Erectus Walks Amongst Us – Richard D. Fuerle [Section 3]

Disponible en pdf. Lire la Section [1], et [2], avant de lire ce qui suit.

The Out-of-Africa Theory

La théorie Out of Africa (OoA) stipule que l’Afrique est le berceau du monde. Selon Spencer Wells :

“We share a common ancestor — a man who lived in Africa around 60,000 years ago. That’s only about 2,000 generations… We’re all effectively members of an extended family.”

Les afrocentristes croient que les erectus africains ont évolué en Homo Sapiens (Hs), puis en Homo Sapiens Sapiens (Hss), pour ensuite migrer hors de l’Afrique, remplaçant alors les peuples primitifs qui vivaient en Europe (Néandertaliens) et en Asie (Homo erectus). Une fois que les africains modernes se déplacèrent vers l’Eurasie, ils auraient perdu tous les traits africains qui ont été remplacés par des traits eurasiens.

On the other hand, since OoA holds that Hss, modern humans, arose 160,000 ya in Africa, the migration of Hss out of Africa must have occurred tens of thousands of years after that (Lewin, 1993, p. 98), which raises the question of what took them so long to leave ?

Une question mérite d’être posée. Pourquoi les africains erectus sont devenus sapiens, mais pas les erectus asiatiques ou européens, alors que l’environnement eurasien était plus sélectif pour faire évoluer les traits primitifs en traits modernes ? La réponse de OoA serait que l’évolution en Homo Sapiens Sapiens serait un événement fortuit : “Africa just got lucky”. Cette chance est néanmoins surfaite.

Chapitre 17 - Fossil Skulls

Quand bien même certains africains ont migré hors de l’Afrique, cela ne signifie pas que tous les humains modernes descendent des africains. Comme le stipule la théorie multirégionale, les humains modernes pourraient avoir surgi en dehors et à l’intérieur de l’Afrique. L’évolution indépendante est très commune. Le vol, par exemple, a évolué indépendamment chez les insectes, les oiseaux et les mammifères; et la vue a évolué indépendamment chez les insectes, les mollusques et les vertébrés.
Si “devenir moderne” nécessite une série de changements dans de nombreux et différents gènes, il est peu probable que le chemin vers la modernité s’est déroulé indépendamment sur deux continents différents. Mais si cela requiert un simple changement dans un gène unique, comme un gène Hox qui active ou désactive une multitude d’autres gènes, alors une évolution indépendante peut ne pas être complètement improbable.
Examinons maintenant les crânes les plus éminents proposés par les afrocentristes pour appuyer OoA.

Les crânes Herto ont été assignés à la sous-espèce Homo sapiens idaltu, ce qui indique qu’ils sont Hs, et non Hss. La datation radiométrique détermine les restes entre 160 000 et 154 000 ans. La Figure 17-1 (ci-contre) indique que le crâne possède de nombreux traits primitifs : grandes orbites, arcades sourcilières proéminentes, front fuyant, grandes dents, et pour finir, une sévère constriction post-orbitaire. Le crâne d’un Herto adulte est large au niveau des pommettes (un trait erectus), et il est plus épais et robuste qu’un crâne moderne (Hss). Il lui manque une carène sagittale, mais il a un chignon occipital, comme les néandertaliens. Une perplexité néanmoins : sa capacité crânienne s’élève à 1450 cc, inférieure aux asiatiques (1491 cc) mais supérieure aux africains (1338 cc) et aux caucasiens (1441 cc). Si les africains ont évolué à partir d’une population Herto, les afrocentristes ne peuvent pas expliquer comment leur cerveau a pu régresser à ce point. La conclusion est cinglante : c’est la preuve qu’un gros cerveau est un trait désavantageux, négativement sélectionné en Afrique.
Les Hertos ont vécu durant une ère glaciaire, lorsque l’eau de mer a été contenue dans la glace; le niveau de la mer avait été plus faible d’une centaine de pieds par rapport à aujourd’hui. On peut donc fortement supposer que des hommes auraient traversé le détroit du Moyen-Orient jusqu’en Afrique. Les Hs eurasiens, échappant au froid, atterrissent en Afrique. Les croisements avec les Homo erectus africains auraient produit des hybrides, comme nos fameux Hertos, ce qui est d’autant possible quand on connait la localisation de Herto (figure 17-3).

The Cosquer cave on the Mediterranean, where Cro-Magnon paintings were found, is now 120 feet below sea level, an indication of how much water was tied up in glaciers during ice ages.

Omo est un peu plus âgé que Herto, il date de 195 000 ans. Ci-contre, Omo 1 et Omo 2. Omo 1 possède un front retroussé. Omo 2 possède une capacité crânienne de 1400 cc et semble être un hybride de type Herto. La figure 17-5 présente Kabwe, alias l’homme de Rhodésie, âgé entre 125 000 et 300 000 ans. Sa capacité crânienne est située entre 1280 cc et 1300 cc. On notera les crêtes proéminentes au-dessus des yeux, le front largment incliné, la carène sagittale, la mâchoire supérieure très saillante.
L’Ethiopie, où Herto et Omo ont été trouvés, touche presque le Yémen au Moyen-Orient. La Zambie, où est localisé Kabwe, se trouve en Afrique australe. La Zambie aurait été plus difficile d’accès aux hommes du Moyen-Orient, à cette époque. Herto et Omo pouvaient être les descendants des Hs eurasiens. Pas Kabwe en revanche.

If modern man had evolved in Africa and migrated out of Africa through NE Africa 65,000 years ago, one would expect there to be racial continuity between prehistoric NE African skulls and the skulls of today’s NE Africans. However, none was found.

Passons maintenant aux crânes asiatiques. Les figures 17-7a et 17-7b présentent un erectus chinois, l’homme de Pékin (1075 cc). On constate des arcades sourcilières proéminentes, une carène sagittale, le chignon occipital, et une mâchoire saillante sans menton. Les dents et les os du bras sont modernes. Son âge est estimé entre 300 000 et 500 000 ans.

Animal remains and evidence of fire and the manufacturing and use of tools were found nearby. The flaking of his stone tools shows that Peking Man had already developed handedness, and was right-handed.

La Figure ci-contre présente, à gauche, un crâne chinois surnommé Dali (1120 cc), âgé de 209 000 ± 23 000 ans (d’autres tests donnent un âge de 270 000 ans). On y voit un mélange de traits primitifs (carène, arcades sourcilières épaisses) et de traits modernes (pommettes délicates, visage plat). Le crâne de droite est un crâne de Jinniushan (1330 cc), âgé de 260 000 ans, soit la même époque que Kabwe. Jinniushan est classé Hs, tandis que Kabwe est classé erectus. Jinniushan est le crâne d’une femme. Bien que les femmes ont un plus petit cerveau que les hommes, cette femme devait mesurer 5’ 5 ½” et devait peser 173 livres.

If the Chinese archaics were so much farther evolved than the African archaics, just as today’s Chinese are far more advanced than today’s Africans, isn’t it more reasonable to conclude that modern man evolved in Asia rather than Africa ?

La Figure 17-10, ci-contre, est un crâne chinois (1480 cc) trouvé à Liujiang County, classé Hss. Le sommet du crâne est lisse, uniformément bombé et ne montre même pas un soupçon d’épaississement ou une carène sagittale. Il n’y a pas d’arcades sourcilières. Le visage est raffiné avec de petites dents. Il serait âgé de 87 000 ans … “but it was found in sediment dated at 110,000 to 138,000 yrs old and some experts believe it is over 150,000 yrs old.” [7]
Cette pièce est définitivement Hss. Le crâne de Liujiang prouve que l’homme moderne vivait en Chine bien avant 65 000 ans, date à laquelle l’homme moderne aurait soi-disant quitté l’Afrique. Autre détail intéressant. Ces 4 crânes asiatiques présentent un point commun : ils ont des incisives en pelles. Ces incisives n’apparaissent que très rarement chez les caucasiens, fréquemment chez les asiatiques et les amérindiens, jamais chez les africains (Bushmen exceptés, grâce au métissage).
Martinón-Torres et al. (2007), dans un large examen de plus de 5000 dents fossiles, confirment définitivement l’idée que les dents des africains différaient sensiblement des dents des eurasiens. Leur conclusion est cinglante : aucune discontinuité du modèle dentaire eurasien n’a pu être détectée.

… the continuity of the “Eurasian dental pattern” from the Early Pleistocene until the appearance of the Upper Pleistocene Neanderthals suggests that the evolutionary courses of the Eurasian and the African continents were relatively independent for a long period and that the impact of Asia in the colonization of Europe was stronger than that of Africa.

Selon G.R. Morton (“History of Human Technology”), le biface existait en chine il y a 800 000 ans, et le feu existait il y a 500 000 ans, tout comme l’association entre homme et chien. Les outils pourraient avoir été utilisés plus tôt en Asie qu’en Afrique, mais si cela avait été des outils en bambous, alors il n’en existerait aucune trace aujourd’hui.

At Dragon Bone Hill, the Chinese erectus had fire in a cave between 620,000 and 410,000 ya, long before Hss allegedly arose in Africa 160,000 ya. (Boaz, 2004). [...] “Only in Africa is there evidence that fire arrived late, as late as 40,000 years ago.” (Coon, 1962, p. 332). The higher vulnerability of blacks to lung cancer may be because they did not possess fire as early as other races. (See PDE4 gene in Chap. 13.)

Homo floresiensis représente le crâne (417 cc) d’une femme de 32 ans, vieux de 18 000 ans, découvert sur l’île indonésienne de Florès. Elle devait mesurer un mètre environ (3’ 4”). Il semble être une forme naine de l’Homo erectus d’où le surnom “Hobbit”. Les Hobbits étaient bipèdes, utilisaient le feu et des outils en pierre, chassaient les éléphants nains. Le crâne ci-contre indique la présence d’une mâchoire saillante, de grandes dents, des arcades sourcilières, d’un front fuyant; le menton et le nez externe demeurent absents. Les squelettes montrent des épaules voûtées, des jambes extrêmement courtes, des pieds longs; chacune de ces caractéristiques est typique des singes.
Les habitants actuels de Florès sont aussi de très petite taille, et les Hobbits vivaient là encore il y a au moins 94 000 ans, ou même 13 000 ans [22]. Les afrocentristes affirment que toutes les personnes vivantes aujourd’hui sont modernes, mais Hobbit ne l’est clairement pas. Donc, soit les Hobbits ont évolué en homme moderne en seulement 13 000 ans, soit la population actuelle de Florès n’est pas moderne. Que ce soit l’un ou l’autre, rien ne cadre avec OoA.

Chapitre 18 – Modern Behavior

Les paléoanthropologues établissent une connection entre anatomie moderne et comportement moderne. Si une population est anatomiquement moderne, elle devrait faire preuve d’un comportement moderne. Les hommes modernes (Hss) créent des outils et des armes, mais ont aussi une culture – dessins, instruments de musique, enterrement des morts avec des artéfacts.

Si Omo est un crâne moderne, comme le prétendent les afrocentristes, pourquoi les africains n’ont pas fait étalage de leur comportement moderne alors qu’ils en auraient été capables ? L’évidence est qu’ils n’en ont jamais été capables (chap. 15). Il n’y a pas d’intérêt à créer une culture, sauf si une organisation sociale peut exercer une influence. Une organisation sociale ne peut émerger que si les conditions environnementales favorisent l’intensification des relations sociales. Le cerveau humain a évolué jusqu’à la taille moderne, il y a environ 100 000 ans, et sa croissance est souvent attribuée à des relations sociales plus complexes.
Comment croire, alors, qu’ils seraient devenus modernes seulement après avoir quitté l’Afrique ? Etaient-ils seulement capables de quitter le continent ? Voyager à travers les eaux exige, au moins, la création d’un raft à l’aide de quelques bûches attachées ensemble – signe d’un comportement moderne.
Il y a beaucoup de grandes îles au large des côtes de l’Afrique qui n’ont pas été visitées par les africains :

Off the Western coast lies the seven Canary Islands, only 108 km (67 miles) away, with the highest peak visible from Morocco; they were first settled by white Berbers. Howells, 1948, p. 272). Zanzibar is only 32 km (20 miles) off the eastern coast, but was visited by Egyptians (2500 BC) and Phoenicians (600 BC) long before Africans (Bantu, 100 AD). The fourth largest island in the world, Madagascar, lies just 370 km (229 miles) off the eastern coast of Africa, with the smaller Comoros islands in between, yet the islands were first settled by Indonesians, not Africans.

Pendant ce temps, des outils en pierre trouvés sur l’île de Florès indique que les erectus asiatiques ont voyagé à travers les eaux entre 800 000 et 900 000 ans BP. Comment les africains ont-ils pu quitté l’Afrique pour atteindre l’Asie, l’Australie et l’Europe, alors même qu’ils étaient incapables d’atteindre les îles au large de la côte africaine ?

La domestication d’un animal est un comportement clairement moderne. Elle exige de garder un animal dans un espace limité afin qu’il puisse être facilement localisé et capturé, nourri et protégé, et l’élever sélectivement en favorisant les traits utiles à l’homme. La domestication des animaux sauvages, et surtout les animaux dangereux, contrairement à la fabrication de simples outils, exige un esprit moderne et complexe, facilitant la planification. Il n’existe aucune preuve d’une quelconque domestication en Afrique sub-saharienne. Certaines tribus (Zoulous, Masaï, les Tutsis) ont des troupeaux de bovins, mais ces tribus ont interagi avec les arabes qui, eux, ont domestiqué les bovins.

“Cattle-keeping … is not strictly typical of negro culture at all.” (“Negro.” 1911 Encyclopedia Britannica)

Le loup en Asie du Nord-Est fut le premier animal à être domestiqué (entre 100 000 et 130 000 ans). Qui l’a domestiqué ? Certainement pas les africains, si l’on s’en tient à OoA. Le chat a commencé à vivre avec les humains il y a 130 000 ans au Moyen-Orient, pour protéger les réserves de grains contre les rongeurs.
La chasse systématique, comportement moderne, impliquant prévoyance, planification et technologie appropriées, existait bien avant la supposée “sortie” d’Afrique. Heidi tuait des éléphants, de deux fois la taille des éléphants d’aujourd’hui, avec des lances en bois, et ils les massacraient avec des outils en silex il y a 400 000 ans en Grande-Bretagne. En Allemagne, 7 javelots de bois âgés de 400 000 ans ont été trouvés avec des outils en pierre et des restes de plus de 15 chevaux : “the world’s oldest wooden throwing spears – so far the oldest complete hunting weapons of humankind”. BBC News (Front garden yields ancient tools) rapporte que de vieux hachereaux et des bifaces géantes en silex, d’une fabrication exquise, presque flamboyante, âgés de 250 000 ans, ont été trouvés en Grande-Bretagne.
Le contrôle du feu est un comportement moderne des plus importants : le feu décompose la viande pour faciliter la mastication et la digestion, conduit à la métallurgie, et c’est un puissant moyen de défense contre les prédateurs. Les preuves évidentes de contrôle du feu en Afrique indiquent 60 000 ans BP, mais pas plus loin [7]. En Israël, les hommes maîtrisaient déjà le feu il y a 790 000 ans (“Evidence of Hominin Control of Fire at Gesher Benot Ya`aqov, Israel”). Les eurasiens ont appris à contrôler le feu beaucoup plus tôt.

Chapitre 19 – MtDNA

“Eve” is a metaphor that the afrocentrists have given to our ancestral mother, who they believe lived in Africa about 150,000 ya (Shreeve, 2006), and from whom all living humans derived their mtDNA. “Eve” was not a single woman, however, since at least a thousand breeding pairs would be needed for a viable population.

Selon les afrocentristes, toutes les femmes de cette population fondatrice devaient avoir le même ADNmt; dans le cas contraire, elles ne pourraient pas avoir de filles. Pour appuyer leur thèse, les afrocentristes évoquent des études de l’ADNmt des personnes vivantes. Les cellules recueillies auprès des personnes sur toute la planète sont analysées pour déterminer les séquences de base ACGT dans leur ADNmt. Les gens au sein d’une population ont tendance à avoir les mêmes séquences ACGT, mais les séquences diffèrent si on les compare à celles d’une autre population.

Par exemple, à un endroit particulier (locus) sur une chaîne de l’ADNmt, les européens peuvent avoir un ‘A’ tandis que les asiatiques ont un ‘T’. Les différences dans les bases ACGT sur un locus sont appelés SNP. Les scientifiques ont eu à décider quelle était la base d’origine (A, T, C ou G) à chaque locus et quelle base (A, T, C ou G) est la mutation; la population avec la base d’origine serait ensuite présumée être la plus âgée, c’est-à-dire la population ancestrale à partir de laquelle toutes les autres populations descendent.
Ensuite, les scientifiques ont programmé un ordinateur qui crée des millions d’arbres phylogénétiques, avec différentes populations à la base (population d’origine) et sur les différentes branches (les populations qui ont évolué), ces branches étant établies selon les changements de nucléotides, de “A en T”, ou “T en A”, et ainsi de suite (selon qu’on suppose que l’une est ancestrale à l’autre). L’hypothèse a été faite que la bonne arbre, qui montrait les changements réels qui se sont produits sur les bases sur (au moins) plusieurs dizaines de milliers d’années, serait l’arbre le plus simple, le plus parcimonieux, à savoir, l’arbre où il y a eu le moins de mutations. L’ordinateur compare tous ces arbres différents et choisit l’arbre le plus simple, et c’était l’arbre avec les africains à la base, juste ce que OoA avait prédit (à première vue, du moins).

Cet arbre (fig 19-1) est imposé sur une carte du monde pour montrer les migrations humaines (flèches noires), selon la théorie OoA. Les lignes bleues représentent les limites des zones couvertes de glace ou de toundra au cours de la dernière âge glaciaire. Les palettes de couleurs représentent les cercles sur la carte, et les chiffres donnent le nombre de milliers d’années BP. Les lettres et chiffres dans les cercles sont les groupes d’allèles de l’ADNmt (“haplogroupe”) que les personnes vivant dans ces zones possèdent. [5]
L’arbre commence avec une Afrique à l’envers dans la queue de cet “oiseau”, puis se propage vers l’Asie (le corps) et l’Europe (l’aile gauche – cercle orange), vers le bas, en Australie (le pied – cercle rouge), et à travers le Détroit de Béring en Amérique du Nord (le cou – cercle bleu) et en Amérique du Sud (la tête – cercle vert).
Malheureusement, l’oiseau ne vole pas puisque les biologistes qui font les calculs ne sont pas des mathématiciens, et quand un mathématicien vérifie leur travail, il les recale. L’arbre OoA n’était pas le plus simple. En fait, il y avait plus d’un milliard d’arbres parcimonieux.

Henry Gee, a member of the editorial staff for the journal, Nature, described the studies as “garbage.” Gee calculated that the total number of potentially correct parsimonious trees is somewhere in excess of one billion. (Gee, 1992). In a letter to Science, Mark Stoneking (one of the original researchers) acknowledged that the theory of an “African Eve” had been invalidated. (“African Eve theory takes a step back,” New Scientist, Feb. 15, 1992).

Ainsi, l’analyse ADNmt ne montre pas que “Eve” était africaine. Mais peut-être qu’elle peut nous dire depuis combien de temps Eve a vécu ? Puisque les scientifiques ont maintenant toutes ces séquences d’ADNmt et savent combien de SNPs il y a, s’ils peuvent supposer que 1) chaque mutation qui s’est produite dans l’ADNmt d’Eve est représentée par un SNP dans les données qu’ils ont et 2) le taux de mutation est constant (ie, une mutation tous les X années), alors ils peuvent facilement calculer depuis combien de temps Eve a vécu, la date de coalescence.

Sur la première hypothèse, il existe plusieurs raisons pour lesquelles le nombre de SNPs observés peut être supérieur au nombre de mutations qui ont réellement existé. Occasionnellement, durant la fécondation, la queue d’un spermatozoïde entrera dans l’ovule avec sa tête, ajoutant ainsi l’ADNmt du père à celui de la mère pour éventuellement se retrouver dans sa fille. Si l’ADNmt du père est différent de celui de la mère, les scientifiques peuvent compter ces différences comme des mutations supplémentaires, ce qui rend la date de coalescence plus éloignée dans le passé qu’elle ne l’était réellement.

Le nombre de SNP peut également être inférieur au nombre de mutations qui ont réellement existé. Une mutation peut se produire, avant qu’une seconde mutation se produise au même endroit, renversant ainsi la première mutation; par exemple, A → T, puis plus tard T → A . Les scientifiques ne voient aucun SNP à cet endroit et ils ne comptent aucune mutation alors qu’il y en a eu deux; donc la date de coalescence est plus vieille que ce qu’ils pensent être. De même, lorsque nous avons une mutation qui se dessine comme suit … A → T → G … les scientifiques voient seulement A → G. Ils comptent une mutation quand il y en a eu deux.

Les scientifiques ont obtenu l’ADNmt des anciens animaux à partir des os et des dents fossiles; ils datent ces os par des moyens chimiques et physiques. Ils peuvent comparer cette ADNmt avec l’ADNmt obtenu des descendants vivants de ces animaux pour compter le nombre de SNP. Ils divisent ensuite le nombre de mutations par le nombre d’années, ce qui leur donne le taux de mutation, le nombre de mutations par an. Ils peuvent ensuite prendre le nombre de mutations chez tous les humains vivants (selon l’estimation du nombre de SNP), divisé par le taux de mutation des animaux, et enfin déterminer le moment où tous ces humains ont débuté avec le même ADNmt (ie, la date de coalescence, la date à laquelle “Eve” a vécu).

Même si le nombre de SNP est correctement ajusté pour toutes les sources possibles d’erreur décrites ci-dessus, l’hypothèse que l’ADNmt mute à un rythme constant doit encore être apportée. Si des centaines de milliers d’années s’écoulent et que l’ADNmt ne mute pas du tout et qu’ensuite il y a une pluie de rayons cosmiques ou un volcan crachant des mutagènes dans l’atmosphère, causant un grand nombre de mutations, l’horloge ADNmt ne sera pas précise car elle ralentira et accélérera [9].

Lorsque des os fossiles sont utilisés pour déterminer le taux de mutation, une autre hypothèse doit être prévue. Les humains qui vivaient à l’époque des fossiles et ceux qui vivent aujourd’hui ne sont pas génétiquement identiques et pourraient ne pas avoir eu la même résistance aux mutations. Après la révolution industrielle, des milliers d’agents mutagènes supplémentaires qui n’existaient pas auparavant ont été projetés dans l’atmosphère et l’eau potable. Ainsi, depuis 1750 il pourrait y avoir un nombre plus élevé de mutations, ce qui rend la date d’apparition de “Eve” plus vieille qu’elle n’y paraît.

Les partisans de OoA affirment que l’Effet Fondateur confirme OoA. L’Effet Fondateur suppose qu’un groupe génétiquement divers se répand dans de nouveaux territoires, lesquels sont occupés seulement par de petites portions du groupe d’origine. Ces groupes sont génétiquement moins diversifiés que le groupe d’origine, donc ils sont les descendants du groupe le plus diversifié, soit le groupe fondateur. Les africains ont un ADNmt plus diversifié que les asiatiques et les européens.
L’explication la plus probable serait que les africains sont les descendants des premiers hominoïdes eurasiens qui ont migré vers l’Afrique il y a très longtemps, avant de disparaître de l’Eurasie, à cause de Toba, des périodes glaciaires, des fléaux, de l’incapacité à rivaliser avec les populations plus avancées.

Pour rentrer dans le détail, à certains SNPs, certains africains pourraient avoir un A, et d’autres un T, et d’autres un G, tandis que tous les eurasiens ont un T. Il y a de nombreux SNPs de la sorte, où les africains ont plus de variations que les eurasiens. Les eurasiens ont également des SNPs que les africains n’ont pas, mais pas autant. Cela veut dire que même si certains allèles sont spécifiques à chacune des races, il y a plus d’allèles spécifiques aux africains que des allèles spécifiques aux européens, asiatiques, ou eurasiens. Puisque l’ADN (nucléaire et mitochondrial) mute progressivement, une population va progressivement accumuler plus de variation au fur et à mesure qu’elle vieillit.
Sous prétexte que les africains ont plus de variations dans leurs SNPs, les afrocentristes soutiennent que les africains sont plus âgés que les eurasiens, sans tenir compte des autres variables.

… does that prove they [africans] are older ? No, because they may have gotten some of those additional variations by interbreeding with non-Africans, especially non-sapiens non-Africans, who migrated into Africa but died out elsewhere. [...] Living Africans have alleles that chimpanzees and gorillas have, but Eurasians do not have. (Deka, 1995).

But the fact that one population is older than another population does not imply that they are related as progenitors and descendants; a young insect did not descend from an old reptile.

The afrocentrists’ assumption [...] fails to consider the possibility that neither descended from the other and that both descended from one or more common ancestors.

À gauche, l’arbre proposé par les afrocentristes. À droite, l’arbre proposé par Fuerle.

… the greater variation in African alleles is not due to their greater age, but to the infusion of DNA into Africa from multiple non-African hominoids who migrated there [...] “In Africa three races have intermingled to a certain extent with the negro; the Libyans (Berbers: q.v.) in the Western Sudan; and the Hamitic races (q.v.) and Arabs (q.v.) in the east.” (“Negro,” 1911 Encyclopedia Britannica.) There has been so much infusion of non-Africans into Africa that non-African traits can be found even in fossils in southern Africa. (Chap. 26).

Chapitre 20 – Population Differences in MtDNA

Comme expliqué dans le chapitre 3, la plupart des gènes ont un certain nombre d’allèles différents. Quand bien même tous les allèles d’un gène sont différents dans leurs séquences ACGT, plusieurs de ces allèles peuvent coder pour un même trait (plusieurs différents allèles peuvent coder pour la même couleur des yeux). La fréquence des allèles diffère selon les populations. L’allèle pour les yeux bleus est commun aux européens, absents chez les africains et les asiatiques. Les allèles particuliers de gènes différents ont tendance à se regrouper dans différentes populations. Chez les européens, l’allèle pour les yeux bleus, qui se trouve sur un gène, est souvent trouvé avec les allèles pour les cheveux blonds, sur un gène différent. Un groupe d’allèles qui est hérités ensemble est un haplotype. Un groupe d’haplotypes est un haplogroupe. Et un groupe d’haplogroupes est un macrohaplogroupe.

Il y a deux macrohaplogroupes ADNmt, connus comme étant M et N, qui incluent tous les eurasiens, mais seulement très peu d’africains. Le macrohaplogroupe M inclut des personnes issues de l’Inde et de l’Asie du Sud-Est; le macrohaplogroupe N inclut les européens et les asiatiques du Nord, ainsi que les Cro-Magnons éteints.

Les deux crashs de la population (creux dans la courbe) ont été causés par Toba et les deux âges de glace lorsque de grands nombres d’eurasiens sont morts de faim.
Certaines personnes dans les macrohaplogroupes M et N ont traversé les âges de glace, mais les personnes d’autres haplogroupes en sont morts, et il en résulte un goulot d’étranglement de population dans le creux de la première âge glaciaire (et éventuellement, la deuxième), ce qui explique pourquoi les survivants ont moins de variations.

La date de coalescence, c’est-à-dire la date à laquelle les populations qui avaient les allèles des macrohaplogroupes M et N ont commencé à diverger, a été établie à 65 000 ans.

The fact that both the M and the N macrohaplogroups are dated near the trough in the first ice age supports the explanation that the M and N coalescence was the result of the extinguishment of most mtDNA haplogroups due to Toba and the first ice age. [6]

Lorsque la glace a finalement reculé, les survivants qui étaient dans un haplogroupe à l’intérieur des macrohaplogroupes M ou N ont repeuplé l’Asie et l’Europe. Comme les populations s’élargissaient, des mutations survenèrent, produisant d’autres haplogroupes dans les macrohaplogroupes M et N. Les migrations dues à la première âge de glace aurait mis diverses populations en contact. Le métissage suivie par une sélection des hommes les plus “capables” aurait également réduit le nombre des haplogroupes. Puisque les populations étaient moins migratrices, et donc plus consanguines qu’aujourd’hui, le goulot d’étranglement peut avoir eu des effets disproportionnés, tuant la quasi-totalité d’une population et tuant très peu chez une autre population, ce qui réduit considérablement la variabilité. La réduction de la population augmentera le QI moyen de la population du fait que les gens plus intelligents ont surmonté le sélecteur responsable de cette réduction.

“Analyses of sub-Saharan African populations provide little evidence for a history of population bottlenecks …” (Garrigan, 2007).

L’ADNmt moins diversifié des eurasiens ne signifie pas qu’ils sont plus jeunes que les africains. Simplement, les femmes qui possédaient un ADNmt qui n’était pas dans les macrohaplogroupes M et N n’ont pas survécu à la période glaciaire.
Avant l’agriculture (12 000 ans), les tropiques (africains et asiatiques) avaient à soutenir des populations beaucoup plus grandes (par unité de surface) que les populations eurasiennes tempérées, ce qui est plus que suffisant pour rendre compte des variations supérieures chez les africains. Ci-dessous, figure 20-2 :

Although there was a severe drought in East Africa from 135 to 75 kya, after about 70 kya Africa became much more humid and stable, as shown in Figure 20-2. [...] The African droughts, however, could not be predicted by the Africans … they may have been caused by eccentricities in the precession of the earth’s orbit … so they could not be planned for as winters could be in the north, even if the Africans were capable of such planning.

Figure 20-3 est un arbre qui montre l’évolution des populations à l’intérieur et à l’extérieur des macrohaplogroupes M et N.
Sur l’arbre, NG signifie Nouvelle-Guinée. On notera que tous les européens sont dans le macrohaplogroupe N. Certains indiens du Sud, qui peut-être descendent des aryens qui ont envahi l’Inde, sont à promixité des asiatiques du sud-est, de certains Pacific Islanders, et de certains aborigènes australiens. Il y a plusieurs lignées d’australiens dans chacun des macrohaplogroupes M et N, suggérant des migrations multiples en Australie par des populations largement séparées (chap. 27). Aucun africain ne se trouve dans le macrohaplogroupe M ou N.
La branche la plus basse des africains (61) est directement liée à l’ancêtre commun avec le chimpanzé, tout en bas de l’arbre; les africains constituent la race la plus étroitement liée aux chimpanzés, et les Nigérians (Ibo, Hausa…) sont les africains les plus proches des chimpanzés.

Thus, if OoA is correct, once Africans evolved from an ape into modern humans, they ceased to evolve any further, while Eurasians continued to evolve farther away from those modern Africans and from our ape ancestor. That would explain how Africans can be, at the same time, the most primitive, simian race, yet also the first, and only, race to evolve directly all the way from an ape into a modern human.

Puisqu’un individu (qui est) dans le macrohaplogroupe M ou N est moderne et que ces macrohaplogroupes sont nés il y a 65 000 ans, longtemps après que l’homme soit devenu moderne, il y a 160 000 ans, alors quiconque était dans ces groupes il y a 65 000 ans était moderne. Si OoA est correcte, alors les macrohaplogroupes M et N doivent provenir de l’Afrique, là où les premiers hommes modernes auraient surgi, puis emportés hors de l’Afrique lorsque les africains modernes auraient quitté l’Afrique. Si M et N sont nés en Afrique, on s’attend à ce que la plupart des haplogroupes dans les macrohaplogroupes M et N se trouvent chez les africains. Mais il n’y en a aucun, ou presque. En revanche, ils ont été trouvés chez les Nord-Est africains (ie, Ethiopie, qui est facilement accessible depuis l’Eurasie). Les spécificités des crânes présentés au chapitre 17 indiquent qu’il y avait probablement eu des incursions eurasiennes dans le Nord-Est de l’Afrique, en témoigne la petite quantité d’allèles dans les haplogroupes inclus dans M et N qui a été trouvée chez les Nord-Est africains. L’explication réside dans les croisements avec les africains lorsque les eurasiens sont entrés en Afrique depuis le Moyen-Orient ou l’Afrique du Nord (les premiers égyptiens étaient caucasiens, avant de devenir de plus en plus négroïdes à cause du métissage).

“The deep roots [i.e., old age] of M phylogeny [i.e., the evolution of the M macrohaplogroup] clearly establish the antiquity of Indian lineages, especially M2, as compared to Ethiopian [i.e., African] M1 lineage and hence, support an Asian origin of M majorhaplogroup [i.e., macrohaplogroup].” (Rajkumar, 2006)

Bien qu’aucune référence directe n’indique que le macrohaplogroupe N serait d’origine asiatique, sa plus forte incidence se trouve en Asie. En tout cas, si M est originaire de l’Inde, la migration n’est plus “out of Africa” mais “in to Africa”. L’explication afrocentriste de l’absence des africains dans les macrohaplogroupes M et N serait que les africains qui avaient des allèles M ou N les ont perdu; ils sont morts sans laisser de descendants. Mais si M et N sont nés en Afrique, c’est parce qu’ils étaient probablement bénéfiques (ou du moins, peu dangereux) pour les africains, alors pourquoi les africains qui les avaient en sont morts ? L’Afrique a été très peu affectée par Toba. Il n’y avait pas de désastre qui aurait anéanti les populations des macrohaplogroupes M et N, en épargnant les populations des autres haplogroupes.

Furthermore, why is it only in NE Africa, where Eurasians entered Africa multiple times, that traces of M and N in Africa are found ? [...] Why, when NE Africa has all the other African-specific mtDNA lineages, did only the Africans who had M and N lineages, the least common lineages in Africa, allegedly leave Africa and replace all the Eurasians ?

Aussi, en allant de l’Asie de l’Ouest à la Sibérie, les haplogroupes A, C, D et G ne fusionnent pas graduellement, mais ils changent nettement, même si la terre n’a pas de séparateurs (eau, déserts, montagnes). Cela s’explique mieux par l’invasion et la conquête que par un élargissement progressif de populations fondatrices. Selon Mishmar et al, 2003 :

However, this model is difficult to reconcile with the fact that northeastern Africa have all of the African-specific mtDNA lineages as well as the progenitors of the Eurasia radiation, yet only two mtDNA lineages (macrohaplogroups M and N) left northeastern Africa to colonize all of Eurasia (1, 2) and also that there is a striking discontinuity in the frequency of haplogroups A, C, D, and G between central Asia and Siberia, regions that are contiguous over thousands of kilometers. Rather than Eurasia and Siberia being colonized by a limited number of founders, it seems more likely that environmental factors enriched for certain mtDNA lineages as humans moved to the more northern latitudes.

L’ADNmt de l’Homme de Mungo, “LM3”, ne correspond pas à l’ADNmt d’une quelconque personne vivante et il diffère de l’ADNmt de l’homme moderne aussi bien que l’ADNmt du Néandertal. Ce fait établit qu’une certaine variation mitochondriale a disparu du patrimoine génétique eurasien, ce qui est conforme à la Figure 20-1.
Puisque l’Homme de Mungo est daté de 40 000 ans (Greg Adcock estime l’âge du squelette à 62 000 ans), son ADNmt est le plus ancien ADNmt connu dans la lignée des Hss. Si tous les Hss proviennent d’Afrique, comment le plus vieil ADNmt Hss a été trouvé chez un australien moderne qui a vécu il y a 40 000 ans ?
Comment les africains sont-ils arrivés en Australie, seulement 25 000 ans après leur exode ? D’autant que l’Homme de Mungo n’était probablement pas le premier homme à posséder l’ADNmt LM3.

L’ADNmt LM3 trouvé chez l’Homme de Mungo ans est si semblable à une “insertion” de l’ADN nucléaire sur le chromosome 11, qui se trouve chez certaines personnes vivantes aujourd’hui, que les scientifiques ont conclu que l’insertion de l’ADN nucléaire à un moment doit avoir été de l’ADNmt. En d’autres termes, l’Homme de Mungo est descendu d’une population archaïque qui avait l’ADNmt LM3 en elle, et dans l’un des individus dans cette population, un événement exceptionnel s’est produit – de l’ADNmt LM3 a migré dans le noyau d’un ovule qui est devenu un homme reproductif. Puisque cette insertion était tellement inhabituelle, cela n’est arrivé qu’à une seule personne dans cette population. Comme les années passèrent, cet individu avait des descendants, dont certains sont les personnes vivantes aujourd’hui qui ont cette insertion. D’autres personnes dans cette même population archaïque, qui n’ont pas l’insertion, ont également eu des descendants, dont certains vivent encore aujourd’hui aux côtés de ceux qui ont l’insertion.
L’insertion n’est pas connue pour conférer un avantage à ceux qui la possède, alors elle n’a pas été positivement sélectionnée, mais elle s’est juste répandue à partir de ce seul individu à travers les populations subséquentes. Aujourd’hui, la moitié des eurasiens l’ont.

Although the size of the archaic population the insertion arose in is not known, it would have had to have been in the thousands in order to be sustaining, so the insertion went from being in only one person in thousands to being in over half of the Eurasians, which would have required hundreds of thousands, if not millions, of years. [...] the mtDNA of most of the people living today who have that nuclear LM3 insertion are in the N macrohaplogroup, including the living descendants of the original inhabitants of Australia, e.g., Mungo Man. The only reasonable conclusion is that LM3 is, and always has been, part of the N macrohaplogroup, which is, and always has been, Eurasian.

Les haplogroupes mitochondriaux A, B, C et D sont partagées par 95% des amérindiens. Les haplogroupes A, C et D ont été trouvés chez 58% des sibériens qui ont migré vers les Amériques par le détroit de Béring [21]. L’haplogroupe B a été trouvé chez les personnes vivant le long de la côte asiatique qui ont pu arriver en Amérique, plus tard, en utilisant des bateaux qui ont suivi la côte.
Un cinquième haplogroupe, appelé X, est âgé de 21,6000 ± 6000 ans et est présent chez 20 000 amérindiens vivant principalement au centre nord de l’Amérique du Nord, et il a également été trouvé chez plusieurs populations précolombiennes. L’haplogroupe X est aussi présent chez les populations européennes (Fig 19-1), mais absent chez les asiatiques, à l’exception des personnes dans le sud de la Sibérie qui sont censées provenir d’une zone située juste au nord de la Turquie et de l’Iran, à savoir la Géorgie, où georgicus a été trouvé (chap. 24). Cela suggère que les européens ont apporté l’haplogroupe X aux Amériques [22]. Les preuves indiquent que les européens furent les premiers américains (First Humans To Settle Americas Came From Europe).

Chapitre 21 – Nuclear DNA

Les humains ont environ 25 000 gènes, chacun ayant une moyenne de 14 allèles, ce qui donne environ 350 000 différents allèles d’ADN nucléaire. La plupart des allèles se trouve dans plus d’une population, mais le pourcentage d’individus dans ces populations qui ont ces allèles diffère. Certains allèles se retrouvent uniquement chez les européens, d’autres uniquement chez les africains, et d’autres uniquement chez les asiatiques. Il est hautement improbable que les allèles trouvés uniquement chez les européens ou les asiatiques, aujourd’hui, aient surgi chez les africains. Qu’un allèle ait surgi chez les africains, porté par des africains en Europe ou en Asie, avant de disparaître une fois de retour en Afrique signifierait que l’allèle initialement bénéfique en Afrique est devenu par la suite nocif en Afrique, malgré son environnement stable, alors qu’il est resté bénéfique en Eurasie. Si une personne possède un allèle spécifique à une population, il est plus probable qu’elle l’ait acquis par quelqu’un appartenant à cette population. Il peut y avoir des groupes entiers d’allèles, certains du même gène, et d’autres de gènes différents, qui sont spécifiques à une population.

L’allèle pour les cheveux roux et blonds sont spécifiques aux européens, et les européens ont plus d’allèles du gène MC1R que les africains. Les Africains ont seulement des allèles synonymes (les allèles ont différentes séquences ACGT, mais codent pour le même polypeptide) de MC1R qui codent tous pour l’eumélanine, un pigment qui donne une peau et des cheveux noirs.
Bien que les eurasiens ont aussi des allèles qui codent pour l’eumélanine, il ne s’agit pas des mêmes allèles que les africains; d’ailleurs, ils ont aussi de nombreux allèles pour la phenomelanin, un pigment rouge-jaune qui donne une peau et des cheveux clairs. Les africains n’ont pas d’allèles pour la phenomelanin car une peau et des cheveux clairs sont désavantageux en Afrique, en terme de survie et de reproduction.

Puisque les allèles typiquement eurasiens n’étaient pas positivement sélectionnés [4], une fois que ces mutations sont survenues en Eurasie, un long délai supplémentaire aurait été nécessaire pour que les allèles se répandent dans toute la population pour atteindre la fréquence élevée actuelle. Harding et al. (2000) ont calculé qu’il aurait fallu au plus bas mot 100 000 ans (et peut-être même deux fois plus) pour que juste un seul de ces allèles puisse atteindre la fréquence qui est celle d’aujourd’hui. C’est beaucoup plus lointain que les 65 000 ans proposés par OoA. Le nombre d’allèles différents (“polymorphismes”) dans l’ADN nucléaire des populations non-africaines actuelles indique qu’ils sont trop nombreux pour être le résultat de mutations sur une période de seulement 65 000 ans. Selon Eswaran et al., 2005

… as much as 80% of nuclear loci have assimilated genetic material from non-African archaic humans. [...] (i.e., 80% of loci may have some archaic admixture, not that the human genome is 80% archaic).

Missing signs of expansions at many genetic loci would be correlated with assimilation at those loci from non-African archaic populations. [...] Many, even most, functional loci globally surveyed (e.g., β-globin, MC1R, PDHA1, Dys44, Y-chromosome, etc.) show deep structure both geographically and temporally, with coalescence times for non-African variation extending to much earlier time periods than the first emergence of modern humans in Africa. This strongly suggests that archaic assimilation affected these loci.

Le dernier ancêtre commun (LCA) des africains et non-africains pour le gène MC1R est estimé à 1 million d’années (Harding et al.), ce qui veut dire que les africains et non-africains se sont scindés en deux populations distinctes depuis au moins aussi longtemps. C’est très loin des 65 000 ans avancés par OoA.

Both African and non-African data suggest that the time to the most recent common ancestor is ~1 million years and that the age of the global 314 variant is 650,000 years.

D’autres données de Harding et al. :

These estimates suggest that the MC1R variants Val60Leu, Val92Met, and Arg163Gln may trace back to ancestors in Eurasian populations existing 250,000–100,000 years ago. Our estimates of 80,000 years for the red hair-associated Arg151Cys and Arg160Trp variants likewise suggest a distant ancestral contribution from Paleolithic Eurasians to the western European populations of today. Our estimated age of 80,000 years for the red hair-associated variants suggests that they are likely to have a wide geographic distribution, perhaps extending into central Asia.

Si la théorie OoA est juste, il faudrait 1) que l’ensemble des allèles spécifiques aux africains disparaisse de toutes les populations eurasiennes en 65 000 ans 2) et que toute une collection de nouveaux allèles spécifiques aux eurasiens puisse émerger dans ce délai. Des conditions que l’on sait maintenant impossibles à respecter.

Non seulement il y a des haplotypes d’ADNmt, mais il y a aussi des haplotypes d’ADN nucléaire. Pendant la formation de l’ovule et du spermatozoïde, les paires de chromosomes (un du père et un de la mère) éclatent en petits morceaux, et quelques uns des fragments de chaque parent sont échangés, et enfin les morceaux sont recombinés pour reformer les chromosomes, un processus appelé “crossover”.
De petits morceaux de cet ADN nucléaire ne sont pas brisés en morceaux, mais sont hérités comme des morceaux, appelés “haplotypes”; un groupe de ces haplotypes est appelée haplogroupes. Ainsi, de cette façon les haplotypes et haplogroupes maintiennent leur intégrité de génération en génération comme le font l’ADNmt de la mère et le chromosome Y du père, bien qu’ils accumulent tous progressivement des mutations. Il existe environ 100 000 haplogroupes dans le génome de chaque individu, et puisque les haplogroupes des différentes populations accumulent des mutations différentes, la race d’un individu peut être déterminée par seule vérification des emplacements sur l’ADN où ces mutations se sont produites.
En comparant les similitudes et les différences dans les haplogroupes de différentes populations, il est possible de déterminer quel haplotype est le plus ancien et d’estimer son âge. Par exemple, on sait qu’il y a eu plusieurs versions d’un haplotype dans le gène PDHA1. Les différentes versions correspondent à un arbre ramifié qui est estimé à 1,86 million d’années, dont une branche s’est ramifiée de nouveau il y a 200 000 ans. De Harris et Hey, 1999 :

Diverse African and non-African samples of the X-linked PDHA1 locus revealed a fixed DNA sequence difference between the two sample groups. The age of onset of population subdivision appears to be about 200 thousand years ago. This predates the earliest modern human fossils, suggesting the transformation to modern humans occurred in a subdivided population. The base of the PDHA1 gene tree is relatively ancient, with an estimated age of 1.86 million years, a late Pliocene time associated with early species of Homo.

Si tous les humains appartenaient à un groupe unique de l’Afrique il y a 65 000 ans, personne aujourd’hui ne peut posséder des versions d’un haplotype qui s’est ramifié deux fois avant cette date, mais c’est pourtant le cas.

Puisque l’ADNmt est transmis par la lignée féminine, la cartographie des variations chez les personnes à travers le monde nous raconte les voyages géographiques des femmes. Parallèlement, l’ADN du chromosome Y est transmis par la lignée masculine et nous montre où les hommes voyageaient. Il ne raconte pas exactement la même histoire, étant donné que les hommes ont beaucoup plus exploré que les femmes. Les hommes se déplaçaient souvent vers de nouvelles terres sans leurs femmes, ensuite, ils s’accouplèrent avec des femmes indigènes, de sorte que leurs descendants avaient l’ADNmt des natifs et l’ADN du chromosome Y des explorateurs.

La carte ci-dessus montre la répartition mondiale des différentes variations du chromosome Y. La quantité de chaque couleur dans les cercles est proportionnelle au nombre d’hommes dans cet endroit qui avait la variation indiquée par cette couleur. On note que l’olive, la couleur majeure en Afrique, apparaît à l’extérieur de l’Afrique, mais seulement autour de la Méditerranée, ce qui suggère que les africains n’ont pas migré hors d’Afrique, sauf en tant qu’esclaves emmenés dans ces zones. Le rouge vif et le bleu foncé sont uniques à l’Afrique, ce qui suggère également qu’il n’y avait pas de migrations hors d’Afrique. Ces variations peuvent avoir été apportées en Afrique par les hominoïdes primitifs (section IV), qui se sont éteints ailleurs, mais dont l’ADN-Y persiste encore en Afrique.
Les couleurs européennes orange et jaune indiquent que des hommes européens vivaient dans le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, la Géorgie de l’ex-URSS, l’Inde, l’Asie du Sud-Est, l’Australie et l’Amérique du Nord (les hommes en orange et jaune peuvent avoir été les membres d’une seule population). Le vert est la couleur dominante dans les Amériques, et les petites quantités de vert dans l’Ancien Monde indiquent leurs origines en Asie de l’Ouest, migrant par la suite vers le nord de l’Inde et le sud de la Sibérie et, éventuellement, les Aïnous au Japon.
Du fait des grandes quantités de rose dans l’est de l’Asie, on pourrait s’attendre à d’importantes quantités de rose dans les Amériques, mais elle n’est pas là, ce qui suggère que les asiatiques en rose ne sont pas enclins à beaucoup explorer et que moins d’évolution s’est produite chez les asiatiques en rose que chez les européens en orange et jaune.

Plus d’absurdité sur Out of Africa chez Mathilda’s Anthropology (G.R. Morton, The Homo erectus Genes in Us; Garrigan et al., 2004; Garrigan et al., 2005; Evans et al., 2006).

Chapitre 22 – Replacement

L’hypothèse du remplacement, pierre angulaire de OoA, consiste à dire que les populations plus adaptées remplacent les populations moins adaptées. À première vue, c’est raisonnable. Cependant, plus une population vit longtemps dans un environnement, plus elle devient adaptée à cet environnement et plus fortes doivent être les adaptations d’une autre population pour pouvoir la remplacer. La théorie stipule que les Hss sont apparus en Afrique, que ces Hss africains ont remplacé les eurasiens plus primitifs, par exemple, les erectus qui ont vécu il y a plus d’un million d’années, ou les néandertaliens qui ont vécu là-bas pendant 350 000 ans.
OoA suggère – sournoisement – que les incisives en pelles, un trait spécifiquement asiatique, ont disparu à cause des africains qui ont remplacé les asiatiques; des africains qui ont, à leur tour, développé les incisives en pelles. Selon OoA, les africains modernes n’auraient pas métissé avec les indigènes eurasiens, ou alors l’hypothèse du remplacement est erronée. Cela sous-entendrait que les eurasiens ne pouvaient pas rivaliser avec des africains trop forts pour eux : ils seraient morts de faim, de maladie, ou ils ont été tués par les africains. Que les africains n’ont pas métissé avec les eurasiens en résistant à la tentation de “prendre” les femmes eurasiennes peut laisser perplexe quand on connaît l’hypersexualité des noirs (chap 12).

À quoi ressemblaient les africains qui ont remplacé les eurasiens ? Etaient-ils déjà néoténiques, à peau blanche, à visage plat, à teint jaunâtre ? Peu probable. Perdre des traits avantageux en Afrique avant de quitter l’Afrique serait suicidaire. Si les africains se sont installés en Eurasie, ils n’auraient pas perdu leurs traits typiquement africains avant au moins plusieurs milliers d’années. Si donc les Hss africains furent les premiers hommes modernes de la planète, ils auraient été supérieurs à tous les indigènes Hs africains, et ils les auraient remplacés avant même de migrer hors de l’Afrique. Ainsi, pour que les Hss africains aient plus de succès que les Hs archaïques, ils étaient obligés de conserver les traits possédés par leurs Hs prédécesseurs.

Comment les africains, adaptés au climat chaud, pouvaient être plus compétitifs que les eurasiens, adaptés pour le climat froid, sur leurs propres terres ? Sachant que les indigènes eurasiens vivaient sur leurs terres depuis au moins 1,8 million d’années ? Ensuite, quand on regarde de plus près la Section 2, en particulier les chapitres 16 et 18, constatera que les africains d’aujourd’hui ne possèdent aucun trait moderne, donc les africains d’il y a 65 000 ans étaient encore moins modernes, alors la théorie OoA est fausse. Il suffit de comparer les crânes présentés au chapitre 9 et le crâne de Kabwe. Les africains d’aujourd’hui ont des traits encore moins modernes que le crâne chinois Hss de Liujiang County, âgé au bas mot de 87 000 ans. Les africains, s’ils ont quitté l’Afrique, n’étaient pas Hss. Comment pouvaient-ils avoir un avantage sur la récolte de nourriture dans un territoire avec lequel ils n’étaient pas familiers ? Enfin, n’oublions pas que Toba a éclaté il y a 73 000 ans, et que la première ère glaciaire s’est étendue entre 73 000 et 55 000 ans BP. Alors les 65 000 ans BP n’étaient pas un moment propice pour envahir l’Eurasie. Surtout qu’il y faisait tellement froid que les eurasiens eux-mêmes furent obligés de migrer vers le Sud, métissant avec quelques africains au passage.

Puisque l’homme de néandertal ne s’est pas éteint avant 24 500 ans BP, il restait encore beaucoup de néandertaliens en Eurasie “à remplacer” pour ces africains modernes. C’est une autre controverse de OoA. L’homme de néandertal en Europe était grand, trapu, très musclé, à grand cerveau, adapté au froid; il était en possession d’armes et d’outils puissants. Heidi, le prédécesseur du néandertal, possédait des lances aérodynamiques âgées de 400 000 ans en Allemagne, alors son descendant néandertalien les avaient aussi. Il n’existait pas de squelettes néandertaliens ou erectus eurasiens avec des lances africaines, et aucun artéfact africain n’a été trouvé en Eurasie. Les eurasiens avaient un cerveau plus volumineux et des armes et outils plus sophistiqués. Ils n’ont pas pu être tous remplacés, d’autant que les néandertaliens vivaient encore aux côtés des caucasiens, en Europe, il y a 24 500 ans.

Other papers (Harding, 1997; Harpending, Did Early Humans Mate With The Locals ?; Templeton, 2002) concede there was never any “replacement” of Eurasian archaics because archaic Eurasian alleles were found at 80% of the locations along the DNA chains that were studied, which means that Eurasians must have interbred with the archaic humans who were already living there.  [...] Most of these non-African archaic Eurasian alleles are very old, much older than 65,000 ya, when replacement supposedly began.

Les allèles qui ne sont pas contraints par une forte sélection négative ne disparaissent pas rapidement. Les aborigènes australiens ont des caractéristiques que l’homme de Java (1,8 mya) possédait. Les est-asiatiques d’aujourd’hui ont toujours le visage plat avec des pommettes saillantes que l’Homme de Pékin (½ mya) possédait. Etc, etc…
Les allèles peuvent être perdus rapidement s’ils codent pour des traits désavantageux, mais s’ils codent pour un trait neutre, ils peuvent être conservés pour des millions d’années. En fait, OoA insinue sournoisement que les africains ont perdu toute trace de leurs traits africains en seulement 65 000 ans. Si OoA est correct, certains eurasiens devraient avoir quelques allèles spécifiques aux africains. Même les allèles africains qui codent pour des traits neutres, comme les cheveux et la couleur des yeux, sont absents chez les eurasiens.

The only Eurasians who have African alleles are those whose ancestors imported African slaves.

De nombreux allèles propres aux eurasiens (yeux verts et bleus, cheveux blonds et roux, cheveux raides et ondulés) sont récessifs par rapport aux allèles dominants des africains, de sorte que les deux parents eurasiens doivent posséder l’allèle qui code pour le trait récessif eurasien afin qu’il puisse être exprimé. En supposant que les africains aient remplacé les eurasiens, il serait alors impossible que ces allèles récessifs puissent se propager à travers toute l’Eurasie.
Même si les africains perdent un allèle spécifiquement africain, cela ne veut pas dire qu’ils se retrouveront avec l’allèle eurasien correspondant. Si un africain perd l’allèle de la peau noire, il n’obtiendra pas la peau blanche des eurasiens, et deviendra albinos car il n’a pas l’allèle eurasien pour la peau blanche – l’ensemble des allèles africains pour la couleur de peau code pour une couleur de peau noire. De la même façon, si un africain perd l’allèle pour les yeux noirs, il ne possédera pas un iris bleu ou vert, mais un iris incolore.

Si les africains sont arrivés en Eurasie pour perdre leurs traits spécifiques, ils deviendraient extrêmement fragiles jusqu’à ce que des mutations avantageuses se produisent pour leur donner tous les allèles spécifiques aux eurasiens. Mais d’abord, les africains ont dû passer par l’Asie tropicale, une région pour laquelle ils seraient plus adaptés; sauf que dans un environnement semblable au leur, les africains n’auraient pratiquement pas évolué. Les populations autochtones, les aborigènes, qui occupent aujourd’hui les régions tropicales de l’Asie devraient ressembler aux africains. Effectivement, les négritos du Pacifique Sud ont quelques traits africains. Malheureusement pour OoA, ces gens sont les moins génétiquement apparentés aux africains (Section 4).

Les Cro-Magnons (les prédécesseurs immédiats des caucasiens qui ont un crâne presque identique aux caucasiens d’aujourd’hui) vivaient en Europe il y a 32 000 ans. Les africains n’avaient donc que 33 000 ans pour faire évoluer leur crâne africain en crâne de Cro-Magnon.

L’évolution procède habituellement de “généralisé” vers “spécialisé” (chap 4). Si OoA dit vrai, les africains restés en Afrique ne posséderaient aucun trait adaptatif en Eurasie qui serait inadapté ou neutre en Afrique. C’est pourtant le cas. Le fait qu’ils ont un nez soutenu par des os du nez externe suggère une migration des premiers hommes vers l’Afrique.
Dans les tropiques, où l’air est chaud, il est inutile d’avoir des os du nez pour soutenir un grand nez permettant de réchauffer l’air, et les singes n’en ont pas. Le nez humidifie l’air, mais l’australopithèque et les premiers hommes en Afrique marchaient dans la savane lorsque c’était sec, et ils ont réussi à le faire sans os du nez externe. Il ne devrait pas y avoir de sélection positive pour les os du nez dans les tropiques, même là où c’était sec. Les africains d’aujourd’hui n’auraient pas dû avoir des os du nez si les allèles pour les os du nez n’ont pas été apportés en Afrique par les hominidés eurasiens qui les possédaient.
La grande taille des africains suggère également la migration des habitants du nord vers l’Afrique puisque, selon la règle de Bergmann, les africains devraient être petits, comme les pygmées et les négritos. L’australopithèque, à partir duquel les humains sont soupçonnés d’avoir évolué, était de petite taille (entre 3′ 6″ et 5′ 0″). Les Hobbits aussi étaient petits. Les africains, et particulièrement les nord-est africains, arborent des traits non-africains qu’on pourrait considérer comme étant une anomalie. Ce métissage significatif sera détaillé dans la section suivante.