Race, évolution et comportement – Philippe Rushton

Version abrégée disponible sur charlesdarwinresearch.

La race va bien au-delà de la couleur de la peau

Les Blancs ne savent pas sauter. Les Asiatiques non plus. Mais, à en croire le nouvel ouvrage de Jon Entine, Taboo : Why Black Athletes Dominate Sports and Why We Are Afraid to Talk About It (« Un tabou : pourquoi les athlètes noirs dominent le sport et pourquoi nous avons peur d’en parler ») les Noirs — et les Noires — savent faire, c’est une certitude. La raison que l’on donne en général pour expliquer les succès athlétiques des Noirs est qu’ils ont peu de chances de réussir ailleurs. Mais le nouvel ouvrage d’Entine montre que, dans le sport, les Noirs ont un avantage génétique.

Les données physiques qu’Entine passe en revue sont bien connues. Par rapport aux Blancs, les Noirs ont des hanches plus étroites qui leur donnent une foulée plus efficace. Ils ont le tronc plus court, ce qui leur donne un centre de gravité plus bas et un meilleur équilibre. Ils ont les épaules plus larges, moins de tissu adipeux, et plus de muscle. Leurs muscles comportent davantage de fibres à contraction rapide développant de la puissance. Les taux de testostérone, l’hormone sexuelle masculine, sont de 3 à 19 % plus élevés chez les Noirs que chez les Blancs ou les est-Asiatiques. La testostérone entraîne une production d’énergie plus explosive.
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En moyenne, les Orientaux ont une maturation plus lente, ils sont moins fertiles et moins sexuellement actifs, ils ont un plus gros cerveau et un QI plus élevé. Les Noirs sont à l’opposé dans chacun de ces domaines. Les Blancs se situent entre les deux, souvent proches des Orientaux. Les données montrent que cela est dû à la fois aux gènes et à l’environnement. J’ai proposé une théorie évolutionniste pour expliquer cette division en trois groupes.
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Pourquoi ? Parce que l’Afrique, l’Europe et l’Asie avaient des climats et des géographies très différents, qui exigeaient des talents, une utilisation des ressources et des modes de vie différents. Les Noirs ont évolué dans un climat tropical très différent du climat plus froid de l’Europe où ont évolué les Blancs, et la différence était encore plus grande avec le climat des régions arctiques très froides où ont évolué les Orientaux.

L’intelligence majorant les chances de survie au cours des rudes hivers, les groupes qui ont quitté l’Afrique ont dû évoluer vers une plus grande intelligence et une plus grande stabilité familiale. Cela passait par un cerveau plus volumineux, une croissance plus lente, moins de puissance sexuelle, moins d’agressivité et moins d’impulsivité. Les capacités de prévision, le contrôle de soi, le respect des règles et la longévité, tous ces paramètres se sont accrus chez les non-Africains.

Maturation, criminalité, et rôle des parents

Ce sont les enfants noirs qui passent le moins de temps dans l’utérus maternel. En Amérique, 51 % des enfants noirs naissent à 39 semaines, contre 33 % seulement des enfants blancs. En Europe, les bébés noirs, même ceux dont la mère exerce une activité professionnelle, naissent plus tôt que les blancs. Mais ils ne sont pas prématurés. Ils naissent plus tôt, mais ils sont biologiquement plus mûrs. La durée de la grossesse est fonction des gènes.
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À l’inverse, les enfants orientaux, ont une maturation plus lente que les enfants blancs. Il est fréquent qu’ils ne marchent pas avant l’âge de 13 mois. L’âge de la marche est de 12 mois pour les Blancs et de 11 mois pour les Noirs.
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Les Noirs atteignent la maturité sexuelle plus tôt que les Blancs, et ces derniers sont plus précoces que les Orientaux. Cela est vrai pour des paramètres comme l’âge des premières règles ou celui du premier rapport sexuel ou de la première grossesse.
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La maturation sexuelle chez les garçons est elle aussi différente selon la race. À l’âge de 11 ans, 60 % des jeunes Noirs ont atteint le stade de la puberté caractérisé par le développement rapide du pénis. Deux pour cent d’entre eux ont déjà eu des rapports sexuels. Les jeunes Blancs n’atteignent ce stade qu’environ un an et demi plus tard. Les Orientaux sont plus tardifs d’un ou deux ans que les Blancs, aussi bien pour ce qui est du développement sexuel que pour l’apparition de l’intérêt sexuel.
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Selon les annuaires Interpol de 1993 à 1996, la fréquence des crimes violents pour 100 000 habitants était de 35 pour les Asiatiques, 42 pour les Européens et 149 pour les Africains.
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Il est peut-être surprenant d’apprendre que les Noirs ont une estime de soi plus importante que les Blancs ou les Orientaux. C’est vrai même lorsqu’ils sont plus pauvres et moins instruits. Dans une grande étude sur des jeunes de 11 à 16 ans, les Noirs se sont notés comme plus attirants que ne le faisaient les Blancs. Les Noirs se sont également donné de meilleures appréciations en lecture, en science et en études sociales, mais pas en mathématiques. Et ils le disaient bien qu’ils sachent que leur réussite scolaire réelle était inférieure à celle des Blancs.
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En 1965, le rapport Moynihan a mis en évidence la plus grande fréquence des ruptures conjugales, des mères de famille isolées, et des naissances hors mariage chez les Noirs. Depuis lors, les chiffres ont triplé ! Environ 75 % des naissances chez les adolescentes noires surviennent hors mariage, contre 25 % parmi les adolescentes blanches.

Les mères célibataires ne sont pas un phénomène limité aux États-Unis. Il n’est pas la conséquence de l’esclavage ou de la dégradation des centres-villes. Le fait s’observe dans de vastes régions d’Afrique noire.
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Les différences de mortalité se poursuivent à l’âge adulte. Dans une étude conduite au sein de la marine américaine, les Noirs avaient des taux de mortalité plus élevés par accident ou mort violente de toutes causes. Une autre étude a révélé que le taux de mortalité par accidents d’auto est plus élevé chez les Noirs.
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Mais le tableau s’inverse pour les suicides : ce sont les pays est-asiatiques qui ont les taux les plus élevés, environ 15 suicides pour 100 000 habitants. Le taux en Europe est de l’ordre de 12 pour 100 000, alors que les pays africains et antillais ont les taux les plus faibles, environ 4 pour 100 000.

Sexe, hormones, et sida

Les races diffèrent également par les taux de testostérone, qui interviennent dans l’explication des comportements masculins. Dans une étude sur des étudiants, les taux de testostérone étaient de 10 à 20 % plus élevés chez les Noirs que chez les Blancs.
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La testostérone agit comme un « interrupteur général ». Elle influe sur des choses comme la notion de soi, l’agressivité, l’altruisme, la criminalité, et la sexualité, non seulement chez les hommes mais également chez les femmes. La testostérone contrôle aussi des éléments comme la masse musculaire et la mue de la voix à la puberté.
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Les Noirs sont sexuellement actifs plus tôt que les Blancs, et ceux-ci plus tôt que les Orientaux. […] Une étude conduite à Los Angeles a montré que l’âge du premier rapport sexuel chez les lycéens était de 16,4 ans pour les Orientaux, 14,4 ans pour les Noirs, et intermédiaire pour les Blancs. […] Une étude canadienne a trouvé que les Orientaux sont plus réfrénés, même dans leurs fantasmes et pour la masturbation. Les Orientaux nés au Canada étaient exactement aussi réfrénés que des immigrants asiatiques récents.
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Une enquête de 1951 a demandé aux gens combien de fois ils faisaient l’amour. Les Océaniens et les Amérindiens ont répondu de 1 à 4 fois par semaine, les Blancs des États-Unis de 2 à 4 fois, et les Africains de 3 à 10 fois.
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Les anthropologues européens du 19ème siècle ont comparé la position des organes génitaux féminins (situés plus en hauteur chez les Orientales, plus bas chez les Noires, en position intermédiaire chez les Blanches) et l’angle de l’érection masculine (parallèle au corps pour les Orientaux, à angle droit chez les Noirs). Ils ont également noté que les Orientaux étaient ceux dont les caractères sexuels étaient le moins marqués (musculature, fesses, seins) et les Noirs ceux chez qui ils l’étaient le plus. D’autres anthropologues ont également noté que les métis ont tendance à se situer entre leurs deux races d’origine.
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On a également mesuré des différences entre les tailles des testicules (9 grammes pour les Asiatiques, 21 g pour les Européens).

Intelligence et taille du cerveau

Ensuite, on retrouve exactement les mêmes différences raciales avec les tests conçus pour être « indépendants de la culture » qu’avec les tests classiques. En fait, les Noirs obtiennent aux tests classiques des résultats légèrement plus élevés qu’aux tests « indépendants de la culture ». C’est l’opposé de ce que prévoit la théorie culturelle d’explication des différences. Les Noirs ont de meilleurs résultats aux tests verbaux qu’aux tests non verbaux, et ils sont meilleurs aux tests de connaissances scolaires qu’aux tests de capacité de raisonnement.
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Les différences entre Noirs et Blancs sont maximales aux tests de raisonnement et de logique. Les Noirs obtiennent leurs meilleurs résultats aux tests de mémoire simple.
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Le temps de réaction est sans doute le plus simple de tous les tests mentaux indépendants de la culture. Dans le test « trouvez l’intrus », des enfants de 9 à 12 ans regardent une série de lumières. Ils doivent voir laquelle s’allume et appuyer sur le bouton le plus proche de cette lumière. Le test est tellement facile que tous les enfants y parviennent en moins d’une seconde. Même là, les enfants à QI élevé sont plus rapides que ceux à QI plus bas. Dans le monde entier, les enfants orientaux sont plus rapides que les enfants blancs, qui sont plus rapides que les enfants noirs.

Les gènes, l’environnement, ou les deux ?

Les jumeaux identiques partagent 100 % de leurs gènes, alors que les faux jumeaux n’en ont que 50 % en commun. Les frères et soeurs ordinaires partagent eux aussi 50 % de leurs gènes, alors que les enfants adoptés n’ont aucun gène en commun avec leur fratrie.
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Malgré le fait qu’ils vivaient séparément, les jumeaux du Minnesota Project partageaient beaucoup de goûts et de dégoûts. Ils avaient souvent les mêmes passe-temps, aimaient la même musique, les mêmes aliments, le même style de vêtements. Il y avait beaucoup de similitudes quant à la date de leur mariage (et parfois de leur divorce) et quant à leurs activités professionnelles. Ils donnaient même des noms similaires à leurs enfants et à leurs animaux familiers.
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Une étude australienne portant sur 4000 paires de jumeaux a trouvé qu’il existe une influence génétique sur des opinions politiques bien précises comme celles concernant la peine de mort, l’avortement ou l’immigration. Il s’avère aussi que la tendance au crime est elle aussi héritable. Parmi les jumeaux identiques, lorsque l’un des deux a commis des crimes, l’autre a environ 50 % de chances d’en avoir commis lui aussi. Ce n’est le cas que pour 25 % des jumeaux non identiques.
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Une étude danoise (parue dans Science en 1984) a examiné 14 427 enfants séparés de leurs parents dans leur petite enfance. Les garçons avaient plus de chances de devenir criminels si leurs parents naturels l’avaient été que si leurs parents adoptifs l’étaient.

Out of africa

L’Afrique est plus chaude que les continents du nord, mais c’est un habitat moins stable. Les sécheresses, les tempêtes, et les maladies virales, bactériennes et parasitaires provoquent une mortalité élevée, même aujourd’hui. Sans la médecine moderne, assurer la survie en Afrique signifie avoir beaucoup d’enfants (stratégie r). Dans les environnements plus stables d’Europe et d’Asie, la survie est assurée en ayant moins d’enfants mais en s’occupant très bien d’eux (stratégie K).

L’environnement rencontré en Eurasie a provoqué des différences physiques entre les races. Du fait du climat nuageux d’Europe du nord, il y avait moins de soleil. Cela entraînait une baisse des apports de vitamine D, et une peau et des cheveux clairs étaient nécessaires pour laisser pénétrer davantage de lumière solaire. Ainsi, les Européens nés avec une peau et des cheveux clairs se portaient mieux. Ils avaient plus de chances d’avoir des enfants qui survivraient et pourraient se reproduire.

L’Asie de l’est était encore plus froide que l’Europe du nord, mais avec moins de nuages et plus de soleil. Dans ce cas, c’est une épaisse couche de graisse qui est apparue pour contribuer à l’isolation contre le froid. C’est ce qui donne à beaucoup d’Orientaux leur teint « jaune », parce que cette graisse sous-cutanée réduit la visibilité des vaisseaux sanguins rouges proches de la peau. À l’inverse, en Afrique, la mélanine donne à la peau sa couleur noire qui assure une protection contre les rayons nocifs du soleil.
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Fabriquer des outils spécialisés, du feu, des vêtements et des abris demandait une plus grande intelligence. Le fait de « sortir d’Afrique » a imposé de passer à une stratégie K de l’histoire de vie. Cela impliquait un QI plus élevé, un plus gros cerveau, une croissance plus lente et des taux d’hormones plus bas. Cela impliquait aussi des niveaux moindres d’activité sexuelle, d’agressivité, et de comportements impulsifs. Il fallait davantage de stabilité familiale, de prévision, d’auto-contrôle, de respect des règles, et de longévité.

4 comments on “Race, évolution et comportement – Philippe Rushton

  1. FeujJacob says:

    Cette article est incomplète et présente quelques erreurs…
    Tout d’abord ça a été prouvé scientifiquement et unanimement que la taille du cerveau des noirs est plus petite que celle des blancs et des asiatiques, d’ailleurs vous l’avez vous même marqué sur ce site:
    https://analyseeconomique.files.wordpress.com/2012/01/brain-size-cranial-morphology-climate-and-time-machines.pdf

    De plus dans le domaine sportif, les noirs sont très présents dans l’athlétisme (tout ce qui concerne la force des jambes, dû à leur centre de gravité entre autre), mais les blancs et les asiatiques sont meilleurs dans tous les autres domaines sportifs tels, que les sports polyvalents comme la natation, ou les sports de combat qui demandent plus d’agilité, de souplesse et de techniques.

  2. 猛虎 says:

    Je crains que vous ne soyez un mauvais, très mauvais lecteur puisque Rushton n’a jamais prétendu l’inverse. Le lien était extrait d’un article de Rushton sur le Qi et les différences de taille du cerveau, par ailleurs. C’est donc une remarque totalement inutile.

    Concernant votre 2ème paragraphe, lisez ceci page 142, ainsi que cet article. C’est l’essentiel à savoir, d’une. Et de deux, Rushton n’a pas affirmé que les noirs étaient supérieurs dans tous les domaines sportifs. Si tel était le cas, ce serait à vous de le prouver. Avec des données. Pas des affirmations toutes faites.

  3. Rover says:

    Intéressant, j’avais déjà lu ça quelque part mais quelque chose me titille, et qu’en est-il pour les asiatiques du sud-est et les indous?

  4. 猛虎 says:

    Vous devriez être plus explicite, car je vois pas nécessairement à quoi vous faites allusion. Si ma mémoire est bonne, dans la plupart des cas, ils font l’agrégation des ethnicités. Par exemple, les indiens et les asiatiques du sud sont rangés simplement dans la catégorie mongoloid. On peut penser que cela peut négliger certaines variances inter-ethniques, mais l’idée n’est pas nécessairement injustifiée si les tailles d’échantillons sont très inégales ou faibles pour les catégories sus-mentionnées. De toute façon, il est toujours possible de conduire des tests simples sur la variabilité intra- versus inter-groupes pour déterminer si l’agrégation est justifiable ou pas.

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