Régression vers la moyenne et prédiction génétique

Les différences de QI entre les blancs et les noirs se traduisent statistiquement par des régressions vers la moyenne. Plus exactement, vers différentes moyennes. Des critiques ont été portées quant à ce phénomène et l’interprétation héréditariste de celui-ci. La présente étude tendra à démontrer (1) que ce phénomène n’est pas un artefact statistique et (2) les régressions supporte la thèse génétique et non la thèse culturelle.

Introduction. Concernant le débat “race-IQ” il existe un sujet parfois débattu entre la tribu des héréditaristes et la tribu des environnementalistes : la régression vers différentes moyennes entre les blancs et les noirs. Les héréditaristes estiment que la régression se produit parce que les parents et les enfants partagent 50% de leurs gènes, ce phénomène étant le reflet des caractères héritables non transmis ou non partagés. Le degré de régression augmente lorsque le degré de parenté (kinship) diminue. Si la transmission des traits fut de 100%, la régression ne se produirait pas. Les environnementalistes, en revanche, estiment que la régression vers la moyenne peut également être interprétée en termes culturelles. Cette idée est contredite par le fait que la régression se produit aussi entre frères et soeurs biologiques partageant le même environnement familial, ce qui veut dire que les différences culturelles entre les familles comme causes explicatives doivent être écartées.

Une autre variante de la thèse culturelle et environnementale consiste à dire que les divergences raciales dans les lignes de régressions s’estompent à mesure que les niveaux de QI augmentent. Murray (1999) et Jensen (1973) avaient démontré que cette assertion ne tient pas : les groupes de QI ne divergent pas de la linéarité dans les deux extrémités du QI. Murray, ci-dessus, trouvait même que les lignes divergeaient, ce qui est somme tout assez cohérent avec les nombreuses recherches qui ont montré dès lors que les différences de QI entre blancs et noirs augmentent lorsque les niveaux de statut socio-économique augmente.

Une autre critique (Kaplan, 2001, pp. 16-18; Neuroskeptic, 2010) porte sur la notion même de la régression vers la moyenne. Il est parfois sous-entendu que ce phénomène n’est qu’un artefact statistique. Un exemple peut aider à comprendre l’argument. Supposons que le mois prochain, le nombre d’accidents de voiture dans le pays double soudainement. Le gouvernement réagit en plaçant des caméras et installations de surveillance supplémentaire. Cette stratégie sera vouée à l’échec puisque le mois prochain, le nombre d’accidents retrouvera son niveau initial habituel. Régression vers la moyenne. En d’autres termes, la régression est un phénomène cyclique de chance et de hasard.

Mais tout ceci n’est pas clair. Pourquoi le hasard ou la chance veut-il que les enfants des parents à QIs élevés aient des QIs moins élevés alors qu’ils sont censés être élevés dans des environnements cognitifs stimulant, tandis que les enfants de parents à QIs bas ont des QIs plus élevés que leurs parents alors qu’ils grandissent dans des environnements chaotiques. Les QIs régressent à mi-chemin (50%) vers la moyenne raciale des deux côtés de la distribution du QI, ce dont cette critique ne tient justement pas compte. Si l’on s’en tient au modèle du feedback de Dickens et Flynn (2001), on s’attendrait plutôt à ce que les enfants de parents à fort QI aient des QIs encore plus élevés, et les enfants de parents à QI bas des QIs encore plus faibles. Mais l’inverse tend à se produire. Cette critique, au final, n’apporte pas d’explication quant au fait que la régression est homogène à travers les différents niveaux de QI. Comme Jensen le disait, les groupes de QI ne dévient pas de la linéarité.

De plus, si ce commentaire sous-entendait que les QIs régressent vers la moyenne à cause des phénomènes d’erreurs de mesures aléatoires, il faut savoir que les analyses de régressions vers la moyenne sont effectuées avec la méthode des vrais scores régressés, “regressed true scores”, via la formule :

Tˆ = rXX′ (X − MX) + MX

où Tˆ est le vrai score estimé, X le score observé initial, rXX′ le coefficient de fiabilité (ou stabilité) du test, et MX étant la moyenne du groupe. De toute manière, un coefficient de fiabilité de qui s’élève à 0.95 comme l’AFQT (Winship & Korenman, 1999) signifie que l’emploi de cette méthode affectera bien peu les résultats. Voici ce qu’en avait dit (1980, pp. 276-277) Jensen :

The net effect of using such estimated true scores, besides increasing the accuracy of measurement, is to reduce the higher scores of persons belonging to low-scoring subgroups and boost the lower scores of persons belonging to high-scoring subgroups. Such an outcome may seem unfair from the standpoint of members of the lower-scoring subgroups, but it is merely the statistically inevitable effect of increasing the accuracy of measurement. When higher scores are preferred in the selection procedure, the “luck” factor resulting from unreliability statistically favors persons belonging to lower-scoring groups. The “luck” factor is minimized by using estimated true scores instead of obtained scores.

[…] If test reliability is quite high (i.e., above .90), however, the slight gains in accuracy and predictive validity from using estimated true scores may hardly repay the extra computational effort.

Encore une autre critique, de Mackenzie (1984, p. 1220) cette fois, fait valoir par exemple que les noirs et les blancs régresseraient vers la même moyenne si les corrélations parents-enfants et corrélations entre fratries étaient calculées à partir des échantillons combinés des noirs et des blancs. Mais bien sûr, cela ne nous apprend rien sur les causes des différences de régression. Car, au contraire, si les niveaux de QIs augmentent, les différences de régression s’estomperaient, selon la théorie environnementale. Si tel n’est pas le cas, la prédiction environnementale est intenable. C’était exactement ce que Jensen a cherché à savoir : si les groupes de QI à l’une ou l’autre des extrémités montrent des déviations quant à la linéarité, ou plus précisément, si les lignes convergent aux niveaux supérieurs du QI.

De même, si la régression vers la moyenne n’était qu’un artefact statistique, une régression identique concernant les composantes héritables et non-héritables du QI devrait émerger. Un moyen de vérifier cela consiste à conduire une analyse factorielle pour décomposer la composante g et non g du QI. Le NLSY79 et NLSY97 contiennent les variables adéquates pour ce faire : les sous-tests de l’ASVAB, un test très chargé en facteur g (Herrnstein & Murray, 1994, Appendix 3).

Méthode et données. Pour répliquer la présente étude en utilisant la syntaxe listée ici pour le NLSY79, et ici pour le NLSY97, l’outil statistique SPSS est nécessaire. Le NLS Investigator fournit les variables nécessaires. Ouvrir un compte gratuit étant nécessaire. Il suffit ensuite d’effectuer une recherche par mots-clés, comme ci-dessous.

NLSY97 search terms

Une fois la liste des variables en main, télécharger le fichier sous l’ordinateur, et le copier-coller dans un nouveau fichier. Ordonner ensuite SPSS d’ouvrir le fichier .SAV. Faire ensuite exécuter la page de syntaxe. Le handle file doit néanmoins ressembler à cela.

Ceci fait, il est possible d’utiliser la fonction “Copy Dataset” et de l’enregistrer pour nous éviter la peine d’aller retourner naviguer sur NLS Investigator.

Les méthodes employées pour l’analyse du NLSY97 et du NLSY79 étant parfaitement identiques, la description ci-dessous s’applique aux deux à la fois. La première étape consiste à faire exécuter la syntaxe permettant d’extraire le facteur g. L’analyse factorielle par “principal axis factoring” des sous-tests de l’ASVAB m’a permis d’extraire deux facteurs, le premier (que l’on peut interpréter comme étant le facteur g) comptabilisant pour environ 60% de la variance totale, et le second (pouvant être interprété comme un facteur non g) pour environ 10%, ou plus exactement des scores de facteurs (factor scores) sous forme de variables à utiliser/corréler. Ces chiffres tiennent aussi bien pour le NLSY79 que pour le NLSY97.

Pour tracer les lignes de régression vers la moyenne, comme Charles Murray, il m’a fallu sélectionner les familles qui avaient deux enfants. En utilisant la syntaxe appropriée, je suis parvenu à identifier les frères et soeurs, grâce à la commande CASESTOVARS. J’ai recodé mes variables de la manière suivante : BHW=1 pour les noirs, BHW=2 pour les hispaniques, BHW=3 pour les blancs, SIBLING=1 pour les frères et soeurs biologiques, SIBLING=2 pour les frères et soeurs non liés ou demi-frères et soeurs. Lorsque les variables BHW ou SIBLING se terminent par .1 ou .2, cela désigne le numéro du “sibling”, respectivement, premier identifié, et second identifié. Comme il y avait beaucoup de valeurs manquantes (i.e., cases vides), il m’a fallu effacer également les sujets dont certaines données (e.g., ASVAB, SIBLING, BHW) étaient manquantes, en utilisant la fonction “Sort Ascending” pour les identifier plus facilement.

Certaines anomalies apparaissaient. Des frères et soeurs dont l’un disait être noir ou hispanique, et l’autre disait être blanc. Ces sujets ont été effacés de mes données. D’autres anomalies comme le fait que l’un disait du second qu’il était son frère biologique tandis que ce dernier disait du premier qu’il n’était pas son frère biologique. De tels cas ambigus ont bien évidemment été exclus. Ci-dessous, un exemple d’anomalie :

ID anomaly (data editor)

Lorsque cette phase d’épuration est achevée, j’ai créé des colonnes supplémentaires pour chaque race et chaque type de SIBLING (i.e., full sibling, half and unrelated sibling), en faisant des copier coller des rangées de données, afin de pouvoir y conduire ce qu’on appelle un “overlay scatter plot”. WordPress ne permet pas aux fichiers SPSS d’être uploadés. Le mien est néanmoins disponible à la demande. Mais heureusement, WordPress permet les fichiers Excel. Le fichier NLSY97 est ici, le fichier NLSY79 ici. Si vous ne possédez pas Excel, Kingsoft Spreadsheets semble une bonne alternative.

Les résultats présentés ci-dessous comprennent uniquement les frères et soeurs biologiques. L’échantillon des frères et soeurs non biologiquement liés, ou demi frère et soeurs, est tellement faible que les interprétations seront difficiles, même si j’ai tout de même rassemblé ces données.

Résultats. Commençons par le NLSY97. Le graphique ci-dessous indique les régressions pour le facteur g. Les points verts désignent les blancs, les bleus les noirs, et les points orangés les hispaniques. L’axe x (abscisse, de gauche à droite) désigne le sibling #1. L’axe y (ordonnée, de haut en bas) désigne le sibling #2. Nous voyons parfaitement que les lignes de régressions entre noirs et blancs ne convergent pas aux niveaux élevés du QI, exprimés en écart-types, ou déviations standards (SDs en anglais) de l’échantillon total. Ces lignes s’élargissent même quelque peu.

Differential sibling regression lines in g (NLSY97)

Differential sibling regression lines in g, by IQ groups (NLSY97)

Pour obtenir les coefficients de corrélations, il suffit d’effectuer le calcul suivant :

r = SQRT(R²).

Les résultats correspondent exactement à ce que nous pouvons obtenir avec une simple matrice de corrélations. Aucune de ces corrélations ne dévient significativement de 50%. Je tiens à noter néanmoins que, concernant les valeurs du R² (r carré) pour tous les graphiques des QIs groupés, elles sont ici totalement dépourvues de sens. Seule importe la position des points sur les axes x et y. Nous pouvons constater par exemple, que lorsque le sibling #1 des noirs, hispaniques et des blancs score à environ +1SD, le sibling #2 régresse à différents niveaux en SDs selon les races. Le sibling #2 du groupe des noirs régresse à 0 SD, tandis que le sibling #2 du groupe des blancs régresse à +0.5 SD. Cette différence est pourtant marginale aux niveaux inférieurs du QI.

Ceci étant dit, les nuages de points de données concernant le premier des deux graphs sont éparpillés un peu partout. Charles Murray a employé une autre méthode. Il a créé des tranches de QI. Donc, catégories. En utilisant la syntaxe SPSS appropriée, je suis parvenu moi aussi à regrouper les QIs par tranche. J’ai donc catégorisé les siblings #1 (noirs, blancs, hispaniques) ayant un SD situé entre -3 et -2, puis -2 et -1, puis -1 et 0, et ainsi de suite. Par la suite, j’ai effectué des comparaisons de moyennes pour chaque groupe de frères et soeurs biologiques, par race. Ici, la syntaxe. J’ai entré les données sur la page de données SPSS, conduit de nouveau un “overlay scatter plot” pour obtenir le graphique ci-dessus.

Regardons ensuite le facteur non g, le second facteur extrait de mon analyse factorielle. Il est clair que le portrait est très différent, en atteste les valeurs de R². Des niveaux de coefficients inférieurs indiquent une ressemblance en termes de QI plus faible entre frères et soeurs, et conséquemment une régression vers la moyenne plus élevée. C’est ce que la théorie génétique prédit et aussi ce que nous voyons sur le graphique.

Differential sibling regression lines in non-g (NLSY97)

Differential sibling regression lines in non g, by IQ groups (NLSY97)

En tout état de cause, le QI du sibling #2 ne varie pas énormément dans la composante non héritable du QI. Logiquement puisque les corrélations entre frères et soeurs sont plus faibles. Si le portrait confirme l’idée que la régression vers la moyenne n’est pas un artefact statistique, il en est de même pour le NLSY79. Utilisant la même méthode, j’ai produit les graphiques ci-dessous pour les régressions du facteur g :

Differential sibling regression lines in g factor score (NLSY79)

Differential sibling regression lines in g, by IQ groups (NLSY79)

Comme Charles Murray (1999) l’avait indiqué dans son analyse personnelle sur la même base de donnée, les lignes ne convergent pas aux niveaux élevés du QI bien que Charles Murray lui-même n’avait pas décomposé le QI en composantes g et non g. Considérons maintenant les lignes de régression du facteur non g.

Differential sibling regression lines in non-g (NLSY79)

Differential sibling regression lines in non g, by IQ groups (NLSY79)

Encore une fois, le fait que le QI des siblings #2 varie si peu est cohérent avec les faibles corrélations dans la dimension non g du QI.

Discussion. Un détail concernant les résultats de mon étude, est l’échantillon des groupes de QI dans les extrémités inférieurs et supérieurs du QI. Le nombre des paires de frères et soeurs vont de 10 à 20 pour chaque race. Néanmoins, il reste que les groupes ne montrent pas de déviance quant à la linéarité. Les points suivent de très près les lignes de régressions.

Dans la mesure où les régressions diffèrent entre la dimension g et la dimension non g du QI suggère que ce phénomène est réel, et lié aux gènes, plus exactement aux caractères héritables non partagé, comme Rushton (2005) l’avait expliqué. Jensen, dans The g Factor (1998, pp. 468-472), a estimé que la régression vers la moyenne était cohérente avec la prédiction génétique, en mettant en avant des arguments semblables :

A number of different mental tests besides IQ were also given to the pupils in the school district described above. They included sixteen age-normed measures of scholastic achievement in language and arithmetic skills, short-term memory, and a speeded paper-and-pencil psychomotor test that mainly reflects effort or motivation in the testing situation. [50] Sibling intraclass correlations were obtained on each of the sixteen tests. IQ, being the most g loaded of all the tests, had the largest sibling correlation. All sixteen of the sibling correlations, however, fell below +.50 to varying degrees; the correlations ranged from .10 to .45., averaging .30 for whites and .28 for blacks. (For comparison, the average age-adjusted sibling correlations for height and weight in this sample were .44 and .38, respectively.) Deviations of these sibling correlations from the genetic correlation of .50 are an indication that the test score variances do reflect nongenetic factors to varying degrees. Conversely, the closer the obtained sibling correlation approaches the expected genetic correlation of .50, the larger its genetic component. These data, therefore, allow two predictions, which, if borne out, would be consistent with the default hypothesis:

1. The varying magnitudes of the sibling correlations on the sixteen diverse tests in blacks and whites should be positively correlated. In fact, the correlation between the vector of sixteen black sibling correlations and the corresponding vector of sixteen white sibling correlations was r = +.71, p = .002.

2. For both blacks and whites, there should be a positive correlation between (a) the magnitudes of the sibling correlations on the sixteen tests and (b) the magnitudes of the standardized mean W-B differences (average difference = 1.03σ) on the sixteen tests. The results show that the correlation between the standardized mean W-B differences on the sixteen tests and the siblings correlations is r = +.61, p < .013 for blacks, and r = +.80, p < .001 for whites.

Note that with regard to the second prediction, a purely environmental hypothesis of the mean W-B differences would predict a negative correlation between the magnitudes of the sibling correlations and the magnitudes of the mean W-B differences. The results in fact showing a strong positive correlation contradict this purely nongenetic hypothesis.

Pour rappel, la “default hypothesis” (Jensen, 1998, p. 448) est l’idée que les différences de QI entre les noirs et les blancs ont les mêmes causes et interprétations que les différences de QI dans les groupes raciaux, c’est-à-dire au niveau individuel. Cette hypothèse a été confirmée d’une autre manière par Rowe (1994, 1995, 1996), et Dolan (2000, 2001). Maintenant, le fait que les tests de QI, soit les tests les plus chargés en g, montraient les plus larges corrélations est exactement ce que j’ai démontré d’une autre manière dans la présente analyse.

Que les prédictions des théories environnementales soient toutes contrariées laisse songeur quant à la validité de ces théories.

23 comments on “Régression vers la moyenne et prédiction génétique

  1. yoananda says:

    Je n’ai pas encore lu l’article, je le ferais un peu plus tard, mais j’ai une question :
    est-ce que g pourrait avoir une composante contagieuse ?
    Je m’explique : si on met qqn au QI de 105 par exemple, au milieu d’une population de QI 115, est ce-que son QI augmenterait un peu ?
    Inversement, si on le met dans une population de QI 95, est-ce qu’il diminuerait ?

    J’ai lu que le QI des immigrés pouvait augmenter de 5 points dans certains cas favorables.

    On pourrait avoir 2 facteurs donc : l’évolution, et la contagion.

  2. 猛虎 says:

    En vous lisant, j’ai pensé que vous aviez raison, mais après relecture, j’ai réalisé avoir mal compris. Vous parliez d’un seul et même individu, mais dans différentes populations. Ce n’était pas à quoi je faisais allusion. Dans votre cas, il n’y aurait pas de régression vers la moyenne (d’une population). N’oubliez pas que lorsque l’on parle de régression vers la moyenne, il s’agit de la moyenne de votre population raciale, et non celle qui est votre pays d’accueil ou je ne sais quoi.

    Comme je l’ai dit dans mon article :

    “Les héréditaristes estiment que la régression se produit parce que les parents et les enfants partagent 50% de leurs gènes, ce phénomène étant le reflet des caractères héritables non transmis ou non partagés. Le degré de régression augmente lorsque le degré de parenté (kinship) diminue. Si la transmission des traits fut de 100%, la régression ne se produirait pas.”

  3. yoananda says:

    Autre question : est-ce que l’effet de la méditation sur le QI a été étudié ?
    Si j’en crois le cas de l’Inde : soit ils ne savent pas méditer, soit la méditation n’a aucun effet … mais je suis curieux quand même de savoir.
    Ca me chagrine un peu que l’évolution et donc les milliers d’années soit le seul moyen de faire bouger un peu le curseur …

  4. 猛虎 says:

    Que voulez vous dire par “ils ne savent pas méditer” ? Quoi qu’il en soit, je ne connais pas d’étude de ce genre, et il n’est pas facile d’en conduire puisque les individus qui méditent pourrait avoir un QI plus élevé pour d’autres raisons. Dans ces conditions, l’étude idéale devra nécessairement être longitudinale. C’est-à-dire que l’on étudie un échantillon de population sur une durée prolongée. Supposez que l’on sélectionne 500 individus âgés de 30 ans, et qui commencent tous, disons, des exercices et pratiques de méditations. 10 ans plus tard, ces individus sont ré-interrogés et on leur refait passer un test de QI. On vérifie si les individus qui disent pratiquer et s’exercer plus longtemps ont un QI plus élevé que les autres, et surtout, si ce QI dix ans plus tard est plus élevé que celui qu’ils avaient dix ans plus tôt. Si cela s’avère être vrai, on pourrait conclure que la méditation aurait des effets bénéfiques.

    Notez que quand je parle du QI, je me réfère à g. Car il est possible d’augmenter le QI sans augmenter g. Il suffit de conduire une analyse factorielle pour vérifier si les gains de QI sont chargés en g. Si oui, alors l’effet serait bien réel. Quant à savoir si cet avantage se transmettra à la descendance, c’est une autre question en revanche.

    Mais personnellement, je n’ai pas aucune raison de croire que cela risque de marcher, sauf si la méditation possède des vertus mystiques dont je ne serais pas au courant. La seule chose que je sais de source sûre, c’est que lorsque l’on a tenté de scanner le cerveau (par IRM je crois bien) des moines bouddhistes (tibétains semble-t-il) qui se sont portés volontaires, leurs ondes cérébrales montraient des choses intéressantes. Je ne me rappelle plus très bien, mais semblerait-il, les chercheurs ont conclu qu’ils consommaient moins d’énergie, ce qui est assez logique en soi. C’est comme je l’avais entendu dire chez le “Bouddha boy”. Souvenez-vous du billet que j’y ai consacré.

  5. 猛虎 says:

    Sur le premier lien, l’amélioration de la cohérence EEG est un résultat intéressant. Le deuxième me fait douter, comme ceci “increased gray matter, a thicker cortex”. J’avais déjà lu une autre étude (longitudinale) produisant le même résultat chez des jeunes me semble-t-il. Dommage que les énormes bourdes des derniers paragraphes rendent l’article si mal écrit. Le dernier est intéressant dans le sens où ils indiquent que cette pratique pourrait affecter positivement certaines parties du cerveau. Mais où sont les estimations des gains de QI, si tant est qu’il y en ait ?

    Pour être franc, supposons juste un moment que le scénario soit tout à fait plausible. Sur le papier, donc, il est possible de faire croître son QI par des activités saines, adéquates. Deux problèmes techniques se posent. Si pour faire croitre votre QI d’un nombre de points suffisamment conséquent pour que cela puisse avoir un impact significatif dans votre vie quotidienne, et notamment le succès économique, quel en est le prix à payer ? S’il faut devenir moine pratiquant au quotidien comme pourrait le suggérer votre premier lien, la conclusion alors c’est que dans la pratique, le QI n’est pas malléable même si théoriquement c’est faisable. La raison en est que personne n’acceptera de sacrifier la totalité de son temps libre après le travail pour la méditation, si tant est que les gains sont, une fois de plus, très significatifs. Et même si c’était pratiquement faisable, la conséquence serait que ces individus là n’en tireront probablement rien de bien. Si pour maintenir vos gains de QI à flot, la pratique intensive et continue de la méditation est nécessaire (et dans ce cas, cela suggérerait une absence des charges en g), cela veut nécessairement dire que vous serez moins concentré au travail, et par conséquent moins productif. La conséquence serait que vos gains de QI sont dénués de valeur prédictive, autrement dit, que ces gains de QI ne vous aideront pas dans la dimension purement économique de votre vie quotidienne. Vous n’aurez pas plus de succès qu’avant, vous ne serez pas plus riche. Ce serait même probablement le contraire.

    Le problème avec les articles que vous proposez, c’est qu’il n’y a aucune estimation des gains de QI et du temps qu’il faut y consacrer pour en arriver là. Car si les conditions pour obtenir des gains très significatifs sont concrètement irréalisables pour la plupart des gens, qui visiblement ont certainement autre chose à faire de leur vie, alors c’est une issue bloquée.

    Une autre problématique, commune à toutes les études examinant les gains de QI par X ou Y activités, c’est le caractère transmissible des gains. S’ils ne transmettent pas à la descendance, on peut se poser des questions. Tout ça pour dire que, c’est plus compliqué qu’on veut bien nous le faire croire. Il y a plus de doutes que de certitudes qui entourent ce sujet.

  6. yoananda says:

    Je peux vous dire ceci concernant la méditation : pour en ressentie les bienfaits je pense que 30 min maximum suffisent par jour. Je ne sais pas si ca impacte le qi. J’ai lu qu’un gain de 23% était possible (il me semble que c’etait dans les liens proposés). Par contre la difficulté c’est de parvenir a vraiment méditer. Ça peut demander de s’ isoler comme un moine. Mais pour ceux qui y parviennent je vous assure que les gains sont tout a fait applicables dans la vie, y compris pour un gain économique.

  7. 猛虎 says:

    Il me semble que vous vous faites beaucoup d’illusions. Ce n’est pas parce que vous dites que c’est bénéfique que cela validera cette affirmation. Une anecdote n’est pas une donnée. Aussi, par “ressentir un bienfait”, notez et surtout gardez à l’esprit l’effet placebo. Le gain économique ne doit pas être ressenti mais vu, perçu, pour de vrai. Plus exactement, être “mesuré” directement. Et aussi en déterminer le facteur causal. Car s’il existe un gain économique, en quoi est-il dû ? A un prétendu gain de QI ? Ou simplement des facteurs de stress qui ont diminué et amélioré la productivité ? Ce dernier cas néanmoins ne va pas modérer l’importance du QI dans la réussite en générale.

    Enfin, la mécanique n’est toujours pas expliquée. Pourquoi la méditation améliorerait la vitesse de traitement de l’information quand l’éducation n’y parvient pas ? Ça, c’est un mystère. Car l’objet de l’entrainement cognitif, c’est justement d’améliorer le traitement informatif, la capacité à transformer, manipuler une information donnée. Or ce n’est absolument pas le but recherché par la méditation.

    • yoananda says:

      Non. Je n’affirme rien. Je vous explique simplement que vous méconnaissez la méditation et qu’il faut séparer les efforts pour apprendre a méditer de la méditation elle même. C’est tout ce que je dis. Quand vous imaginez qu’il faudrait être moine ou concentré a longueur de journée pour méditer ce qui éliminerait tout gain économique potentiel, je vous dis : que neni, la méditation ce n’est pas ça. Mais je ne dis pas que la médiation améliore le QI. Je vous ai soumis des articles pour avoir votre avis sur le sujet, car cette piste n’a pas été abordée. C’est tout.
      Et visiblement, si vous avez certaines notions concernant la méditation, vous avez aussi des lacunes sur le sujet. Je donnais juste un exemple pour expliquer pourquoi associer “méditation et pratique intensive plusieurs heures par jour” est une idée fausse.

      Je le redis pour enlever la confusion, méditation et apprentissage de la méditation sont 2 choses différentes. En même après … certaines personnes trouvent plaisir a méditer a longueur de journée et se moque de leur statut économique.

      Quand au reste, ce que je voulais savoir c’était si ces articles étaient valable. Apparemment, comme les autres, ils ne valent rien. J’ai de plus en plus l’impression que les articles sur le QI sont tous très mal écrit par les journalistes, au point de leur faire dire le contraire de ce qu’ils sont censé dire.

      J’ai bien conscience de la méthodologie rigoureuse nécessaire pour isoler toutes les variables permettant d’observer ou non un gain de g.

      C’est la première fois que je vous vois parler de QI latent !

      Donc apparemment, jusque la, il n’y aurait que la sélection darwinienne séculaire pour faire monter le QI. Rien ne peut bouger au niveau d’une vie humaine ou d’un individu. Si j’ai bien compris. (Dans l’état de nos connaissances actuelles)

  8. 猛虎 says:

    Bon, je viens de relire un peu. Il s’agit du lien numéro 2. Il est clair que c’est du vent. Comme toutes les études démontrant des gains “dramatiques” de QI en deux minutes à tout casser. Les miracles n’existent pas, et celui-ci ne fait pas exception. Lisez ceci :

    A follow-up study one year later found lasting effects: the participants showed major increases in creativity, concentration and and self-awareness.How can meditation improve your IQ? Deep meditation slows the activity of the brain. At the slower brainwave frequencies (alpha, theta and delta), the brain has increased learning capacity and plasticity (ability to reorganize itself). By practicing focused attention meditation (focus of the attention on a single object, sound or thought), the meditator strengthens control over the workings of the brain. As the ability to focus attention is enhanced, the ability to learn increases because of attention to what is being learned (as opposed to the daydreaming, partially-present state we are often in).

    Non seulement, la méditation, si l’on en croit le rapport, a simplement amélioré l’attention et la concentration du sujet en lui évitant d’avoir l’esprit dispersé durant l’administration du test de QI, mais en plus, l’auteur pense que c’est ce facteur qui est derrière la hausse du QI. Je me demande s’il a utilisé une analyse factorielle pour déterminer la nature des gains de QI. Car le passage que je cite indique justement que ces fluctuations de gains de QI sont probablement des phénomènes d’erreurs de mesures aléatoires. On dirait que le chercheur en question ne le savait pas. C’est ennuyeux parce que son raisonnement est le suivant : la méditation améliore l’attention, qui diminue le stress qui est lui même source d’erreur aléatoire de mesure. Le problème, encore une fois, c’est qu’il est peu probable que cela ait quelque chose à voir avec g. Accroître le niveau du QI observé n’est pas la même chose qu’accroître votre QI latent. Ce que son étude tendrait à démontrer, c’est simplement que lorsque vous êtes plus concentré, votre score sera maximisé, en fonction de vos capacités latentes initiales. Autrement dit, si votre QI latent est de 80, vous n’obtiendrez pas un score (observé) au-delà de ce qui peut être prédit par vos capacités latentes.

    Le plus grave problème avec ce qu’il raconte, c’est que lorsqu’il considère les gains de QI comme étant le résultat des bénéfices de la méditation comme évacuateur de stress, il est en train de dire, indirectement, que les gens, en général, lorsqu’ils passent des tests de QI, sont tous stressés. Cela n’a aucun sens.

    La méditation a certainement des avantages, et j’en sais bien plus sur ce sujet que la plupart des gens vivant sur cette planète, à n’en pas douter. Mais ces avantages ne sont probablement pas ceux dont l’auteur est en train d’impliquer.

  9. 猛虎 says:

    Le QI latent, c’est juste un terme employé par Wicherts, Dolan et consort pour parler du caractère invariable du facteur g. Pour simplifier, l’effet du stress et tout autre phénomène extérieur n’a d’effet que sur votre score observé, mais pas sur votre vrai score, g. Lorsque les scores de QI varient d’essais en essais, ce n’est pas nécessairement le facteur g qui change. C’est en vérité rarement le cas puisque celui ci est hautement héritable. Ce qui change, ce sont les capacités non liées à g. Les capacités spécifiques.

    Sur les articles dont vous parlez, je dis simplement que le 1er n’est pas probant car les gains ne sont pas estimés, et la question d’un lien avec g non plus également. Quant aux deuxième article, le problème est d’abord théorique, et ensuite technique, du fait que nous ne savons rien sur la nature des gains de QI. Se sont-ils produits sur les composantes, et /ou sous-tests ayant une composante héritable plus élevée ? Moins élevée ? Par exemple, concernant l’étude sur la musique, j’ai réussi à obtenir les données de l’auteur en question. J’ai appliqué la méthodes des vecteurs corrélées de Jensen, et les deux groupes (experimental et control) montrent des gains de QI négativement corrélés aux charges en g. Bien sûr, il est possible que ce soit juste le reflet des phénomènes de test-retest. J’ai donc comparé les corrélations entre groupe de control et celui expérimental. Il s’avère que les gains de QI plus fort dans ce dernier groupe sont plus fortement négativement corrélés aux charges en g, ce qui m’incite à croire que ces gains sont “vides” en g. Je n’ai pas fini mon analyse, mais je ne suis pas très confiant sur la malléabilité de g.

    Sur la méditation, enfin, je disais que j’en connaissais un rayon. Ce n’est pas une blague, quoi que vous en pensez. Les européens se méprennent sur l’objectif de la méditation “orientale”. A l’origine, ce n’était pas fait pour se “détendre”. Mais même parmi les asiatiques, je soupçonne que beaucoup se trompent également, mais dans une moindre mesure. Affirmer vouloir méditer, c’est une chose, mais quand ce même européen affirme pratiquer la méditation à l’orientale, j’ai beaucoup de réserves quant à sa compréhension et son interprétation de celle-ci. Quoi qu’il en soit, mon argument fut que, si vous espériez que ces petites pratiques sont largement suffisantes pour améliorer le QI ou le statut social, c’est loin d’être assuré. Examiner des moines pratiquants comme exemple des bienfaits de la méditation est une idée aussi idiote que sournoise. La raison est que la méditation telle que pratiquée et vue par les bouddhistes n’est pas celle qui est vue et pratiquée par les européens. En disant cela, et en prenant ce genre d’exemples, on nous fait croire qu’une méditation légère produirait des gains équivalents à une méditation intensive. Même si ce n’est pas dit explicitement, c’est l’effet qu’il produira néanmoins. Il faudrait se concentrer dans ces conditions sur des cas plus “communs” comme votre lien n°2. Mais surtout, il faudrait que les chercheurs aient conscience du rôle du facteur g. Le chemin est encore long avant que les études soient mieux réalisées à mon avis. Si votre point de vue sur ce qu’est le QI est déformé, votre façon d’administrer les tests de QI aussi. En bref, l’argent requis pour mener ces études est gaspillé puisque les résultats jugés probants par les chefs de projets ne sont pas concluants en réalité, à cause d’un énorme manque de connaissance en la matière.

    • yoananda says:

      Il existe en effet plusieurs définitions à la méditation, et au sein d’une même définition, plusieurs pratiques. Dans un des articles, il est fait référence a la technique de Maharishi, qui consiste à répéter des mantras. A ma connaissance, c’est une des rares études qui ai été menée. On ne parle donc pas de moines isolés qui s’entraînent à longueur de temps.
      Les moines ne sont pas une référence pour moi en la matière, mais il est vrai qu’ils sont bien ancré dans l’imaginaire.

      Je comprends que vous vous referiez à ce que vous connaissez, mais, dans le cas présent, ça fausse votre raisonnement.

      A ma connaissance, orient ou occident, la méditation n’a jamais visé a de “se détendre un peu a la fin d’une longue journée de boulot”, mais a atteindre l’éveil spirituel, la libération, la réalisation (cela porte plusieurs noms). La dessus, tout le monde semble être d’accord. Que ce soit les yogis, les moines Zen, les pratiquant de vipasanna, ou d’autres encore …

      Que vous jugiez les occidentaux incompétent en la matière, soit, mais il n’empêche, je le redis, qu’avoir une vision partiale déforme votre raisonnement, en partant sur de mauvaises prémices, car les études cités ne font pas références a des moines ascétiques …

      Si pour vous ce n’est pas la méditation, appelez le autrement … mais ce n’est pas le sujet.

    • 猛虎 says:

      Ce que je dis, c’est qu’il y a un gouffre énorme entre méditer pour souffler un moment, et méditer pour garder son esprit dans un état méditatif, à savoir un esprit détaché de ce monde matériel. Or ce dernier ne nécessite pas, et je ne l’ai jamais affirmé, s’isoler physiquement du monde, même si cela y aide visiblement. S’isoler mentalement suffit. Ces deux types de méditations diffèrent. Si la deuxième, inaccessible au commun des mortels est la condition nécessaire, disais-je, alors c’est sans issue. S’il s’agit de la première, il faut reconnaître que les papiers que j’en ai lu ne me donnent pour l’instant par entière satisfaction de ses bénéfices pour le QI.

      “La dessus, tout le monde semble être d’accord.”

      Effectivement. Mais il y a un monde entre ce à quoi elle était destinée et comment les gens en général pratiquent. C’est de la pratique dont je parle. Beaucoup pratiquent pour justement tenter de s’échapper un moment de ce monde matériel (et matérialisme inclus) mais comme les bouddhistes le rappellent sans cesse et comme on peut en trouver dans de bons livres taoistes ou bouddhistes (je peux conseiller “Walpola Rahula, L’enseignement du bouddha d’après les textes les plus anciens”, il ne coute pas si cher. 5 euros.), entrer dans un “état méditatif” c’est très aisé. Mais ce qui est difficile, voire quasi impossible pour la quasi-totalité des gens sur la planète, c’est de maintenir, et constamment, cet esprit méditatif.

      Bah tiens. Il est même dispo sur Scribd, à ce que je viens de voir.
      http://fr.scribd.com/doc/12728563/Walpola-Rahula-LEnseignement-Du-Bouddha-dApres-Les-Textes-Les-Plus-Anciens

  10. yoananda says:

    J’avoue ne pas avoir lu le détail des études méditation/QI mais je suis quasi sûr que c’est de la première forme dont il s’agit. En effet, je suis d’accord pour dire que ce n’est pas vraiment de la “vraie” médiation, mais je souhaitais surtout parler de l’évolution, et non pas définition de termes😉

    J’aurais pensé que si le lien médiation / matière grise était avéré, alors on avait quelque chose d’assez probant pour le QI, puisque, si j’ai bien suivi, le QI (et donc g) serait lié à la matière grise, non ? A moins que je me trompe la dessus.

    A titre personnel, je soupçonne que certains types spécifique de méditations puissent agir sur le QI. A savoir, les méditations qui activent le 6me chakra (centre de l’intelligence). Mais la, on est dans le yoga, et je ne souhaite pas polluer le débat avec des “détails”.

    Mais puisqu’on en parle, en aparté :

    oui, tout à fait d’accord avec vous sur la difficulté de maintenir l’état méditatif (plus de quelques secondes) pour la grande majorité des gens. C’est d’ailleurs la première chose qu’on enseigne, généralement, a ceux qui veulent découvrir la méditation. On leur demande de se “faire le vide”, et la … il est quasi certain que ça ne dépasse pas 2 ou 3 respirations ! lol

    J’aime bien les approches bouddhistes, et, pour le peu que j’en connais Taoïstes, car dépouillées au maximum, allant a l’essentiel. On évite toute la rituélique un peu lourde, qu’on retrouve beaucoup dans le yoga notamment.

    La méditation vipassana, qui serait, soit disant, la médiation authentique du Bouddha (selon certaines écoles bien sûr) a ma préférence.

    • yoananda says:

      correctif : je souhaitais parler non pas de “l’évolution” mais du lien QI/pratique méditative et non pas de la définition exacte de la méditation.

  11. 猛虎 says:

    “J’aurais pensé que si le lien médiation / matière grise était avéré, alors on avait quelque chose d’assez probant pour le QI, puisque, si j’ai bien suivi, le QI (et donc g) serait lié à la matière grise, non ? A moins que je me trompe la dessus.”

    C’est bien possible, pour les mêmes raisons que vous dites. La méthode la plus sûre pour le déterminer serait de conduire une analyse factorielle néanmoins. Si vous connaissez des études, faites les parvenir, je verrais si je peux contacter les auteurs pour qu’ils m’envoient leurs données. J’en ai déjà rassemblé quelques unes (2 seulement), mais sans avoir contacté les auteurs. J’aimerais d’abord finir ma note de lecture + ma revue. Ensuite, j’y penserais. Ça ne devrait plus être long, désormais.

    “A titre personnel, je soupçonne que certains types spécifique de méditations puissent agir sur le QI. A savoir, les méditations qui activent le 6me chakra (centre de l’intelligence).”

    C’est tout le problème. Si c’est le genre de méditation qui agit sur le QI (g), alors il reste à savoir pourquoi la méditation produit ces effets alors que l’éducation visiblement, ne marche pas. En déterminer les mécanismes me semble réellement difficile. Pour le reste de votre commentaire, je suis d’accord.

  12. yoananda says:

    http://www.newscientist.com/data/doc/article/dn19554/instant_expert_13_-_intelligence.pdf
    Linda GottFredson sur le “cognitive enhancement” (elle dit que la nourriture n’aide pas) mais elle dit ceci :
    Perhaps the most universally accessible brain toner is one of the most ancient
    – meditation. Growing evidence suggests that training in mindfulness meditation improves not
    just psychological well-being but also produces measurable improvements in a range of cognitive areas, including attention and memory, probably by reducing susceptibility to stress and distraction

    http://books.google.fr/books?id=YnLCSZH_LYYC&pg=PA224&lpg=PA224&dq=factor+analysis+intelligence+meditation&source=bl&ots=cq5f3eoANZ&sig=kG7BoPKnc83bMhKqbJT3DGIXxQA&hl=fr&sa=X&ei=xtV6UZj7HoW0PKONgNgE&ved=0CF8Q6AEwBA#v=onepage&q=factor%20analysis%20intelligence%20meditation&f=false
    peut-être le plus intéressant, il y a plein de références scientifiques sur l’effet de la méditation sur l’intelligence. Je ne peux pas aller plus loin, mais je pense que c’est le plus intéressant pour vous.
    Je n’ai pas pu copier coller, si vous avez un soucis, dites le moi.

    Pour le mécanisme d’action, la, je pense que c’est au delà de la science actuelle. Mais de part mon expérience personnelle dans le domaine, il est évident que la méditation n’a pas du tout le même effet que l’éducation. Ça travaille beaucoup plus en “profondeur”. Mais c’est très subjectif.
    Si on établit que certaines formes de méditation agissent sur le QI, c’est déjà un premier pas important je pense.

  13. yoananda says:

    http://journals2.scholarsportal.info/details.xqy?uri=/00219762/v32i0004/809_eomopav.xml
    (pas sûr que ca concerne le QI, mais ca concerne les effets de la méditation Zen sur la personnalité)

  14. 猛虎 says:

    J’ai visualisé rapidement. Je dois d’abord finir un article, puis j’étudierais ça plus en profondeur. A propos, j’ai les résultats de mon analyse de l’étude sur la musique/QI. Si vous souhaitez les voir, à tout hasard, envoyez moi un mail.

    • yoananda says:

      Mais vous m’aviez dit que la musique n’améliorait pas le QI, non ? donc affaire classée pour moi. Il y a du nouveau ?

  15. 猛虎 says:

    Je dis simplement que si vous êtes intéressé à voir les résultats par vous-même, vous savez où me contacter.

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