Sur l’inversion de l’Effet Flynn

Malgré la revendication commune selon laquelle le QI national de nombreux pays aurait connu des gains séculaires à travers les décennies, il existe des preuves d’une inversion des gains séculaires de QI, en Angleterre (Flynn, 2009; Shayer & Ginsburg, 2007), au Danemark (Teasdale & Owen, 2005; Teasdale & Owen, 2008), en Norvège (Sundet et al., 2004). Le sujet est néanmoins peu pertinent en ce qui concerne le débat sur les gains séculaires de l’intelligence réelle. L’effet Flynn ne se produit pas sur “g” et la charge en “g” d’un test cognitif diminue avec l’entraînement et l’habitude (te Nijenhuis, 2007). L’effet Flynn n’est pas un Jensen Effect. James Flynn lui-même (2010) a même été forcé d’admettre ceci : “Flynn never said real intelligence levels were rising”.

The end of the Flynn effect?: A study of secular trends in mean intelligence test scores of Norwegian conscripts during half a century

The end of the Flynn effect - Figure 4

At first glance, the quite close association between increases in mean standing height and mean intelligence test scores found in the present study from the draft cohorts in the mid 1950s to about 1987 (Fig. 3) may seem to suggest that nutrition improvements (and better health care) may have been a potent factor in this period. However, most of the height gains seem to be due to increases in the upper half of the height distribution (Fig. 4). This is quite the opposite of the tendencies of intelligence test scores. These results seem to weaken the nutrition theory considerably, at least for the birth cohorts after 1950 (test year 1969). A further blow to the nutrition theory is the fact that intelligence score gains continued for about a decade after the cessation of height gains.

Pour que l’effet Flynn soit véridique, dans la mesure où les gains de QI dus à l’effet Flynn sont plus vigoureux pour les individus situés dans l’extrémité inférieure de la distribution du QI, les gains de hauteur doivent être plus vigoureux pour les individus situés dans l’extrémité inférieure de la distribution de la hauteur, parce que la hauteur est un indicateur du statut nutritionnel et du statut de santé. Or, c’est le contraire qui s’avère être vrai. Pire, les individus dont la hauteur est inférieure à la médiane ont vu leur hauteur moyenne diminuer, non augmenter (Fig. 4). En Suède, Rönnlund (2013) constate le même phénomène, à savoir, une absence de corrélation entre hauteur et gains séculaires de QI. La théorie nutritionnelle est sévèrement écornée. L’effet Flynn s’est produit du fait des biais psychométriques rendant les comparaisons entre cohortes impossibles (Wicherts et al., 2004; Beaujean & Osterlind, 2008; Must et al., 2009; Must & Must, 2013). L’explication détaillée du modèle d’invariance de mesure a été présentée ailleurs.