Exposer les multiples erreurs et contradictions du féminisme

Le féminisme, on le sait, incarne des idées dont l’objectif consiste à réduire toute forme d’inégalités entre hommes et femmes. Plus exactement, c’est un mouvement contre “l’oppression” des femmes qui concrètement vise à libérer les femmes de leur rôle traditionnel, et rejeter leur nature de femme.

En apparence, le but est louable, mais ce mouvement dont les conséquences semblent passer inaperçues pour la plupart des gens repose sur des fondamentaux tout à fait erronés.

Une idée répandue chez les féministes serait que l’homme aurait plus de pouvoir que la femme, que celle-ci, cantonnée aux tâches ménagères, est ainsi captive de l’homme. C’est peut-être la raison pour laquelle le féminisme combat si ouvertement le rôle de femme au foyer.

L’histoire évolutive nous apprend que s’il existe une différence de pouvoir entre les sexes, ce sont les femmes qui ont, et exercent ce pouvoir. Pas l’homme. Depuis la nuit des temps, le sexe qui avait le plus à perdre d’un mauvais choix de partenaire fut la femme (Bokek-Cohen et al., 2008, pp. 44, 52-53; Savage & Kanazawa, 2004, pp. 513, 517)., puisque c’était l’homme qui avait la force et celui qui, par conséquent, accumulait et apportait les ressources. Les femmes sélectionnaient donc plus prudemment le conjoint. Cela expliquer pourquoi une femme est généralement moins intéressée par le sexe occasionnel avec une personne étrangère que l’homme. Pour charmer un homme, elles n’avaient qu’à se faire belle. Bref, se coiffer est largement suffisant. Pour citer Bill Maher :

“For a man to walk into a bar and have his choice of any woman he wants, he would have to be the ruler of the world. For a woman to have the same power over men, she’d have to do her hair.”

Pourquoi les hommes sont-ils physiquement si forts ? Pourquoi sont-ils si peu averses au risque ? Pourquoi possèdent-ils toutes ces ressources financières ? Parce que la femme dit non (Haselton & Buss, 2000, p. 88; Kanazawa, 2006). Elle désire un homme puissant, pour la protéger, elle et ses enfants, et c’est pour cette raison que l’homme possède toutes ces ressources. Il veut se reproduire. Mais pour y parvenir, il doit pouvoir soulever des montagnes. Non qu’il le veuille pour lui-même, mais parce qu’on le lui a demandé. L’homme met tout en oeuvre pour impressionner la femme qu’il convoite, pour qu’elle dise oui. Par la sélection sexuelle, les hommes les moins capables étaient donc éliminés de la course.

Fait intéressant, les hommes ont tendance à commettre des erreurs de Type I, les femmes des erreurs de type II. Pourquoi ? Parce qu’une erreur de Type I est plus préjudiciable pour la femme, et inversement pour l’homme (Haselton & Buss, 2000, p. 88; Kanazawa, 2006). La femme a donc tendance à inférer que l’homme n’est pas intéressé par elle quand il l’est, et inversement pour les hommes. Autrement dit, la femme a tendance à reculer devant les hommes. Ceci n’est pas du tout cohérent avec l’idée que les femmes seraient captives des hommes, car dans ce cas, elles commettraient plutôt des erreurs de Type I. C’est en revanche cohérent avec le fait que les femmes avaient le plus à perdre dans un mauvais choix, et donc, qu’elles étaient très sélectives; encore une fois, en contradiction avec l’idéologie féministe. Dans cette perspective, ce sont les hommes qui seraient soumis aux femmes, pas l’inverse.

L’homme, en revanche, était en compétition avec les autres hommes pour impressionner la femme parce que celle-ci voulait s’assurer qu’il pourrait protéger et nourrir ses enfants et elle-même. Les hommes devenaient ainsi des bourreaux de travail qui prenaient tous les risques dans l’exercice de chasse, et mourraient lorsqu’ils étaient négligents, lorsqu’ils perdaient leur chemin, etc. Le fait que les hommes soient moins averses au risque que les femmes s’explique tout simplement par la compétition acharnée entre les mâles pour obtenir les faveurs de la femme. Les hommes ont évolué de telle sorte qu’ils aient naturellement une tendance à la prise de risque. Le résultat est que la femme vit plus longtemps que l’homme.

L’histoire évolutive explique parfaitement pourquoi les hommes ont de meilleures compétences visuelles et spatiales et pourquoi les femmes ont de meilleures compétences verbales. La chasse et l’exploration exigeaient de telles capacités, c’est pourquoi elles étaient positivement sélectionnées. À l’inverse, la femme était chargée d’éduquer les enfants, d’où l’utilité des compétences verbales qui étaient positivement sélectionnées. Evolutivement, la femme n’a jamais été adaptée pour exécuter le travail de l’homme, et inversement.

Autrement dit, les femmes sont les plus productives dans l’éducation des enfants et dans les tâches ménagères. Encourager les femmes à développer l’ambition de la réussite professionnelle au détriment de son rôle d’éducatrice équivaut à une mauvaise allocation de ressources. Si l’éducation des enfants est ainsi négligée, la délinquance sera plus élevée que ce qu’il en aurait été autrement, net des facteurs confondants. Si c’est la perspective de fonder une famille qui est sacrifiée, les femmes ne feront plus d’enfants. Dans les deux cas, c’est un problème.

Il faut bien comprendre que les femmes n’ont aucun intérêt à chercher à faire carrière. Être riche ne rendra pas les femmes plus heureuses (Kanazawa, 2004, pp. 383-385). La pression constante au travail est un élément que la femme aurait pu s’éviter. Le commerce est un milieu où la femme n’est pas naturellement et évolutivement adaptée à la compétition mentalement épuisante, qui est une caractéristique propre du marché.

Aussi, les hommes ressentent moins le besoin de travailler dur pour obtenir les faveurs d’une femme, avec l’état-providence qui n’arrange clairement pas les choses. Accorder des prestations généreuses de chômage, redistribuer les revenus par la taxation n’encourage pas les comportement responsables, et ceci est encore plus vrai chez les africains (Kanazawa, 2009, p. 122). Lorsque le gouvernement déclare que tout le monde a le “droit” de réclamer des allocations et de l’argent provenant des impôts, les individus perdent leur honnêteté et intégrité parce qu’ils croient qu’ils ont le “droit” de profiter de l’argent des autres et que leur situation précaire n’est absolument pas leur faute, mais celle du système. Voir Frédéric Bastiat sur les caisses d’assurance privées. Pourquoi éprouverait-on de la honte d’utiliser gratuitement l’argent des autres quand le gouvernement déclare que nous en avons le “droit” ? D’autant que si les femmes se mettent à travailler, elles ne sont plus dépendantes des ressources apportées par l’homme et ne demandent plus pour qualité première qu’il soit un homme de labeur, surtout que la paternité (i.e., “fatherhood”) rend les hommes plus travailleurs et consciencieux (Kanazawa, 2004). Mais aujourd’hui, la paternité est en déclin à cause du divorce et des naissances hors mariage. Le féminisme a plutôt livré les femmes au labeur, en libérant les hommes du travail.

Outre les opportunités de carrière, la libération de la femme passait aussi par le droit à l’avortement. Comme on le sait, les divers moyens de contraception ont rendu le sexe plus accessible, les filles et garçons perdant leur virginité plus tôt (17 ans aux Etats-Unis). Dans la mesure où l’usage du préservatif n’est pas systématique au vu des données disponibles alors que le rapport sexuel a été rendu plus accessible, le risque d’infection lié au sexe serait plus élevé que ce qui aurait prévalu autrement. Le féminisme ne doit pas oublier que le droit à l’avortement “libre” est aussi le droit de mettre fin à une vie pour aucune bonne raison.

Plus dommageable encore pour l’idéologie féministe est le fait que l’accessibilité du sexe, par l’avortement et les méthodes contraceptifs, n’a pas libéré la femme, bien au contraire. C’est plutôt l’homme qui s’est en retrouvé libéré. D’abord parce que le “coût” de l’avortement, ce n’est pas lui qui le porte. Ensuite, parce que privées de la contraception, les femmes auraient obligé les hommes à se marier avant de permettre une relation sexuelle. Grâce à l’avortement, les hommes n’ont plus besoin de s’engager réellement. Pas étonnant que le mariage a fortement périclité depuis les dernières décennies. L’avortement fragilise également le mariage en ce qu’il est devenu plus facile pour les hommes d’avoir une relation sexuelle extra-conjugale, tout en favorisant l’activité de prostitution, le tourisme sexuel, et tous les abus qui en découlent. C’est ce que nous obtenons lorsque la femme se voit bénéficier du droit de mettre fin à une vie quand elle le désire, pour quelque raison que ce soit. Le féminisme, loin d’avoir rendu les femmes plus libres, a plutôt rendu les hommes plus libres, disons, plus libres de briser la morale et l’éthique.

À ceci faut-il encore ajouter qu’il y a des raisons de croire que ce sont plus généralement les femmes intelligentes et éduquées qui avortent (Kanazawa, 2005, pp. 255-256), et non les femmes pauvres et peu éduquées, dans la mesure où l’avortement et les méthodes de contraception en général sont cognitivement exigeants, et que ces moyens sont évolutivement inhabituels (Kanazawa, 2010, p. 36). Les individus intelligents sont effectivement plus aptes à gérer des problèmes non récurrents qui ne prévalaient pas dans l’environnement ancestral (Kanazawa, 2010, p. 35). Dans ce contexte, il est plus probable que la légalisation de l’avortement aurait fait croître la criminalité au delà de ce qui aurait prévalu, net des facteurs confondants, en d’autres circonstances plutôt que l’inverse (Steve Sailer, “Did Legalizing Abortion Cut Crime?”). Rappelons que ces enfants ne sont pas nés d’un père responsable, mais plutôt d’un “voyou” qui cherchait simplement à s’envoyer en l’air, abandonnant la fille qu’il a mise enceinte. L’homme marié à une femme qui porte l’enfant de ces hommes cavaleurs et infidèles n’est pas “récompensé” dans la mesure où cet enfant n’est pas le sien, à plus forte raison si la femme ne souhaite plus avoir d’enfants supplémentaires.

Coming Apart p. 257Un autre produit du féminisme est la réduction du coût du divorce pour les femmes, dans la mesure où elles peuvent réclamer la moitié des richesses d’un homme. L’Etat-providence amoindrit encore le coût du divorce lorsqu’il s’engage à subvenir aux femmes démunies, ce qui affaiblit davantage les structures familiales, sans parler des conséquences du divorce et de la monoparentalité sur le développement des enfants. Ce n’est pas la manière la plus aisée d’élever un enfant, loin de là. Charles Murray rapporte dans “Coming Apart” (2012) que les personnes mariées sont plus heureuses que les personnes non mariées. Mais plus révélateur est le fait que :

Among unmarried people (combining those who are separated, divorced, widowed, and never married), those with children are notably less happy than those without children – a finding that reflects the many economic and emotional difficulties of being a single parent. (Coming Apart, ch. 15, p. 257)

Dans son essence, le féminisme est évolutivement maladaptatif. C’est parce que la répartition des rôles, que le féminisme dénonce si ardemment au nom de la lutte contre la discrimination, a été façonnée en vérité à travers des milliers d’années d’évolution. Le rôle des sexes est invariable dans le temps et l’espace, au contraire des moeurs et des cultures. Comment le rôle des sexes pourrait-il être le produit de la discrimination, elle qui est le produit des cultures ?

Les différences entre les races et les différences entre les sexes étaient déjà bien établies avant même que nous en ayons pris conscience. L’égalitarisme consistant à cultiver la haine pour les différences entre individus est une idéologie qui rêve tout haut d’un monde qui n’existe pas.

Lecture complémentaire :
Réflexions sur la révolution féministe (1/5) – Docteur Mary and Miss Beauvoir
Réflexions sur la révolution féministe (2/5) – Cachez cette nature que je ne saurais voir
Réflexions sur la révolution féministe (3/5) : Boys will be boys (and girls will be girls)
Réflexions sur la révolution féministe (4/5) : Au milieu des décombres
Réflexions sur la révolution féministe (5/5) : Un nouveau féminisme

13 comments on “Exposer les multiples erreurs et contradictions du féminisme

  1. René de Sévérac says:

    A propos de l’approche traditionnelle de la “conquête du bon mâle”, je vous signale une émission (Envoyé spécial) sur France 2 concernant le mariage : les pêcheuses de millionnaires en Chine (les millionnaire y sont un million).

    Par ailleurs, je vous suis assez; mais malgré les inconvénients , on ne voit pas comment faire machine arrière. La LIBERTÉ reste un moteur considérable.

  2. 猛虎 says:

    Il est vrai qu’il me paraît difficile de régler ce problème autrement que par l’interdiction pure et dure des méthodes de contraception. L’autre idée consiste à convaincre les gens, ce qui est évidemment plus difficile. Je n’ai rien contre la liberté au contraire, mais il est franchement regrettable que l’érosion des moeurs et de la morale soit le prix à payer. Je ne suis pas sûr que ce soit plus avantageux.

  3. yoananda says:

    Je souhaite contrebalancer l’article qui se focalise sur les aspects “négatifs” du féminisme. Comme s’il n’en existait pas de positif…

    déjà, l’évolution … ça se fait par rapport a un contexte. Si le contexte change, l’évolution peut prendre une direction différente. Si l’évolution a fait l’homme “pourvoyeur” et la femme “éducatrice”, l’évolution peut tout aussi bien faire l’inverse.

    Hors, on ne vit plus dans la savane, et rien ne nous empêche de choisir une autre direction. J’insiste sur le mot “choix”. Donc pour moi, exit l’argument évolutif.

    Ensuite, l’homme pourvoyeur a un gros défaut. En cas de conflit de couple, ce qui arrive inévitablement, l’homme se retrouve avec : une infériorité “verbale”, et supériorité “matérielle”. Il a donc tendance naturellement (a cause de l’évolution) a être submergé par les arguments de la femme qui manie mieux la langue et a perdre les conflits. D’où la tentation de se servir de l’argent comme moyen de pression, puisque après tout, c’est lui qui le gagne.
    Et ce n’est pas juste une tentation. Nombre de femmes ont souffert de la dépendance financière a leur mari. Il est donc naturel qu’elles aient voulu s’en émanciper. Peut-on le condamner ?

    Ensuite pour la contraception et l’avortement, si on prends le problème a l’inverse… je vous garanti que la situation était bien pire “avant”. Nombre de familles actuellement portent encore les stigmates de l’époque ou les familles étaient trop nombreuses, les enfants on ne sait trop de qui, les enfants non voulus et rejetés. Le nombre d’adultes traumatisés ou d’enfance gâchées à beaucoup diminué. Il en faut pas idéaliser l’époque “morale” non plus, parce au final, personne n’était totalement moral, et tout le monde devait vivre avec le regard de la communauté. Combien de souffrance et de vies gâchées … Je vous assure que personne ne voudra revenir en arrière.
    Sauf quelques bourgeois/chanceux qui n’ont pas connus ce genre de difficultés.

    L’avortement, la contraception, le divorce, l’indépendance des femmes sont juste un gros soulagement. Du moins pour les gens moins intelligents, qui se retrouvent plus souvent dans des situations “délicates”. Peut-être que pour des gens spirituellement élevés, intelligents, et sains tout ceci n’est même plus nécessaire… mais pour les autres … ça diminue beaucoup leur souffrances. Je pense.

    Voila, a mon sens, l’essence de la lutte féministe. Et elle profite aussi aux hommes qui peuvent se décharger du fardeau de la compétition économique, qui, soit dit en passant, nous amène vers une catastrophe écologique …

  4. 猛虎 says:

    Je ne sais pas si vous avez lu attentivement, mais j’ai bien expliqué en quoi le féminisme actuel blesse les femmes aussi bien que les hommes. Il n’y a absolument aucun avantage, pas parce que c’est moi qui le dit, mais parce que c’est la réalité même. La réduction du coût du mariage détruit les hommes : ils perdent la garde des enfants, se voient pillés de leur fortune par leur femme en cas de divorce. Celle-ci élève toute seule l’enfant. Je pense que vous voyez pertinemment les conséquences de la monoparentalité sur les enfants.

    Peut-être que je devrais aussi modifier mon article. Car de toute évidence, je n’ai jamais dit que les femmes n’avaient pas le droit de travailler. Je dis que sacrifier la famille pour la carrière est juste ridicule. Les femmes sont plus optimisées pour leur rôle traditionnel : femme au foyer. Un rôle qui est vu comme dégradant au yeux des femmes, mais aussi des hommes.

    La compétition économique est un fardeau pour la femme, pas pour l’homme. Si les hommes sont optimisés pour la compétition, ce pourquoi ils sont moins averses au risque d’ailleurs, faire participer les femmes dans cette compétition “virile” ne les rendra pas plus heureuses et épanouies. Entre les marxistes qui considèrent que le travail est aliénant et les féministes qui sous-entendent que le travail rend libre, j’ignore à quel diable me vouer.

    Pour dire que nombre de femmes ont souffert de la dépendance financière du mari, il me faut quand même des chiffres. Je doute que ce soit chose commune. Le fait que la polygynie a prévalu dans l’histoire évolutive en est la preuve. Les gènes de la polygynie se sont répandus peu à peu pour la simple et bonne raison que les hommes à statut élevé avaient parfois plusieurs femmes, et cela était possible parce qu’ils ne maltraitaient pas leurs femmes et qu’ils avaient de bons gènes (le mauvais traitement des enfants et les difficultés dans le couples sont liés à un plus faible QI, ce qui explique tout). Les hommes qui ne trouvaient pas de femmes, étaient plus susceptibles d’être un mauvais amant, non l’inverse. La meilleure preuve de ce que je dis vient de Kanazawa. Je le dis, je le répète, la nature est normalement bien faite. Ce sont les meilleurs qui sont choisis, les moins bons qui disparaissent. Et ce, constamment.
    http://www.psychologytoday.com/blog/the-scientific-fundamentalist/200811/you-really-can-judge-book-its-cover

    Bien sûr, il y a quelques exceptions à cette règle. La culture et la religion (au hasard, l’Islam) peuvent donner un portrait tout à fait différent. L’idéologie progressiste par exemple est contre-nature. Voir Kanazawa (2010) mentionné dans mon article. Les individus intelligents font des choix stupides car ils vont souvent contre-nature, “they are not evolutionarily familiar”.

    L’idée, ensuite, que les familles laissaient mourir leurs enfants, il faut comprendre que personne ne les obligeait à procréer lorsqu’elles étaient incapables de nourrir. S’ils sont stupides à ce point là, ma foi… ce n’est pas une raison pour légitimer la contraception et l’état-providence. Je me demande aussi à quelle époque vous vous référez. Car s’il s’agit d’une époque où la pauvreté et la famine frappaient tout le pays suite à la guerre, vous comprenez que ce n’est pas comparable à la situation actuelle.

    Quant au fait que la culture peut changer la direction que prend l’évolution, je suis dubitatif. Les cultures diffèrent parce que les caractéristiques biologiques diffèrent. La causalité ne va pas dans les deux sens. La preuve en est des adoptions transraciales. Les enfants de races différences adoptent + ou – le même comportement que les enfants de leur race, même quand ils ont été élevés loin de leur pays d’origine par des parents d’une race différente.

    • yoananda says:

      J’ai bien compris que le féminisme blesse les hommes et les femmes.
      Je dis : OUI, mais peut-être MOINS que la situation précédente, qui était LOIN d’être rose !!!
      Et je dis peut-être. Je n’affirme pas. Mais je ne prends pas pour évidence que le féminisme a empiré la situation. Je connais des féministes, et je sais pourquoi “elles” défendent ces points de vues.
      Les violences dont elles parlent sont bien réelles, et j’ose le croire, d’une autre époque maintenant :
      * violence conjugale, maltraitance envers les enfants, violence moralisatrice de la société

      il n’y a pas de statistiques sur ces violence, et pour cause, elles étaient admises, il n’y a pas si longtemps !!!!
      Elles sont donc dans un angle mort des études sociologiques. Mais elles sont une réalité.
      Je parle des années, disons, avant les années 70. Mais … je ne sais pas trop s’il y a une limite claire.

      J’avoue ne pas disposer de statistiques sur la dépendance financière des femmes envers les hommes, mais ça me semble assez évident dans la mesure ou “avant” seul l’homme disposait d’un revenu, puisque la mère était “par définition” au foyer. Non ?

      quand au fait qu’il abuse de ce pouvoir financier. J’ai expliqué pourquoi. Je n’ai pas de statistiques non plus, mais bon … c’est largement admis comme une “évidence” par la population féminine du moins. Il suffit de discuter avec elles. Bien sûr je peux me tromper, mais ça me semble assez logique somme toute.

      Pour le “choix d’évoluer”, c’est une simple hypothèse. Juste histoire de rappeler qu’on ne sait pas encore tout sur la question. J’ai un penchant Lamarckien et je pense que l’individu peut aussi peser (en partie bien sûr) sur l’évolution.

  5. 猛虎 says:

    Il faut être prudent quand on cite des faits historiques. Supposez que tout ce que vous dites est vrai. Dans ce cas, je vous aurais répondu : “si, à cette époque, le féminisme a prévalu, alors la situation aurait été pire”. Ce que je sous-entends, c’est que si la situation aujourd’hui est meilleure, c’est peut-être dû à d’autres facteurs. Exemple, le niveau d’éducation. Et c’est tout à fait plausible. Autrefois, les châtiments à l’école étaient assez terrible, de ce que j’ai pu lire. Aujourd’hui, ces châtiments n’existent plus vraiment, nous sommes devenus plus cléments. Les moeurs ont changé.

    Affirmer que le féminisme a amélioré la situation des femmes en se référant à une époque précédente, signifie que tous les autres facteurs auraient été maintenus constants. Il n’y a aucune preuve de cela, donc nous ne pouvons pas être sûr.

    Le fait que seul l’homme disposait d’un revenu ne signifie pas que les femmes n’ont aucun pouvoir. Elles en ont bien plus que les hommes, et elles savent exactement choisir quel type d’homme elles veulent. Voir Kanazawa ci-dessus. En outre, ce serait exactement comme dire que les patrons ont plus de pouvoir que les travailleurs. Ce n’est pas vrai. La concurrence et la compétition va clairement dans les deux sens. Même, il faut plutôt considérer que si l’homme a des ressources financières, c’est qu’il y a été obligé… par la femme.

    Sinon, il ne pourrait jamais, mais alors jamais obtenir sa faveur. Je vois plutôt l’homme comme étant enchaîné au travail. Le féminisme a libéré l’homme du travail, du mariage, et des contraintes de l’acte sexuel. L’homme s’épanouit dans ce féminisme. Pas la femme. Par contre, elle peut en avoir l’illusion.

    • yoananda says:

      soit, mais si on ne peut dire que la situation était pire, on ne peut dire non plus qu’elle était meilleure alors.
      Comment isoler le féminisme des autres facteurs ? Ça me semble impossible. Le féminisme est peut-être né de l’augmentation de l’éducation autant qu’il l’a réclamé : il me semble que c’est une lutte séculaire du féminisme que de demander l’accès des femmes a l’instruction.

      De plus, je ne suis pas trop d’accord pour dissocier la “macro sociologie” de la “micro sociologie” (je fais une analogie avec la macro et micro économie). Ça n’a pas de sens pour moi. Les chiffres, les stats peuvent dire certaines choses, mais pas tout. Il faut corroborer par le vécu des gens, associer le quantitatif au qualitatif.

      Quand une personne féministe vous dit qu’elle a souffert de la dépendance financière, et qu’elle en connaît plein d’autres, et que c’est ça le féminisme, vous n’allez pas lui rétorquer que le féminisme n’a pas amélioré sa situation parce que les sociologues ou les statistiques ne sont pas d’accord … lol

      Pour moi, on est dans une impasse.

      Attention, je ne contredis pas vos arguments comme quoi la femme n’est pas adapté au monde “compétitif” des hommes. Je ne contredis pas que l’homme y trouve son compte. Je dis juste, pour les femmes, même si c’est loin d’être idéal, c’est un progrès.

      Demandez leur si elles veulent revenir en arrière, et on en reparle. Ok ?
      Vous pouvez leur sortir toutes les études que vous voulez, je doute que vous les convainquiez. Et pour moi, c’est le seul critère qui vaille.
      Si toutes les femmes se battaient pour un retour de la femme au foyer, je dirais “ok vous avez raison, la situation est pire pour elle” … mais visiblement, ce n’est pas le cas !!!

      PS : http://www.youtube.com/watch?v=GUN-Z3j_e9Q
      je pense que ça devrait vous intéresser, et vous interpeller.

  6. 猛虎 says:

    La révolution féministe n’a peut-être rien à voir avec des problèmes de couples. Disons que si la société devient plus riche, les inégalités augmentent, et le désir d’un Etat providence aussi. Parce que les inégalités sont moralement insupportables. Que les hommes deviennent toujours plus riches, et que les femmes se voient “privées” d’opportunités les exaspère. En outre, lorsque l’Etat a commencé à accorder des droits aux femmes, celles-ci se sont enhardies. Plus vous donnez des privilèges, plus elles en redemandent.

    Je modifierai surement mon billet plus tard, car il faut prendre garde à ne pas me faire dire ce que je n’ai pas dit. Le féminisme actuel prend un mauvaise direction. Mais, si le féminisme consiste par exemple à donner le droit de vote aux femmes, je suis féministe. Si en revanche il consiste à confisquer la garde des enfants aux hommes et à légitimer l’avortement, je ne suis pas féministe.

    De même, si le féminisme consiste poser l’idée que la femme au foyer est un rôle aujourd’hui révolu, je suis contre le féminisme (attention – je ne dis pas que la femme n’a pas le droit de travailler). Inciter la femme à travailler en sacrifiant la vie de famille n’est pas bénéfique pour le développement des enfants. S’ils deviennent des criminels, comment croyez-vous qu’ils traiteront leurs femmes ? Que faites vous des maladies vénériennes, VIH/SIDA ? Des affaires sexuelles extra-conjugales ? Si c’est ça le féminisme, j’y suis parfaitement opposé.

    Le fait que les femmes ne demandent pas le retour au rôle traditionnel de la femme ne signifie pas que la situation présente est bonne. Désirable n’est pas synonyme de bon. N’oubliez pas les biais de confirmation. Ils sont là pour expliquer pourquoi des idées fausses ne meurent pas, et pourquoi les bonnes idées ont du mal à se répandre. La preuve en est que les hommes ne désirent plus les femmes au foyer de nos jours. C’est le fait de l’idéologie manifestement. Encore une fois, il est important de savoir interprêter les faits, du genre ;

    Si toutes les femmes se battaient pour un retour de la femme au foyer, je dirais “ok vous avez raison, la situation est pire pour elle”

    C’est pourquoi la théorie est plus importante que les faits historiques (si vous avez lu Mises, vous comprendrez sûrement). Car seule la théorie peut permettre de comprendre les faits : par l’interprétation. Citer des faits n’est pas la même chose que comprendre et interprêter, mais c’est pourtant un piège dans lequel tombent beaucoup de gens. On réfute une hypothèse par une hypothèse, pas avec des faits et, ou témoignages pouvant être interprétés de 1000 et 1 façons – comme je l’ai dit, la concurrence va dans les 2 sens, il n’y a pas de “monopole” dans un marché, et l’homme n’a aucun “pouvoir de monopole” sur la femme, ni l’inverse d’ailleurs. Vous devriez lire Kanazawa, il explique de façon très convaincante pourquoi les femmes ont plus de pouvoir que les hommes (sans avoir de monopole toutefois). Et pourquoi les femmes sont plus heureuses quand elles ont des enfants. Encore une fois, je m’oppose à l’idée qu’on puisse réfuter une théorie avec des faits interprétables de mille et une façon : si les féministes affirment qu’elles sont plus heureuses aujourd’hui sans enfants, c’est peut-être un résultat de l’idéologie actuelle, des lois, institutions.

    • yoananda says:

      Je comprends, mais dans ce cas il faut bien différencier les différentes revendications du féminisme et les replacer dans leur contexte.

      Par exemple, si on veut que les femmes s’occupent des enfants, il faut peut-être leur verser un salaire pour le faire, de sorte qu’elles ne dépendent financièrement de l’homme. Etc…

      Le féminisme, c’est vaste. Il y a des imbéciles partout et certaines femmes deviennent des bigotes du féminisme. Mais le féminisme ne se réduit pas a la bigoterie de certaines et aux nanas qui s’habillent en marcel !

      C’est d’ailleurs la même chose avec l’Islam. Il faut faire attention à bien être clair dans la manière d’aborder les choses (je ne le suis pas toujours, je ne jette pas la pierre).
      Et donc, a moins d’avoir une étude qui me prouve le contraire (mais je serais très sceptique) je continue de penser que le féminisme a AUSSI apporté du bon : le vote des femmes, l’indépendance financière, le droit a l’éducation pour les femmes (et a un travail).

      Je pense aussi qu’il y a des dérives, et qu’il y en a de plus en plus. Mais pas seulement dans le féminisme, ça semble global.
      Exemple : http://auxinfosdunain.blogspot.fr/2012/10/bruno-bertez-le-delire-egalitaire-des.html

      C’est toute notre société française qui est malade. Très malade. Et je ne pense pas qu’on puisse isoler les dérives dans un domaine particulier du reste. Le coté obscur de la force envahit tout.

  7. René de Sévérac says:

    Votre long débat était intéressant, je l’ai suivi de loin.
    Et je comprends que toute convergence est impossible.
    Illustrons ce débat par un autre sujet :
    “La démocratie est un progrès universel”.
    Etant tous formé à cette idée et comparant la situation actuelle (que nous connaissons et critiquons) avec une situation passée (que nous connaissons mal et à travers le prisme idéologique des combattants pour la Démocratie) rend toute comparaison sans résultat.
    Un exemple, l’Eglise prélève la Dîme (les historiens l’estiment à 7-8% de la richesse agricole) et chacun considère qu’il s’agit d’une prébende alors qu’il y aurait lieu de considérer une charge dont se dispense l’Etat : éducation, santé, recherche, aide sociale qui constituent en général 40% du budget d’un Etat moderne !
    Bref la comparaison n’a pas de sens.
    Je cite ce cas, pour montrer que la remarque de Yo
    “Si toutes les femmes se battaient pour un retour de la femme au foyer” n’a pas de sens.
    On ne fait jamais de flash back.
    Salut à tous deux et peut-être d’autres.
    J’ai essayé d’être court.

    • 猛虎 says:

      “Etant tous formé à cette idée et comparant la situation actuelle (que nous connaissons et critiquons) avec une situation passée (que nous connaissons mal et à travers le prisme idéologique des combattants pour la Démocratie) rend toute comparaison sans résultat.”

      Bien formulé. Les croyances et les points de vue des individus divergent d’une époque à l’autre, pour un sujet donné, ce qui influe sur les idées que l’on a sur un sujet donné en fonction du contexte culturel/historique. Ceci est d’autant plus vrai si les deux périodes sont éloignées dans le temps.

  8. Babar John says:

    Je n’aime pas du tout cet article. Je le trouve très anti-scientifique.

    Premièrement, il y a cette partie:
    L’histoire évolutive explique parfaitement pourquoi les hommes ont de meilleures compétences visuelles et spatiales et pourquoi les femmes ont de meilleures compétences verbales. La chasse et l’exploration exigeaient de telles capacités, c’est pourquoi elles étaient positivement sélectionnées. À l’inverse, la femme était chargée d’éduquer les enfants, d’où l’utilité des compétences verbales qui étaient positivement sélectionnées. Evolutivement, la femme n’a jamais été adaptée pour exécuter le travail de l’homme, et inversement.

    Complètement invérifiable selon moi. Je ne dis pas que c’est faux, mais c’est (presque) aussi invérifiable que de dire “les femmes sont comme çi parce que Dieu l’a voulu ainsi”. Même si on admet que les hommes ont de meilleurs capacités spatiales (ce qui reste à prouver), rien ne prouve que ceci s’explique par la sélection naturelle. Invoquer la sélection naturelle dans ce cas là, c’est faire l’hypothèse que les qualités de visualisation spatiale,( respectivement les qualités linguistiques) se transmettent uniquement du père au fils (respectivement de la mère à la fille), et jamais du père à la fille (ou de la mère au fils). Il ne faut pas oublier que les hommes et les femmes ne se reproduisent pas chacun de leur côté.
    Mettons-nous en situation: Un jeune chasseur développe une mutation héréditaire avantageuse qui fait qu’il a une meilleure vision dans l’espace. Il est avantagé par rapport aux autres chasseurs, et se reproduit plus. Seulement, il n’aura pas que des fils, il aura aussi des filles. Pour que sa mutation avantageuse ne soit un avantage que pour les hommes, il faut faire l’hypothèse que cette mutation ne s’exprime ou ne se transmet que de père en fils, sinon ses filles aussi en bénéficieront, et elles ne seront ainsi pas désavantagées par rapport au garçons. Or, connaît-on exactement les mutations impliquées dans les “compétences visuelles”? A-t-on prouvé que ces caractéristiques se transmettent de père en fils et non de père en fille? Symétriquement, a-t-on prouvé que les compétences linguistiques se transmettent de mère en fille et non de mère en fils?
    Le mécanisme de différenciation des sexes par l’évolution est donc pour les raisons ci-dessus beaucoup plus lent et plus difficile que la différenciation des espèces (qui elle-même est très lente). Il faut donc,à mon avis, faire attention quand on parle d’évolution pour expliquer les différences de sexes, surtout si on fait remonter cette évolution à des époques récentes.

    Deuxièmement, ceci:

    L’histoire évolutive nous apprend que s’il existe une différence de pouvoir entre les sexes, ce sont les femmes qui ont, et exercent ce pouvoir. Pas l’homme. Depuis la nuit des temps, le sexe qui avait le plus à perdre d’un mauvais choix de partenaire fut la femme, puisque c’était l’homme qui avait la force et celui qui, par conséquent, accumulait et apportait les ressources.
    Les femmes sélectionnaient donc plus prudemment le conjoint. Pour charmer un homme, elles n’avaient qu’à se faire belle.

    Où est ce “pouvoir”, dont tu parles? Le pouvoir de choisir entre tous ces doux messieurs qui se prosternaient aux pieds de Madame DesCavernes? C’est oublier que la femme était obligée de se choisir un protecteurs pour ne pas être à la merci des autres hommes, et pour avoir suffisamment à manger. Qui détenait la nourriture? Qui était supérieur physiquement? Qui pouvait s’imposer aux membres du groupe et ainsi prendre les décisions? Je ne pense pas que ce soit la femme. Alors non, je ne vois pas vraiment où est ce pouvoir.

    Troisièmement ceci ;
    Il faut bien comprendre que les femmes n’ont aucun intérêt à chercher à faire carrière. Être riche ne rendra pas les femmes plus heureuses (Kanazawa, 2004, pp. 383-385). La pression constante au travail est un élément que la femme aurait pu s’éviter. Le commerce est un milieu où la femme n’est pas naturellement et évolutivement adaptée à la compétition mentalement épuisante, qui est une caractéristique propre du marché.
    Ainsi que tous les arguments du style “les femmes ne devraient pas faire ci ou ça parce qu’elles ne sont pas faites pour”.
    Tu fais fausse route sur l’idéologie du féminisme. Il ne s’agit pas de forcer les femmes à faire ci plutôt que ça. Il s’agit de faire en sorte qu’elles aient le choix entre faire ci ou ça.
    Alors sachant cela, admettons un instant (mais ça reste à prouver), que les femmes soient faites physiologiquement pour rester à la maison et s’occuper des enfants.
    Le féminisme aurait quand même raison de lutter contre les rôles imposés à la femme. Parce que même si en moyenne les femmes étaient faites pour s’occuper des enfants, il y en aurait toujours qui seraient meilleures dans le domaine professionnel, de la même façon qu’il y aurait toujours des hommes préférant s’occuper des enfants. Si réellement la femme est faite pour s’occuper des enfants, alors abolissons le carcan qui les y force, et la plupart d’entre-elles se redirigeront naturellement vers la vie de famille. Comme ça, celles qui sont vraiment faites pour ça seront à la maison, et les autres au boulot. Tout le monde est content.
    Seulement, on dirait que ce n’est pas ce qui se passe dans les faits. Plus on donne au femmes le choix, plus elles choisissent de travailler. Comme quoi, elles ne sont pas si bien déterminées que ça par l’évolution…

  9. 猛虎 says:

    Affirmer qu’il n’existe pas de preuves que les hommes auraient de meilleures capacités spatiales que les femmes prouve surtout que vous ne savez pas de quoi vous parlez. Par ailleurs, votre argumentation ne tient pas. S’il était juste, toute différence biologique entre sexes n’apparaitrait qu’au fur et à mesure du développement de l’enfant – par le biais de l’éducation et la nutrition. Or, de nombreuses caractéristiques diffèrent déjà avant la naissance. Le cerveau en est un parfait exemple. Les garçons ont un cerveau bien plus volumineux que les filles. Dès la naissance, et même dans le ventre de la mère. Comme si l’avantage de la taille du cerveau du père se transmettait uniquement à ses fils. Votre argument vole en éclat.

    Sur le pouvoir entre sexes, ce que vous dites est un non sens complet. Pourquoi les hommes sont-ils physiquement si forts ? Pourquoi sont-ils si peu averses au risque ? Pourquoi possèdent-ils toutes ces ressources financières ? Parce que la femme dit non (Haselton & Buss, 2000, p. 88; Kanazawa, 2006). Elle désire un homme puissant, pour la protéger, elle et ses enfants, et c’est pour cette raison que l’homme possède toutes ces ressources. Il veut se reproduire. Mais pour y parvenir, il doit pouvoir soulever des montagnes. Non qu’il le veuille pour lui-même, mais parce qu’on le lui a demandé. L’homme met tout en oeuvre pour impressionner la femme qu’il convoite, pour qu’elle dise oui. Par la sélection sexuelle, les hommes les moins capables étaient donc éliminés de la course.

    Fait intéressant, les hommes ont tendance à commettre des erreurs de Type I, les femmes des erreurs de type II. Pourquoi ? Parce qu’une erreur de Type I est plus préjudiciable pour l’homme, et inversement pour la femme (Haselton & Buss, 2000, p. 88; Kanazawa, 2006). La femme a donc tendance à inférer que l’homme n’est pas intéressé par elle quand il l’est. Autrement dit, la femme a tendance à reculer devant les hommes. Ceci n’est pas du tout cohérent avec l’idée que les femmes seraient captives des hommes, car dans ce cas, elles commettraient plutôt des erreurs de Type I. C’est en revanche cohérent avec le fait que les femmes avaient le plus à perdre dans un mauvais choix, et donc, qu’elles étaient très sélectives; encore une fois, en contradiction avec l’idéologie féministe. Dans cette perspective, ce sont les hommes qui seraient soumis aux femmes, pas l’inverse.

    Curieusement, c’est dans les couples africains où l’avantage financier des hommes est le plus faible, si ce n’est d’ailleurs pas complètement inversé. Pourtant, c’est le groupe qui enregistre le plus grand nombre de violence. Tiens donc.

    Mais, dans tous les cas, il n’y a absolument aucune preuve que l’homme a plus de pouvoir que la femme. Je réitère ce que j’ai dit dans mon article : si une différence de pouvoir existe, l’avantage est du côté de la femme.

    Votre 3ème paragraphe est (1) un homme de paille et (2) un non sens complet. Je n’aime ni le ton employé ni le fait qu’on me prête des idées que je n’ai pas avancé. Je vous sens extrêmement énervé sur le coup. La prochaine fois, je sortirais le balai de mon placard et ce sera le terminus pour vous : The End.

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