Des arguments fallacieux dans le débat Race-QI : Some misleading arguments in the Race-IQ debate

The english text is in bold.

Plus souvent que l’inverse, je remarque que les arguments ad hoc viennent des environnementalistes, qui posent l’idée que les différences raciales n’ont pas de composantes génétiques (substantielles). Nous allons voir à quoi ces arguments ressemblent et pourquoi ils ne fonctionnent pas.

More often than not, I notice that ad hoc arguments seem to come from the environmentalists, which posit than group differences have no (substantial) genetic components. We will see what those arguments look like and why they are bogus.

Un argument commun consiste à dire que les différences culturelles et maladies/pauvreté sont les causes premières derrière les différences raciales dans l’intelligence. Ils pourraient accepter l’idée que les différences en termes de maladie/pauvreté peuvent être mesurées avec assez de précision. Mais pas tellement pour la culture. Ils expliquent ensuite que tandis que les différences culturelles (racisme et discrimination pouvant être inclus) comptabilisent une large part des différences raciales, la culture ne peut être mesurée, et conséquemment nous ne pouvons pas accepter l’idée que les facteurs génétiques représentent une portion non-triviale de ces différences. Après tout, les différences culturelles pourraient bien à elles seules expliquer toute la variance restante lorsque les différences en termes de maladie/pauvreté ont été prises en compte, comme ils pourraient le dire. Et parce que nous n’en savons rien, nous ne pouvons pas écarter l’hypothèse que les environnements cognitifs expliquent (presque) toutes les variances dans les différences de QI. Mais si cette assertion était véridique et que les différences culturelles ne peuvent être mesurées, ils ne peuvent même pas commencer par démontrer que la culture en elle-même peut influencer le QI de façon substantielle. Mais ce n’est pas le plus grave problème, qui est de considérer la culture en elle-même comme étant un facteur important. Il est improbable que les différences dans les habitudes de vie, ou même les goûts, causeraient les différences de QI. Au lieu de cela, nous pouvons dire que ces différences dans les habitudes de vie comptabilisent certaines différences dans la consommation (nourriture, drogues, etc.), la santé en général, ou même l’éducation le nombre de livre lus, et ainsi de suite, qui, elles, causèrent réellement les différences de QI. Ces variables peuvent bien sûr être mesurées avec assez de précision pour les études. Autrement dit, la culture peut être mesurée et contrôlée. S’il existe des différences culturelles entre les classes sociales, alors maintenir constant les niveaux de statut socio-économique contrôlerait dans certaines mesures les différences culturelles. Enfin, même la culture ne devrait pas être nécessairement interprétée comme étant purement une différence culturelle entre groupes. Les différences moyennes entre cultures ne sont pas nécessairement “culturelles” puisqu’elles peuvent être dues à des différences génétiques entre les cultures.

One common argument is to maintain that cultural differences and disease/poverty are the leading causes behind racial differences in intelligence. They could accept the idea that differences in disease/poverty can be accurately measured. But not so for culture. Then they argue that while cultural differences (racism and discrimination could be included) explain a substantial part of the racial gap, culture cannot be measured, and consequently we cannot accept the idea that genetic factors account for a non-trivial portion of those differences. After all, cultural differences could well explain all the remaining variance when differences in disease/poverty are taken into account, as they would say. And because we don’t know, we can’t rule out the explanation that cognitive environments explain (almost) all (of) the variance in IQ gap. But if this claim is right and that cultural differences cannot be measured, they cannot even begin to show that culture itself would influence IQ, nontrivially. But this is not the biggest problem, which is to consider that culture in itself is an important factor. This is unlikely that differences in lifestyle, or even taste, would cause differences in IQ. Instead we can say that differences in lifestyle explain some differences in food consumption, cigarette/marijuana consumption, health in general, or even education, number of books read, and so on, that were causing the differences in IQ. These variables can be of course measured with enough accuracy for studies. Put it another way, culture can be measured and controlled. If there are cultural differences between social classes, then holding constant SES levels would control to some extent the differences in culture. Finally, even culture itself should not be interpreted as a pure cultural difference between groups. Average differences between cultures are not necessarily “cultural” as they might be due to genetic differences between cultures.

On peut faire valoir que nous ne pouvons pas contrôler toutes les variables possibles et imaginables. Mais ici, ils doivent tenir compte du résultat de l’étude en question. Par exemple, quand le document de recherche indique que les facteurs socio-économiques échouent à faire diminuer les différences raciales dans certains résultats socio-économiques (e.g., disparité de santé, salaire, QI, ou tout autre chose), ils peuvent maintenir l’idée qu’il y a “d’autres facteurs impliqués”. Deux réponses peuvent être formulées. D’abord, même lorsque d’autres facteurs peuvent être impliqués, l’absence ou quasi-absence de la convergence des différences raciales fait qu’il est improbable que ces facteurs inconnus additionnels auraient impacté de façon substantielle les résultats actuels. Deuxièmement, les variables utilisées comme contrôle sont, visiblement, les plus importantes connues par les chercheurs, à savoir, l’éducation, le salaire/revenu, QI, nombre d’enfants, statut marital. Et parfois l’ascendance raciale, ou le quartier. S’ils prétendent que d’autres facteurs sont impliqués, ils doivent les nommer. Mais quand bien même, le problème est que tous ces facteurs environnementaux ne sont certainement pas purement additifs. Sûrement à différent degrés, ces facteurs ne sont pas indépendants les uns des autres. Ils sont déjà pris en compte par les variables socio-économiques les plus communément utilisées. Donc, tenir compte de ces facteurs inconnus doit représenter seulement un effet non-significatif. L’hypothèse multi-causale des micro-environnements pourrait être ce qu’ils ont à l’esprit, quand ils font valoir que les différences raciales ont vraiment de multiples causes. Ainsi, dire qu’il existe de multiples causes est une chose. Mais c’est une autre chose que de supposer qu’il n’existe pas de facteur causal dominant. Certains facteurs peuvent représenter la majeure part de la variance. Probablement ceux déjà utilisés dans la littérature empirique. Mais il y a plus. Lorsque nous contrôlons les facteurs socio-économiques, alors même qu’il peut être dit que nous ne contrôlons pas assez, en vérité, nous en contrôlons bien trop, puisque le statut socio-économique a également une composante génétique.

It could be said that we can not control for all the possible and imaginable variables. But here, those who made this claim need to take into account the result of the study under question. Say, when a research paper had controlled for socio-economic background but failed to diminish the racial gaps in some outcomes (e.g., disparity in health, wage, IQ, or anything else), they could maintain that “there are other factors involved”. Two responses might be provided. First, even when other factors could be involved, the absence or quasi-absence of racial convergence makes it implausible that those unknown factors would have substantially impacted the actual result. Second, the variables used as control variables are, noticeably, the most important ones known by the researchers, namely, education level, wages/income, IQ, number of children, marital status. And sometimes ancestry, or neighborhood. If they even claim that other important factors should be taken into account, they have to list them all. Even so, the problem is that all the environmental factors cannot be supposed to be purely additive. Certainly at different degrees, those factors are not independent from each other. They have already been accounted for by the most commonly used socio-economic variables. So, taking into account those unknown factors must add a very little to the environmental variance already supplied by the usual variables used. The multiple-cause hypothesis of micro-environments could be what they have in mind, when they argue that racial differences really have multiple causes. Thus, to say that there are multiple cause is one thing. But this is another thing to suppose that there is no dominant causal factor. Some factors may well represent the lion’s share of the variance. Probably those already used in the empirical literature. And there is more. When we control for SES, while it is sometimes believed that we are not controlling for enough factors, in fact we are controlling for too much, because SES has some genetic component as well.

On peut parfois noter que les héréditaristes font eux aussi quelques affirmations péremptoires. Par exemple, quand ils disent que les programmes éducatifs échouent à stimuler le QI (g) sur le long terme. En effet, c’est actuellement le cas. Mais juste parce que les expériences passées ont échoué aussi souvent n’implique pas que de meilleures expériences ne peuvent pas être conduites, ou que les futures essais seront nécessairement voués à l’échec, à plus forte raison quand la technologie continue à s’améliorer. C’est comme cela que les environnementalistes pourraient répondre. Cela est juste. En revanche, nous pourrions et devrions sans doute rester prudent quant au résultat des futures expériences compte tenu des expériences passées. Les différences de QI étant restées parfaitement identiques alors même que le niveau de vie des minorités ethniques a augmenté. Compte tenu de l’héritabilité du QI, il y a des limites théoriques à ce qui est possible de réaliser. Aussi, réussir à augmenter le QI de certains membres d’un groupe donné est une chose complètement différente que de réussir à maintenir ces différences raciales à un niveau non-significatif à travers les générations, dans la mesure où il existe évidemment des différences génétiques entre races en ce qui concerne le comportement et les autres traits non liés au QI.

It could sometimes be noticed that hereditarians are making some unwarranted claims as well. For instance, when they say that educational programs failed to stimulate IQ (g) on the long run. Indeed, this is actually the case. But just because past experiences have failed in so many instances, this does not imply that better experiences cannot be done, or that future attempt to improve IQ will necessarily fail, especially when technology is kept improving. This is how environmentalists could answer. This is obviously right. However, we should nevertheless be prudent about those attempts, given the past experiences. IQ differences remained stable when at the same time the standard of living of ethnic minority has improved. Given the heritability of IQ, there is a theoretical limitation to what it is possible to accomplish. Also, succeeding to increase the IQ of some members of a given group is a completely different thing than succeeding to keep the racial gap at a non-significant level across generations, as there are obviously some genetic differences between the races with regard to behavior and other traits not related to IQ.

Une autre erreur apparemment courante dans les documents de recherche est l’hypothèse que lorsqu’une corrélation tombe à zéro, ou proche de zéro, à cause du contrôle d’une (ou plusieurs) variable(s), cela impliquerait que ces variables confondantes constituent l’explication de la corrélation trouvée. Rien ne pouvait être plus éloignée de la vérité. En fait, ni la corrélation partielle ou l’analyse de régression multiple ne peut définir le sens de la causalité. Par exemple, une corrélation entre le revenu et QI tombe à zéro quand l’éducation est maintenue constante. Il en aurait été conclu que le lien entre QI et revenu n’est qu’une simple illusion. Ce n’est pas le cas, puisque un fort QI est certainement la (l’une des) cause(s) majeure(s) d’un fort niveau d’éducation. En d’autres termes, tout ceci veut dire qu’un QI est corrélé avec le revenu à travers l’éducation. Contrôler l’éducation enlèverait en effet un (ou plusieurs) facteur(s) de causalité influençant l’éducation, comme le QI.

Another mistake seemingly not uncommonly found even in research paper is the assumption that when a correlation dropped to zero, or near-zero, due to the control of one (or more) variable(s), this would imply that those confounding variables constitute the explanation of the found correlation. Nothing could be further from the truth. In fact, neither a partial correlation nor a multiple regression analysis can define the arrow of causation. Say, a correlation between income and IQ drops to zero when education is held constant. It would be concluded that the link between IQ and income is a mere illusion. It is not, because high IQ is certainly (one of) the major cause(s) of higher education. In other words, all this is to say that IQ is correlated with income through education. Controlling for education level would indeed remove one (or more) causal factor(s) influencing education, such as IQ.

Un commentaire qui peut être pris avec plus de sérieux, en exagérant un peu, consiste à dire que les études sur la malléabilité du QI ne comprennent pas assez d’enfants venant de familles extrêmement pauvres. L’argument une fois de plus est maladroit car ce sous-groupe n’est pas représentatif de la population dans son ensemble. Même la plupart des noirs ne vivent pas dans la pauvreté extrême. Donc, même une étude ayant trouvé une hausse de 20 points de QI, cette recherche ne devrait pas être citée pour dire que le QI des noirs aurait augmenté de 20 points si les études utilisèrent des échantillons plus appropriés. Le résultat semble spectaculaire mais la conclusion est fort trompeur.

A comment which can be taken more seriously, with of course a little exaggeration, is to say that studies in IQ malleability do not include enough children from extremely low SES families. The argument once again is dubious because this sub-group is not representative of the population as a whole. Even most blacks do not live in extreme poverty, far from it. So, when a study found an increase of 20 IQ points, this finding should not be used for saying that black IQ can be increased by 20 points if studies were using “appropriate” samples. The result looks spectacular but the conclusion is highly misleading.

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