Déterminants du divorce (GSS)

En utilisant les données du General Social Survey, je tente de déterminer les facteurs les plus importants du divorce. Pour cet objectif, j’utilise la régression logistique. Ci-dessous sont listées les variables utilisées dans la régression.

DIVORCE5 – Divorces during the last five years. 0 = None, 1 = Prior 4 years, 2 = Last year, 3 = Both. Recoded as follows : DIVORCE5 (d:1-3). The dummy variable created means that the cases coded 1 through 3 receive a code of 1. In other words, case coded 0 receives a code of 0.

SEX – 1 = MALE, 2 = FEMALE.

WORDSUM – a proxy for IQ, correlation = 0.71; 0.83 for “g”. Recoded as follows : WORDSUM (r:0-2;3-4;5-6;7-8;9-10). 5 point-scale.

REALINC (r:0-15000;15000-30000;30000-45000;45000-60000;60000-*). 5 point-scale. Family income on 1972-2006 surveys in constant dollars (base = 1986).

POLVIEWS – 1 = Extremely liberal, 4 = Moderate, 7 = Extremely conservative. Recoded as follows : POLVIEWS (r:1-2;3;4;5;6-7). 5 point-scale.

ATTEND – 0 = Never, 8 = More than once week. Recoded as follows : ATTEND (r:0;1-2;3-4;5-6;7-8). 5 point-scale.

Gardons à l’esprit qu’une variable indépendante ayant une faible échelle de valeur (disons 2, comme pour SEX) est supposée avoir un plus grand coefficient qu’une variable indépendante ayant une forte échelle de valeur (disons 11, comme pour WORDSUM). Un changement d’une unité de la variable indépendante ayant une très forte échelle de valeur aura un très faible impact, particulièrement lorsque la variable indépendante peut prendre de nombreuses valeurs (comme par exemple, année, âge, revenu), sur la variable dépendante.

Allocation of cases (unweighted)
Valid cases – 5,568
Cases excluded by filter or weight – 10,214
Cases with invalid codes on variables in the analysis – 39,305
Total cases – 55,087

Notons que le pseudo R-squared, qui exprime la proportion de la variance de la variable dépendante expliquée par l’ensemble des variables indépendantes insérées, montre une très faible valeur.

Le signe des coefficients indique que le fait d’être une femme augmente la probabilité d’avoir eu un divorce, tandis que l’intelligence, le revenu, être religieux ou conservateur diminue la probabilité d’avoir eu un divorce. Ma conjecture serait que les individus athées et progressistes ont tendance à chercher de nouvelles expériences. Il sont également plus susceptibles de briser les traditions. En utilisant la variable dépendante XMOVIE (0 = Yes, 1 = No) j’ai obtenu le résultat que les athées et les progressistes aiment le porno. Aussi, athées et progressistes sont plus susceptibles de s’engager dans des relations sexuelles extraconjugales. Ils peuvent aussi avoir une tendance aux comportements à risque de sorte que leur partenaire pourrait demander le divorce. Si les gens religieux et conservateurs sont plus stables que personnes athées et progressistes, cela pourrait contribuer à expliquer les chiffres obtenus ci-dessus. Cependant, la relation positive entre SEX et DIVORCE5 interpelle. Je m’attendais à trouver un résultat contraire. Mais compte tenu des preuves empiriques, cela n’est pas si étonnant. Les hommes sont généralement connus pour être beaucoup plus aventureux que les femmes. Cela pourrait expliquer pourquoi les femmes sont plus susceptibles de vouloir un divorce. La nature des lois sur le divorce pourrait aussi expliquer pourquoi les femmes sont plus susceptibles que les hommes à demander le divorce. Les hommes ont beaucoup plus à perdre que les femmes dans un divorce. Selon le National Marriage Project :

“Two-thirds of all divorces are initiated by women. One recent study found that many of the reasons for this have to do with the nature of our divorce laws. For example, in most states women have a good chance of receiving custody of their children. Because women more strongly want to keep their children with them, in states where there is a presumption of shared custody with the husband the percentage of women who initiate divorces is much lower. Also, the higher rate of women initiators is probably due to the fact that men are more likely to be “badly behaved.” Husbands, for example, are more likely than wives to have problems with drinking, drug abuse, and infidelity.”

Bien que les données du GSS révèlent que 15% des hommes ont eu des relations sexuelles extraconjugales, contre 10% pour les femmes, alors même que les hommes étaient moins susceptibles que les femmes d’être mariés, un article intitulé “Cybersex: The New Affair Treatment Considerations” stipule que :

While percentages of extramarital sex (EMS) vary from study to study, it can be estimated that 50-60% of married men and 45-55% of married women engage in extramarital sex at some time or another during their marriage and almost half come to therapy because of it. EMS appears in several different forms, only some of which are sexual in nature. Recently, couples are coming to therapy with a new type of affair: the Cyber-Affair. According to the President of the American Academy of Matrimonial Lawyers, this type of Internet infidelity has been greatly underestimated due to the Internet’s current popularity as a technological advancement. In addition, healthcare professionals are often unfamiliar with the dynamics associated with the relatively new concept of cyber-affairs and the electronic process of “virtual cheating” and thus often do not consider the behavior as infidelity.

L’humiliation n’est-elle pas déjà à son paroxysme ? Faut-il creuser un trou encore plus profond ? Comment, dans les sociétés modernes où l’on célèbre ouvertement le sexe, le mariage peut-il encore être une institution respectable ?

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