en services ou en bâtiment et travaux publics. En 1991, ces chiffres étaient respectivement de 40,7% et 59,3%, les gens dépensant plus en services de santé, en voyages, en loisirs, en honoraires d’avocats, en restauration rapide etc.

Le progrès technique augmente la productivité des biens industriels, mais puisque la consommation de ces biens est inélastique, le progrès technique s’accompagne indéniablement d’un déclin des emplois industriels au profit des secteurs de service : c’est le phénomène du déversement. Krugman rappelle aussi que l’effet des délocalisations sur le processus de désindustrialisation est très infime. Au pire, il ne fait qu’accélérer un tout petit peu ce processus de toute évidence inévitable.

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George A. Selgin, The Theory of Free Banking: Money Supply under Competitive Note Issue [1988] (11/11)

Disponible en PDF.
11: Free Banking and Monetary Reform

Ce chapitre n’étant ni très intéressant ni très important, je me contenterai de laisser quelques remarques sur certains points évoqués dans les chapitres précédents.

Sur les banques à 100% :

In Defense of Fiduciary Media

Page 14, Selgin nous apprend que les individus savaient que les banques pratiquaient la réserve fractionnaire, mais qu’ils avaient, eux, tout intérêt à déposer leur argent dans ce genre de banques. S’il dit vrai, on pourrait à priori difficilement lui donner tort. Malheureusement, les “faits” relatés paraissent peu clairs. Quand bien même ces faits sont véridiques, ça ne veut pas dire pour autant que les déposants se savent “volés”. (*)

Early in the history of banking there may have been a case of a run being triggered by depositors’ sudden realization that their bank held only fractional reserves. But if such a realization had been the typical cause of runs in the nineteenth and twentieth centuries, it would be difficult to explain why runs usually affected only one particular bank or an associated set of banks, and not every single fractional-reserve bank simultaneously. Running depositors who successfully withdrew their money often transferred it to other fractional-reserve banks, thought to be safer, rather than hoarding cash as they would have done if they feared fractional-reserve banks generally (Kaufman 1994). It would be farfetched to account for such behavior by insisting that the depositors had run because they had learned to their horror that their own banks had been holding fractional reserves, but were so naive as to put their money into another set of banks without suspecting them of similar practices.
Third, banks and banking legislation were widely debated in the popular press during the nineteenth century. All discussions we are aware of took it as common knowledge that banks operate on fractional reserves. It would be impossible to think that banks were holding 100 percent reserves after reading in the newspaper about such measures as, for example, the New York State Safety Fund (a deposit insurance scheme), or the so-called “free banking” acts that compelled state-chartered banks to hold specific sorts of interest-bearing assets as collateral against banknote liabilities.

D’après lui, les épargnants préfèrent déposer leurs sous dans des banques à réserves fractionnaires, car elles rémunèrent mieux les dépôts. Une banque qui tient 100% de réserves subit le coût de l’entreposage qui est répercuté sur les épargnants.
Si la banque à 100% était préférée, n’importe quelle entrepreneur ayant une once d’intuition entrepreneuriale ferait passer des spots publicitaires : “Here at the Solid Gold Warehouse Bank, your deposit is backed with genuine 100 percent reserves. All your money stays here waiting for you all the time. We’re not like those other banks [camera pulls back to show an adjacent vault which is empty, with moths flying about inside] that try to get by on fractional reserves.”

Pourtant, les banques à réserves fractionnaires n’étaient pas obligatoires, ou plutôt, les banques à 100% n’étaient pas interdites. Malgré cela, elles n’avaient pas cours en Écosse.

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