Corrélation entre beauté et salaire

Des études surprenantes tendent à prouver que les employeurs accordent un salaire plus élevé aux salariés physiquement attrayants (voir stlouisfed et slate).
L’enquête de Daniel Hamermesh et Jeff Biddle consiste à rassembler les résultats d’auto-évaluation des salariés sur leur apparence physique. Ceux qui se notent plus attrayants gagnent plus que ceux qui se notent peu attrayants. Si la beauté récompense, la laideur pénalise. Mais pas de façon homogène. La laideur (below average looking) diminue le salaire horaire de 9% alors que la beauté (above average looking) augmente le salaire horaire de 5%, même après contrôle des variables comme l’éducation et l’expérience. En outre, les femmes souffriraient plus d’être grosse que d’être laide, puisque la pénalité est une diminution de 17% du salaire par rapport aux femmes à l’Indice de Masse Corporelle recommandée; néanmoins, l’échantillon révèle que la laideur n’affecte que le salaire des femmes blanches, mais pas le salaire des femmes noires et hispaniques (il n’y avait pas de femmes asiatiques dans l’échantillon étudiée de Susan Averett et Sanders Korenman ou de John Cawley). Et s’il existe une prime à la beauté, il existe aussi une prime à la hauteur. D’autres groupes d’économistes ont mené une étude dont le résultat estime que chaque pouce de hauteur supplémentaire accompagne 1,8% d’augmentation de salaire. Cette étude prenait en compte les variables comme le niveau d’éducation et l’emploi des parents, ainsi que le nombre de frères et sœurs.
Si l’on y regarde de plus près, on peut être surpris de trouver que les hommes moches gagnent 10% moins que les autres hommes, alors que les femmes laides gagnent 5% moins que les autres femmes. Pourquoi la pénalité est-elle plus forte pour les hommes ? Steven E. Landsburg pense que l’explication serait que les femmes les plus laides se retirent du marché du travail. Les femmes mariées les plus laides seraient 8% moins susceptibles de chercher un emploi que les femmes mariées en général.

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The Experience of Free Banking, by Kevin Dowd

“The Experience of Free Banking” is available on this PDF.

Opponents of the fractional reserve free banking usually wonder why free banking systems no long exist today. A widely spread belief is that central banks have been established because free banking has failed to work. Central bank is not the unavoidable result of the natural evolution of the banking system but the outcome of political arrangements, given the government’s need to finance their ever increasing expenses. For example, the main reason for Colombian government to establish a central bank was to ensure the access to American loans (p. 99). Also, the French episode of Free Banking ended precisely because the authorities judged that the banks were not enough inflationist (pp. 130-131). Canada, Scotland, Ireland and other countries ended free banking because of political arrangements.

Chapter 3: Free banking in Australia – Kevin Dowd

The Early History of Money and Banking in Australia

Branching enabled banks to economize on operating costs (e.g., by holding fewer reserves per branch, and operating an inter-branch reserve market) and enabled them to provide specialist services (such as the provision of foreign exchange) at lower cost. Branch banks were also likely to have a more stable capital value because branching enabled them to protect themselves against adverse conditions in one locality or region by diversifying their risks.

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Reaganisme et Thatchérisme : entre légende et réalité

On raconte souvent que Reagan et Thatcher ont été les chantres de l’ultra-libéralisme. Dévots du capitalisme satanique, ils ont baissé les impôts, opéré des vagues de privatisations et déréglementations, déclenché des émeutes, etc. Toutes ces histoires sont largement exagérées, et si cette vérité ne date pas d’aujourd’hui, un petit rappel à l’ordre est toujours utile, tant le mythe perdure, encore et toujours.
C’est dire que le marché a bon dos.
Lorsque Reagan est entré en fonction en 1981, les objectifs affichés étaient les suivants : réduire le niveau de taxation pour tous les niveaux de revenu, réduire la taille du gouvernement et réduire la réglementation du secteur privé. Reagan a échoué sur tous les plans.

The Myths of Reaganomics

Si la taille du gouvernement a été réellement réduite, les dépenses publiques devraient être revues à la baisse. En 1980, le gouvernement Carter a dépensé 591 milliards de dollars. En 1986, le gouvernement Reagan a enregistré 990 milliards de dollars, soit une hausse 68%. En 1980, les dépenses fédérales représentaient pour 21,6% du PNB. En 1986, les dépenses s’élevaient à 24,3% du PNB.
S’il est vrai que le taux d’imposition pour les revenus élevés a subi une ‘coupe’, l’impôt a augmenté pour la classe moyenne, plutôt que diminué. La baisse des taux d’imposition a été plus que compensée par deux formes de hausse d’impôt. La première est le “bracket creep”. Qu’est-ce que le bracket creep ? Tout simplement, une situation où l’inflation pousse le revenu dans les tranches d’imposition plus élevées. La conséquence évidente est une augmentation des impôts sur le revenu. La deuxième est l’augmentation continue de l’impôt de Sécurité Sociale.

Since the tax cut of 1981 that was not really a cut, furthermore, taxes have gone up every single year since, with the approval of the Reagan administration. But to save the president’s rhetorical sensibilities, they weren’t called tax increases. Instead, ingenious labels were attached to them: raising of “fees,” “plugging loopholes” (and surely everyone wants loopholes plugged), “tightening IRS enforcement,” and even “revenue enhancements.”

Selon une étude du National Bureau menée par Hausman et Poterba sur la Tax Reform Act de 1986, plus de 40% des contribuables ont souffert des hausses du taux marginal d’imposition (ou des taux tout aussi élevés que sous le régime fiscal antérieur), et parmi ceux qui bénéficiaient d’une réduction d’impôt marginal, seulement 11% ont obtenu des réductions de 10% (ou plus). Les auteurs ajoutent que le TRA de 1986 tend à réduire (même légèrement) l’épargne grâce aux taxes sur les plus-values, notamment. La TRA n’a pas amélioré le sort des plus démunis.

Un détail qui a son importance, les recettes fiscales. Celles-ci s’élevaient à 517 milliards de dollars en 1980, sous Carter. En 1986, les recettes ont plafonné à 769 milliards de dollars, soit une augmentation de 49%. La réalité est que l’impôt dans son ensemble n’a que légèrement diminué :

Taxes fell from 18.9% of the GNP to 18.3%, or for a better gauge, taxes as percentage of net private product fell from 27.2% to 26.6%.

Et si les “user fee” (frais d’utilisation) ne sont pas considérés comme des impôts, mais un droit d’utiliser un service public, comme les parcs et les voies navigables, Reagan a élargi la définition du “user fee” pour y inclure les droits d’accise. Les “user fee” ont ensuite pris pour cible les compagnies aériennes internationales, les tarversées maritimes, les producteurs de charbon, l’essence et l’autobus. Et dans le sillage de l’effondrement du marché boursier, à l’époque, Reagan a affirmé qu’il était prêt à examiner les propositions de hausses d’impôts.

To greet a looming recession with a tax increase is a wonderful way to bring that recession into reality.

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