Sur l’héritabilité du QI, du volume cérébral, et du temps de réaction (Posthuma, de Geus, & Boomsma)

Daniëlle Posthuma, Eco J. C. de Geus, and Dorret I. Boomsma, Genetic Contributions to Anatomical, Behavioral, and Neurophysiological Indices of Cognition, in Behavioral Genetics in the Postgenomic Era, 2003, Robert Plomin, John C. DeFries, Ian W. Craig, & Peter McGuffin.

L’importante contribution génétique aux différences individuelles dans le QI a été bien établie (Bouchard & McGue, 1981; Plomin, Owen, & McGuffin, 1994). De l’enfance à l’adolescence, l’impact relatif des facteurs génétiques sur le QI augmente (Boomsma & van Baal, 1998; Cherny & Cardon, 1994) et devient encore plus élevé à partir de l’âge adulte (Posthuma, de Geus, & Boomsma, 2001; Posthuma, Neale, Boomsma, & de Geus, 2001) jusqu’à l’âge adulte avancé (Plomin, Pedersen, Lichtenstein, & McClearn, 1994).
Les données de quatre grandes études sur les jumeaux provenant du Dutch Twin Registry (voir Table 9.1; Figure 9.1), qui sont partiellement longitudinales et partiellement transversales, reflètent cette augmentation dans l’héritabilité des capacités cognitives avec l’âge (Bartels, Rietveld, van Baal, & Boomsma, in press; Boomsma & van Baal, 1998; Posthuma, de Geus, et al., 2001; Rietveld, Dolan, van Baal, & Boomsma, in press; Rijsdijk & Boomsma, 1997; Rijsdijk, Boomsma, & Vernon, 1995).

Les influences de l’environnement partagé jouent un rôle uniquement avant l’adolescence et revêtent d’une importance relativement faible entre 7 et 16 ans. Ce modèle de l’impact relatif des influences génétiques et environnementales sur les capacités cognitives correspond à celui qui a été trouvé dans de nombreux autres pays (Plomin, Chipuer, & Neiderhiser, 1994; Plomin, DeFries, & McClearn, 1990).
En dépit des preuves accablantes de l’existence des gènes de la cognition, l’identification réelle de ces gènes est limitée à des mutations neurologiques avec des effets cognitifs assez sévères (par exemple, la maladie de Pick, le retard mental lié à l’X, et la maladie de Huntington), tel que révisées par Flint (1999). Comme les nombreuses maladies et troubles rares énumérés dans “Hérédité mendélienne chez l’homme” (OMIM; McKusick, 1998), ces anomalies génétiques de la cognition sont largement mendéliennes dans la nature.
Les polygènes véritables (ou locus de caractères quantitatifs; QTL) qui influent sur la plage normale de la capacité cognitive doivent encore être identifiés. Un itinéraire à la découverte de ces gènes est une meilleure appréciation des différences individuelles dans l’anatomie et la fonction de l’organe principal de traitement de l’information, à savoir, le cerveau.

On Heritability of IQ, Brain Size and Reaction Time - Table 9.1

Une source évidente de différences individuelles dans les capacités cognitives est la taille du cerveau. Willerman, Schultz, Rutledge, et Bigler (1991) ont corrélé la taille du cerveau (telle que mesurée par l’IRM) avec le QI (mesuré avec le WAIS-R) dans un échantillon de 40 participants indépendants. Ils ont trouvé une corrélation de 0.51, qui était sensiblement plus élevée chez les hommes (0,65) que chez les femmes (0,35). Dans une étude de suivi, Willerman, Schultz, Rutledge et Bigler (1992) ont suggéré que, chez les hommes, un hémisphère gauche relativement plus important était un meilleur prédicteur du QI verbal que du QI de performance, alors que chez les femmes, c’est le contraire qui fut vrai. Depuis lors, plusieurs études ont apporté la preuve confirmative que le volume du cerveau et le QI corrèlent autour de 0,40 (Andreasen et al., 1993; Egan et al., 1994; Raz et al., 1993; Storfer, 1999; Wickett, Vernon, & Lee, 2000). Voir aussi Miller & Penke (2007), Table 1 & Table 3.

On Heritability of IQ, Brain Size and Reaction Time - Figure 9.1

Dans une vaste étude IRM incluant 111 paires de jumeaux et 34 fratries additionnelles, l’héritabilité des volumes de plusieurs structures cérébrales a été étudiée (Baaré et al., 2001; Posthuma et al., 2000). Les estimations d’héritabilité pour le volume intracrânien, le volume total du cerveau, le volume de la matière grise, volume de la matière blanche, et le volume du cervelet se situaient tous entre 80% et 90%.
Les intercorrélations génétiques entre ces mesures étaient toutes très élevées, indiquant qu’un ensemble de gènes qui se chevauchent largement est responsable des différences individuelles dans chacune de ces mesures.
Deux études génétiques multivariées ont été effectuées pour déterminer si la relation entre le QI et les volumes du cerveau est médiée par une voie génétique commune ou par une voie environnementale commune (voir Table 9.2). La première étude, souvent citée (Wickett, Vernon, & Lee, 1997), était basée sur des données IRM et QI provenant de 68 hommes adultes de 34 fratries et a comparé les corrélations au sein de la famille avec les corrélations entre famille du volume du cerveau et du QI. Une corrélation “au sein de la famille” de 0,24 et une corrélation “entre famille” de 0,50 ont été signalés, ce qui suggère qu’une partie de la corrélation phénotypique entre le volume du cerveau et le QI est due à un ensemble sous-jacent commun de gènes.

La deuxième étude (Pennington et al., 2000) s’adresse spécifiquement à la relation des troubles de la lecture avec le volume du cerveau, et ont été aussi inclus des mesures de QI (WISC et WAIS-3R). Dans cette étude, un échantillon du trouble de la lecture (25 monozygotes [MZ], 23 dizygotes [DZ]) et un échantillon sans troubles de la lecture (9 MZ, 9 DZ) ont été inclus.
Les corrélations MZ et DZ dans l’échantillon du trouble de la lecture et l’échantillon sans troubles de la lecture étaient comparables et suggèrent une forte héritabilité du volume du cerveau (90%), ce qui confirme l’étude plus vaste de Baaré et al. (2001). Les corrélations phénotypiques entre le volume cérébral et le QI étaient de 0,31 dans l’échantillon sans troubles de la lecture et de 0,42 dans l’échantillon avec trouble de la lecture.
La corrélation génétique, telle que calculée à partir des corrélations inter-jumeaux, était de 0,48 dans l’échantillon combiné. Ceci indique que la moitié des influences génétiques sur le volume cérébral ou le QI est due à des facteurs génétiques influençant les deux à la fois. Autrement dit, 80% de la corrélation phénotypique est expliquée par la médiation génétique.

On Heritability of IQ, Brain Size and Reaction Time - Table 9.2 (1)

On Heritability of IQ, Brain Size and Reaction Time - Table 9.2 (2)

On Heritability of IQ, Brain Size and Reaction Time - Table 9.2 (3)

On Heritability of IQ, Brain Size and Reaction Time - Table 9.2 (4)

Les volumes cérébraux structurels semblent fournir un premier point d’entrée important pour les sources génétiques des différences individuelles dans les capacités cognitives. Toutefois, la plupart des différences dans la capacité cognitive surviendront des aspects fonctionnels du cerveau. Plusieurs indices comportementaux et neurophysiologiques de la fonction cérébrale ont été maintes fois démontrés être influencés par les exigences cognitives des tâches dans lesquelles ils sont extraits. En fait, l’augmentation de la charge de traitement des informations d’un test produit des temps de réaction prolongés au sein du même sujet (Hick, 1952).
La même chose vaut aussi pour les potentiels évoqués cérébraux suscités dans des tâches de travail de mémoire : l’augmentation de la charge de travail de mémoire résulte en une latence plus longue des potentiels évoqués cérébraux (McEvoy, Smith, & Gevins, 1998). Ceci, et bien d’autres liens clairs entre la cognition et mesures comportementales ou neurophysiologiques en neurosciences cognitives sont largement basées sur des observations intra-sujets.
Quel que soit ce qui cause de la variabilité “au sein des personnes” ne cause pas nécessairement aussi la variabilité “entre les personnes”. Pour détecter les sources génétiques de la variation individuelle dans les capacités cognitives, des indices comportementaux et neurophysiologiques de traitement de l’information qui sont associés à des différences dans les capacités cognitives entre les individus sont nécessaires.

Galton (1883) fut le premier à faire la proposition que le temps de réaction est lié à l’intelligence générale et peut être utilisé comme une mesure de celle-ci. Ses observations et les résultats d’études empiriques ont conduit, plus tard, à la croyance générale dans la “théorie de l’intelligence de la vitesse du traitement” : plus rapide sera la réalisation des opérations cognitives de base, plus la personne sera intelligente (Eysenck, 1986; Vernon, 1987) . Depuis lors, les temps de réaction ont constamment été négativement liés à l’intelligence (Deary, Der, & Ford, 2001; Vernon, 1987), ce qui veut dire qu’un court temps de réaction correspond à un QI plus élevé.
Les corrélations avec le QI sont généralement comprises entre -0,20 et -0,40, mais peuvent être aussi élevées que -0,60 (Fry & Hale, 1996). De plus fortes corrélations entre temps de réaction et QI sont habituellement trouvées lorsque des tâches de temps de réaction plus complexes sont utilisées, bien que cet effet n’est pas confirmé sans équivoque dans les études empiriques (Mackintosh, 1986).

Les résultats des études de jumeaux suggèrent une héritabilité pour le temps de réaction de la même ampleur que celle pour le QI, c’est-à-dire, très forte. McGue et Bouchard (1989) ont observé une héritabilité de 54% et 58% pour les facteurs de vitesse basique et spatiale dans un échantillon de jumeaux MZ (N = 49) et DZ (N = 25) élevés séparément.
Pour ce qui est du facteur de vitesse générale sur la base de huit complexes essais de temps de réaction, Vernon (1989) a trouvé une héritabilité de 49% dans 50 jumeaux MZ et 52 jumeaux DZ. Dans la même étude, il a été également constaté que les tests de temps de réaction nécessitant des opérations mentales plus complexes montrent une plus forte héritabilité.

Une analyse bivariée de ces données avec le QI dans 50 paires MZ et 32 paires DZ de même sexe  (15 à 57 ans) a été rapportée par Baker, Vernon, et Ho (1991). Les corrélations phénotypiques de QI verbal et de performance avec la vitesse générale furent chacune de -0,59 et sont entièrement médiées par des facteurs génétiques. Les corrélations génétiques ont été estimées à -0,92 et -1,00. Ceci est cohérent avec les résultats d’une étude antérieure dans laquelle des corrélations phénotypiques entre temps de réaction (mesuré par le nombre total de réponses correctes sur une tâche chronométrée; voir Table 9.2) et QI se situaient entre 0.37 et 0.42, à partir desquelles 70%-100% ont été attribués à des facteurs génétiques influançant à la fois le temps de réaction et le QI (Ho, Baker, & Decker, 1988).

De même, Rijsdijk, Vernon, et Boomsma (1998) ont effectué une analyse génétique multivariée sur les données de temps de réaction et de QI, en utilisant 213 paires de jumeaux mesurées à l’âge de 16 et 18 ans. Pour les 16 ans, des héritabilités de 58%, 57%, et 58% ont été rapportées pour le temps de réaction simple, le temps de réaction de choix, et le QI (Matrices de Raven), respectivement. Les corrélations phénotypiques du temps de réaction simple et du temps de réaction de choix avec le QI étaient de -0,21 et -0,22, respectivement, et sont complètement médiées par des facteurs génétiques communs. Même chose pour les 18 ans, où la même batterie de temps de réaction a été corrélée avec le QI tel que mesuré par le WAIS (Table 9.2).

Finkel et Pedersen (2000) ont étudié la structure de covariance sous-jacente des mesures de vitesse et des mesures de la cognition dans un échantillon de 292 jumeaux MZ et DZ élevés ensemble et élevés séparément (âgés entre 40-84 ans). La vitesse est mesurée par des versions orales des sous-tests Digit Symbol et Picture Identification du WAIS. Un facteur cognitif a été construit sur la base de plusieurs tests de QI standard. La corrélation phénotypique entre le facteur de vitesse et le facteur cognitif était de 0.66, dont 61% était due à des facteurs génétiques corrélés entre les deux. En outre, Finkel et Pedersen ont indiqué que 70% de la variance génétique dans le facteur cognitif ont été partagé avec le facteur de vitesse.

Neubauer et al. (2000) rapportent des estimations d’héritabilité sur des données de temps de réaction et de QI (Raven) allant de 11% à 61% et 39% à 81%, respectivement.
Les corrélations phénotypiques entre les données de temps de réaction et de QI se situaient entre -0.08 et -0.50, dans lesquelles des corrélations plus élevées avec le QI ont été trouvées pour des tâches plus complexes de temps de réaction. Les influences génétiques communes sur le temps de réaction et le QI représentaient pour 65% de la corrélation phénotypique observée.
La preuve d’une médiation génétique entre le temps de réaction et le QI est également soutenue par une vaste étude de jumeaux par Luciano, Wright, et al. (2001).
En utilisant les données de temps de réaction et de QI sur 166 paires MZ et 190 paires DZ, Luciano, Wright, et al. (2001), ont reporté une héritabilité élevée pour le temps de réaction (79%-90%) et le QI (89%), avec des corrélations phénotypiques situées entre -0,31 et -0,56 et des corrélations génotypiques situées entre -0,45 et -0,70. En d’autres termes, les influences génétiques communes ont expliqué au moins 70% de la corrélation phénotypique observée entre les temps de réaction et le QI.
En résumé, les études non génétiques ont montré une relation stable et cohérente entre le temps de réaction et le QI; la variance interindividuelle dans le temps de réaction explique environ 10% à 30% de la variance du test QI. Ceci a d’ailleurs été confirmé par les résultats des études génétiques qui ont montré que 65% à 100% de cette covariance est expliqué par un mécanisme génétique sous-jacent commun.

Le temps d’inspection est une mesure de traitement du système nerveux central (SNC) et se définit comme étant la durée d’affichage minimale qu’un sujet a besoin pour faire une discrimination perceptive précise sur un stimulus évident. Il se distingue du temps de réaction, car il n’est pas nécessaire de faire rapidement la discrimination; en fait, tout ce qui est nécessaire, c’est juste une réponse précise. Le temps d’inspection visuelle peut être facilement mesurée dans une version informatisée du “N-Paradigm” dans lequel les participants sont invités à décider quelle jambe du “N-figure” est la plus longue.
Le temps d’inspection visuelle a été généralement pensé pour refléter la vitesse d’appréhension ou la vitesse de perception. Une méta-analyse menée par Kranzler et Jensen (1989) sur presque toutes les études jusqu’en 1989 enquêtant la relation entre le temps d’inspection et de l’intelligence a pu indiquer que le temps d’inspection et le QI corrèlent autour de -0,50 : moins une personne a besoin de temps pour prendre une décision précise sur un stimulus évident, plus son QI sera élevé.
Le consensus général sur la relation entre le temps d’inspection et le QI a été donné par Deary et Stough (1996) : le temps d’inspection explique pour environ 20% de la variance du test QI.

Deux autres grandes études sur les jumeaux ont cherché à vérifier si la relation entre le temps d’inspection et le QI est médiée par des facteurs génétiques communs ou par des facteurs environnementaux partagés (Luciano, Smith, et al., 2001; Posthuma, de Geus, et al., 2001). En utilisant 184 paires MZ et 206 paires DZ de 16 ans d’âge, Luciano, Smith, et al. (2001) rapportent une estimation de l’héritabilité du temps d’inspection de 36% et des mesures de QI entre 73% et 81%.
Posthuma, de Geus, et al. (2001) rapportent une estimation d’héritabilité légèrement plus élevée du temps d’inspection (46%) et des estimations similaires d’héritabilité des mesures de QI (WAIS-3R) allant de 69% à 85%. Le dernier échantillon se composait de 102 paires MZ et 525 DZ/sibpairs appartenant à deux cohortes d’âge (moyenne d’âge = 26 ans et 50 ans, SD = 4.2 et 7.5, respectivement).

Luciano, Smith, et al. (2001) rapportent une corrélation pour le temps d’inspection et le QI de performance de -0,35 et pour le temps d’inspection et le QI verbal de -0,26. Posthuma, de Geus, et al. (2001) ont rapporté des corrélations légèrement inférieures : -0,27 et -0,19 (respectivement). Les deux études ont trouvé que les corrélations phénotypiques entre le temps d’inspection et le QI de performance / QI verbal ont été complètement médiées par des facteurs génétiques communs. Cela signifie que dans l’étude de Luciano et al., la corrélation génétique était de -0,65 pour le temps d’inspection et le QI de performance et était de -0,47 pour le temps d’inspection et le QI verbal. Dans l’étude de Posthuma et al., les corrélations génétiques étaient de -0.47 et -0.31, respectivement. Ainsi, les gènes partagés avec le temps d’inspection sont, selon les études, estimés pour expliquer entre 10% et 42% de la variance génétique totale du QI.

La vitesse de conduction nerveuse périphérique (PNCV) est une mesure de la rapidité avec laquelle les potentiels d’action parcourent toute la longueur des axones dans le système nerveux périphérique, une PNCV élevée correspond à l’accélération de la conduction.
La relation de la PNCV avec le QI n’est pas restée non débattue. Dans certaines études, aucune relation n’a été trouvée (Barret, Dawn, & Eysenck, 1990; Reed & Jensen, 1992; Rijsdijk et al., 1995) ou alors une relation positive a été trouvée mais seulement chez les hommes ( Tan, 1996; Wickett & Vernon, 1994). Le consensus général, cependant, est que la PNCV est positivement liée aux mesures de l’intelligence (Vernon & Mori, 1992), fournissant ainsi la preuve de la théorie de l’intelligence de la vitesse du traitement de l’information (Eysenck, 1986; Vernon, 1987).
La première et seule étude des influences génétiques sur la PNCV était une vaste étude longitudinale menée par Rijsdijk et ses collègues (Rijsdijk & Boomsma, 1997; Rijsdijk et al., 1995). Rijsdijk et ses collègues ont déterminé la PNCV pour le segment poignet-coude du nerf médian du bras droit à partir de 213 paires de jumeaux de 16 ans d’âge. En utilisant l’équation structurelle, ils ont estimé l’héritabilité à 76% pour la PNCV à l’âge de 16 ans et 66% à l’âge de 18 ans. À 16 ans, aucune corrélation entre la PNCV et le QI n’a été trouvée. Cependant, à l’âge de 18 ans, le QI corrèle à 0.15 avec la PNCV, et cette corrélation était entièrement médiée par des facteurs génétiques communs (Rijsdijk & Boomsma, 1997).

Puis, il y a les indices électrophysiologiques de vitesse de traitement de l’information, qui sont considérées comme une mesure plus directe de la vitesse de fonctionnement du cerveau que les mesures comportementales. Plusieurs techniques non invasives, telles que l’IRM fonctionnelle, la tomographie par émission de positons, et l’électro-encéphalographie (EEG), ont montré à maintes reprises que les différences quantitatives dans le fonctionnement du cerveau sont liées aux différences dans le fonctionnement cognitif (Fabiani, Gratton, & Coles, 2000; Reiman, Lane, Petten, & van Bandettini, 2000).

Malgré la grande quantité d’études d’imagerie cérébrale étudiant le cerveau pendant l’exécution des différentes opérations cognitives (Gazzaniga, 2000), très peu ont été faites en utilisant une conception génétique. Les seuls indices dont la relation avec le fonctionnement cognitif a été étudiée dans une conception génétique sont deux mesures découlant de l’EEG : cohérence et pic de fréquence alpha.
L’enregistrement EEG est une technique non invasive pour mesurer l’activité électrique du cerveau. L’activité EEG peut être analysée en fonction du spectre de fréquence qui est obtenu lorsqu’une transformation de Fourier est effectuée sur une série temporelle EEG. En général, cinq fréquences sont distinguées dans le spectre de puissance EEG : delta (0.5-4 cycles par seconde), thêta (4-8 cycles par seconde), alpha (8-13 cycles par seconde), bêta (13-30 cycles par seconde ), et gamma (>30 cycles par seconde).

Depuis les années 1990, les mécanismes biologiques sous-jacents des fréquences différentes, en particulier les rythmes alpha et bêta, sont bien compris et ont été décrits dans la littérature (Lopes da Silva, 1991; Steriade, Gloor, LlinBs, Lopes da Silva, & Mesulam, 1990).
La fréquence dominante dans un spectre EEG humain adulte réside dans la gamme alpha, environ 10 cycles par seconde. Le pic de fréquence alpha a été lié aux capacités cognitives en général et au travail de mémoire en particulier. Lebedev (1990, 1994) a proposé un rôle fonctionnel pour le pic de fréquence alpha humain en affirmant que « les oscillations cycliques dans un rythme alpha déterminent la capacité et la vitesse du travail de mémoire. Plus la fréquence est grande et plus grande sera la capacité et la vitesse de mémoire » (p. 254; 1994).
En outre, Klimesch (1997) a fait valoir que les boucles de rétroaction thalamo-corticale oscillant au sein de la gamme de fréquence alpha permettent la recherche et l’identification des informations codées. Il a spéculé que des boucles de rétroaction oscillant plus rapidement correspondraient à un accès plus rapide à l’information codée. Ces théories sont pris en charge par les résultats de certaines études récentes. Klimesch a constaté que le pic de fréquence alpha de bons “performeurs” en travail de mémoire se trouve à 1 Hz supérieur à celui des mauvais “performeurs” en travail de mémoire.
Anokhin et Vogel (1996) ont rapporté une corrélation de 0,35 entre le pic de fréquence alpha et les aptitudes verbales. En outre, Klimesch (1999) a constaté que, au sein du même sujet, les pics de fréquence alpha augmentent avec la croissance de la charge cognitive de la tâche dans laquelle ils sont mesurés.

Les résultats d’un petit nombre d’études sur les jumeaux ont suggéré que le pic de fréquence alpha est influencé par des facteurs génétiques (Christian et al., 1996) et il a également été supposé que sa relation avec le QI est due à une base génétique (Vogel, 2000, p. 117).
Incluant 102 paires MZ et 525 DZ/sibpairs de deux cohortes d’âge (M = 26 et 50 ans, SD = 4,2 et 7,5, respectivement), Posthuma, Neale et al. (2001) ont constaté que le pic de fréquence alpha est fortement héréditaire. Chez les jeunes adultes (M = 26 ans, SD = 4,2 ans), l’héritabilité a été estimée à 71%; chez les adultes âgés (M = 50 ans, SD = 7,5 ans), l’héritabilité était légèrement plus élevée (83%). Les héritabilités pour les dimensions WAIS-3R variaient de 66% à 83%.
Étonnamment, aucune corrélation n’a été trouvée entre le pic de fréquence alpha et le QI (WAIS-3R), ce qui rejette ainsi le pic de fréquence alpha comme un endophénotype valable pour les capacités cognitives spécifiques telles que mesurée avec WAIS-3R. Toutefois, le pic de fréquence alpha peut encore être d’une importance pour le fonctionnement cognitif, en particulier pour le fonctionnement de la mémoire. Bien que le travail de mémoire est un aspect important du QI (Engle, Tuholski, Laughlin, & Conway, 1999; Kyllonen & Christal, 1990; Necka, 1992), il est également suggéré qu’il comprend plus que le QI psychométrique tel que mesuré par les dimensions WAIS. La relation génétique entre le pic de fréquence alpha et les aspects spécifiques du travail de mémoire n’a pas encore été étudiée.
Une deuxième mesure qui peut être extraite de l’EEG transformée de Fourier est le degré de connectivité entre certaines régions du cerveau. Il a parfois été émise l’hypothèse que l’interconnectivité efficace du cerveau corrèle positivement au QI. Les études corrélant cohérence (une mesure de la connectivité du cerveau) au QI ont effectivement rapporté une relation entre connectivité efficace (càd, faible cohérence) et mesures de l’intelligence (Anokhin, Lutzenberger, & Birbaumer, 1999; Jausovec & Jausovec, 2000; van Baal, Boomsma, & de Geus, 2001).

Le montant de la cohérence de l’EEG dans les bandes de fréquences différentes a déjà été trouvé être sous l’influence de facteurs génétiques (van Beijsterveldt & Boomsma, 1994). Van Beijsterveldt, Molenaar, de Geus, et Boomsma (1998) rapportent une héritabilité moyenne de 60% pour la cohérence dans 213 paires de jumeaux de 16 ans d’âge.
Une étude longitudinale menée par van Baal et al. (2001) et van Baal, de Geus, et Boomsma (1998) comprenait 70 paires de jumeaux MZ et 97 paires de jumeaux DZ qui ont été mesurées à l’âge de 5 et 7 ans. Chez les enfants, la fréquence dominante est dans la gamme thêta. Pour la cohérence interhémisphérique thêta frontale, longue, et postérieure, des héritabilités de 55%, 70%, et 57% (respectivement) ont été rapportées pour les 5 ans. À 7 ans, elles étaient de 42%, 81%, et 71%, respectivement. À 5 ans, la cohérence thêta frontale et le QI verbal corrèlent à -0.13, ce qui a été complètement expliqué par des facteurs génétiques communs sous-jacents qui influent sur les deux traits (van Baal et al., 2001). À 7 ans, des corrélations significatives ont été trouvées entre la cohérence thêta frontale et le QI verbal (-0.13), la cohérence thêta frontale et le QI de performance (-0.10), et la cohérence thêta longue distance et QI de performance (0,07). Encore une fois, ces corrélations ont été entièrement attribuées à des influences génétiques corrélées (van Baal et al., 2001).

Ainsi, pour résumer plus simplement les résultats décrits ci-dessus :

– La taille du cerveau et le QI corrèlent autour de 0,40. Environ 80% de cette corrélation est due à des facteurs génétiques communs sous-jacents.
– Le temps de réaction et le QI corrèlent dans une gamme de -0.20 à -0.40, en fonction de la complexité de la tâche. De cette corrélation, 70% à 100% est due à des facteurs génétiques communs sous-jacents.
– Le temps d’inspection et le QI corrèlent dans une gamme de -0,20 à -0,40. De cette corrélation, 100% est due à des facteurs génétiques communs sous-jacents.
– La cohérence thêta frontale chez les enfants est corrélée à -0,13 avec le QI. De cette corrélation, 100% est due à des facteurs génétiques communs sous-jacents.
– Le pic de fréquence alpha n’est pas corrélé avec le QI mesuré avec WAIS-3R.

Ceci suggère que des gènes importants pour la taille du cerveau, les temps de réaction, les temps d’inspection, et la cohérence thêta peuvent également être importants pour l’intelligence, ce qui s’intègre très bien dans l’hypothèse de myélinisation telle que formulée par Miller (1994). Selon cette hypothèse, généralement, la relation entre la vitesse et l’intelligence peut être expliquée si une partie de la variance interindividuelle dans l’intelligence peut être attribuée à la variance interindividuelle dans le degré de myélinisation des connexions cortico-corticales.
Si tel est le cas, cela pourrait expliquer pourquoi des cerveaux plus intelligents montrent des conductions nerveuses plus rapides, des temps de réaction plus rapides, et des temps d’inspection plus rapides. Et, toutes choses égales, de plus épaisses gaines de myéline se traduiront par un plus grand volume du cerveau, expliquant ainsi la relation positive entre la taille du cerveau et le QI (Miller, 1994).

Bien qu’il soit peu probable que l’hypothèse de la myélinisation explique toutes les relations anatomiques, comportementales, et physiologiques observées avec le fonctionnement cognitif, elle fournit des orientations théoriques dans le choix des gènes candidats pour la cognition : les gènes importants pour la myélinisation peuvent aussi être importants pour la cognition.
Plusieurs de ces gènes ont été impliqués à partir de modèles animaux, dont certains sont connus pour provoquer également la dysmyélinisation chez l’homme. Le gène Plp (Xq22.3), par exemple, code pour deux protéines membranaires importantes pour la myélinisation.
La perturbation de l’expression du gène Plp chez la souris provoque une perturbation dans l’assemblage de la gaine de myéline, ce qui conduit à une profonde réduction de la vitesse de conduction des axones du SNC (Boison & Stoffel, 1994; Griffiths, Montague, & Dickinson, 1995, Ikenaka & Kagawa, 1995; Lemke, 1993). Des mutations dans le même gène chez l’homme sont connues pour entraîner la maladie de Pelizaeus-Merzbacher ou PMD (Anderson et al., 1999; Griffiths et al., 1995; Woodward & Malcolm, 1999). La PMD est une maladie d’hypomyélinisation qui, dans sa forme la plus bénigne, peut entraîner l’atrophie optique et la démence.
D’autres gènes impliqués à être important pour la myélinisation dans les études de souris knock-out sont le gène cgt (Stoffel & Bosio, 1997), le gène MAG (Bartsch, 1996; Fujita et al., 1998, Cheikh et al., 1999) , et le gène tn-r (Weber et al., 1999). Ainsi, les corrélations génétiques entre les scores de QI et les indices comportementaux et neurophysiologiques de la structure et fonction du cerveau peuvent fournir un cadre théorique à partir duquel des gènes candidats du fonctionnement cognitif peuvent être proposés.
Un deuxième avantage de trouver de bons “endophénotypes” pour le fonctionnement cognitif, c’est qu’ils sont plus “en amont”, comme Kosslyn et Plomin (2001) l’ont admis, et sont donc susceptibles d’être influencés par un plus petit nombre de gènes. Lorsque de tels endophénotypes comportementaux et électrophysiologiques sont inclus dans les écrans du génome visant à détecter les QTLs importants de la cognition, ils peuvent augmenter la puissance statistique pour détecter ces QTLs (Boomsma, Anokhin, & de Geus, 1997; de Geus & Boomsma, 2002; Leboyer et al., 1998).

Quelques exemples de l’utilité de cette approche sont déjà disponibles à partir du domaine de la recherche sur l’alcool. Le “potentiel lié à l’événement” P3 (ERP) est généralement estimé à fournir un indice électrophysiologique sensible des demandes attentionnelles et de travail de mémoire d’une tâche (Donchin & Coles, 1988; Picton, 1992).
Puisque le traitement de l’information perturbée est une caractéristique de l’alcoolisme, une association génétique entre le gène DRD2, dont l’allèle A1 est plus fréquente chez les alcooliques comparativement aux non-alcooliques (Kono et al., 1997; Noble et al., 1998), et la latence P3 a été testée dans une étude portant sur 32 fils de pères alcooliques actifs, 36 fils de pères alcooliques en récupération, et 30 fils de pères buveurs sociaux (âge moyen des enfants = 12,5 ans, SD = 0,1 ans; Noble, Berman, Ozkaragoz, & Ritchie, 1994). La fréquence de l’allèle A1 du gène DRD2 était la plus élevée dans le groupe de fils de pères alcooliques actifs, suivie par les fils de pères alcooliques en récupération, puis les fils de pères buveurs sociaux, respectivement.
Il est intéressant de noter que l’allèle A1 a été également associé à la latence P3 prolongée (42 ms). Ce résultat confirme la participation attendue du système dopaminergique dans le fonctionnement cognitif.
Williams et al. (1999) rapportent le lien sur la région du chromosome 4 proche du locus ADH3, alcool déshydrogénase (classe I), pour l’alcoolisme et l’amplitude P3. Plusieurs autres loci qui influencent l’amplitude P3 ont également été rapportés (Almasy et al., 2001; Begleiter et al., 1998). Un autre résultat de liaison pour les mesures EEG a été rapporté pour une maladie rare connue sous le nom de basse tension EEG, la quasi-absence d’un rythme alpha (Anokhin et al., 1992; Steinlein, Anokhin, Yping, Schalt, & Vogel, 1992).

Il existe de nombreuses autres mesures comportementales ou neurophysiologiques associées avec le QI, et puisque certaines de ces mesures se sont révélées être (très) héréditaires, ils peuvent corréler avec le QI par une voie génétique commune.
Des exemples de ces mesures comprennent le métabolisme du glucose dans le cerveau (Haier et al., 1988; Haier, Siegel, Tang, Abel, & Buchsbaum, 1992), les ERPs (Gevins & Smith, 2000; Hansell et al., 2001; Wright et al., 2001), et la complexité des ondes cérébrales (Blinkhorn & Hendrickson, 1982). Le domaine des ERPs, surtout, a fourni un grand nombre d’études reliant la latence et l’amplitude des potentiels évoqués cérébraux à la capacité cognitive (Deary et Caryl, 1997; Fabiani et al., 2000). Les estimations d’héritabilité sont généralement modérées à élevées (van Beijsterveldt & Boomsma, 1994) et varient pour les composants ERP spécifiques.
Par exemple, l’onde lente est une composante ERP de longue durée qui a été montrée pour refléter les processus de travail de mémoire (Ruchkin, canoune, Johnson, & Ritter, 1995). Hansell et al. (2001) ont étudié l’héritabilité de l’onde lente suscitée dans une tâche de travail de mémoire sur 391 paires de jumeaux adolescents. 30% de la variance totale et 50% de la variance fiable dans l’onde lente est due à des influences génétiques.
Dans un échantillon de 335 paires de jumeaux adolescents et 48 fratries, Wright et al. (2001) ont estimé les héritabilités de l’amplitude et latence P3 dans les gammes de 48%-61% et 44%-50%, respectivement. Ces indices neurophysiologiques de traitement de l’information, qui ont déjà été montrés pour être reliés au fonctionnement cognitif et montrant aussi une héritabilité modérée à élevée, présentent des endophénotypes prometteurs pour la cognition.
Avant de les mesurer dans de grands échantillons et de les inclure dans la chasse de gènes réels basés sur l’ADN, cependant, l’architecture génétique bi-(ou multi)variée de ces indices avec les mesures de capacités cognitives d’ordre plus élevé doit être établie.

22 comments on “Sur l’héritabilité du QI, du volume cérébral, et du temps de réaction (Posthuma, de Geus, & Boomsma)

  1. un passant says:

    ça fait plusieurs fois que je viens sur votre site et même si je ne suis pas d’accord avec toutes vos idées je voudrais vous demander : si on faisait l’hypothèse que toutes vos théories soient vrais que voulez vous faire de ceux qui on un faible qi sachant qu’on peut avoir un faible qi et mener une vie tout a fait correct.

  2. J’ai hésité à valider votre commentaire, en apparence innocent mais qui cache toutefois une insinuation pernicieuse. Vous vous attendiez peut-être à ce que je vous réponde “en tant que néo-nazi, je me dois d’éradiquer les êtres défectueux”. Pas de chance pour vous. Je suppose que vous avez lu l’avertissement et que vous vous êtes dit que vous allez vous tenir à carreaux. Mais voilà. J’ai l’habitude de ce genre de commentaire, et je sais reconnaître le sous-entendu de ce style de remarque.
    Ce que je vais faire : vous répondre. Laisser votre commentaire et le mien quelques semaines, histoire que tout le monde puisse les lire. Ensuite, les supprimer. Ce genre de commentaire n’a effectivement rien à faire sur ce blog.

    Bref…
    Mon principe serait que, mes idées étant largement d’inspiration libertarienne, nous ne devons pas déformer le cours naturel. Si, du fait de la complexité toujours croissante de l’économie, un faible QI devient de plus en plus handicapant (cf. Gottfredson) et par conséquent produit moins d’enfants qu’un fort QI, les inégalités sociales doivent augmenter, et ce, bien que la richesse en termes absolus augmente pour tout le monde, le gouvernement ne doit pas forcer les familles aisées à subventionner les familles pauvres, via l’impôt.
    Premièrement parce que le QI est facilement deux fois plus prédictif que le statut socio-économique pour déterminer à la fois le QI et le statut socio-économique de tout individu, mais aussi parce que toutes tentatives pour stimuler de façon permanente le QI par le passé avaient échoué. Deuxièmement, parce qu’à long terme, l’accumulation de l’effet dysgénique entraînera les économies dans une pauvreté absolue, et de façon irréversible.

    Si les organisations privées de charité souhaitent améliorer le sort des pauvres, qu’on les laisse faire. Mais le gouvernement ne doit pas intervenir en forçant l’action individuelle. Quand bien même les inégalités ne sont pas réduites pour autant par l’initiative privée, la solution alors est d’accepter les inégalités sociales. Nul besoin de subventionner les naissances, que ce soit des riches ou des pauvres. La nature s’en charge très bien. Ce qu’elle a fait jusqu’à présent depuis des millions d’années.

    • babar John says:

      Nul besoin de subventionner les naissances, que ce soit des riches ou des pauvres. La nature s’en charge très bien. Ce qu’elle a fait jusqu’à présent depuis des millions d’années.

      Donc tu penses qu’en l’absence de subventions, les pauvres feraient moins d’enfants que les riches? Cela même sachant que les femmes à haut QI sont moins susceptibles que les femmes à bas QI de faire des enfants? L’absence de subventions toucheraient les femmes pauvres à un tel point qu’elles se mettraient à faire moins d’enfants que les femmes riches? Pourtant, même dans les pays comme les Etats Unis qui n’ont pas de réelles allocations familiales, les femmes pauvres font plus d’enfants que les riches.
      Je n’ai pas d’avis tranché sur la question, je vois bien que tu t’y connais mieux en économie que moi, mais je suis curieux de ce qui te fait dire que l’absence de subventions conduirait à ce que les pauvres fassent moins d’enfants que les riches.

      Et même si cela s’avérait, déjà que dans les pays développés la croissance démographique est faible, la suppression des subventions feraient diminuer le nombre d’enfants chez les pauvres, mais cela ne ferait pas augmenter ce nombre chez les riches. Si les pauvres se mettent à faire moins d’enfants que les riches, il y aurait fort à parier que le renouvellement de la population ne soit pas assuré.
      Est-ce qu’il vaut mieux vivre intelligent que ne pas vivre du tout?

    • “Donc tu penses qu’en l’absence de subventions, les pauvres feraient moins d’enfants que les riches?”

      Je ne l’ai écrit nulle part. Je dis qu’il serait difficile pour eux de subvenir aux besoins de leurs enfants. Sans la redistribution de richesse, le nombre d’enfants à bas QI serait plus faible que ce qu’il en aurait été autrement.

      “Pourtant, même dans les pays comme les Etats Unis qui n’ont pas de réelles allocations familiales, les femmes pauvres font plus d’enfants que les riches.”

      Vous n’allez pas vous y mettre vous aussi. C’est fatigant de répéter encore la même chose. J’ai pourtant déjà dit qu’il y avait deux problèmes : 1) les subventions aux pauvres 2) le féminisme. Le plus destructeur est à mon avis le féminisme. Les femmes qui font le moins d’enfants sont les femmes qui ont les plus fortes opportunités économiques, celles qui sont assez intelligentes pour obtenir les meilleurs diplômes et atteindre les strates élevées de l’échelle sociale.
      Les femmes intelligentes ont donc la capacité de substituer la production d’enfants par la recherche du statut social.

      Néanmoins…
      Le féminisme ne s’est probablement pas développé tout seul, en tant que phénomène de société moderne. En France, dans les années 70-80, il y a eu beaucoup de mouvements et de réformes en faveur des femmes. Plus le gouvernement tentait de mettre en avant les femmes dans la société, plus elles semblent en redemander. And so on.
      Aujourd’hui par exemple, l’idée d’évoquer l’intelligence supérieure des hommes sur les femmes est scandaleuse. Mais autrefois, cela apparaissait comme étant le bon sens même.

      De même, lorsque la logique égalitariste du gouvernement tente d’égaliser les chances de réussites, non seulement entre les races mais aussi entre les sexes, il faut s’attendre à ce que les femmes commencent à voir des opportunités s’ouvrir, et remettent progressivement en cause ce qui était leur rôle traditionnel depuis des millions d’années : faire des enfants.
      Or, l’histoire nous apprend qu’au fur et à mesure que les économies se sont développées à travers les siècles, le gouvernement a augmenté en taille, en poids, en importance. Elle est là, la tragédie de notre histoire.

    • babar John says:

      Vous n’allez pas vous y mettre vous aussi. C’est fatigant de répéter encore la même chose. J’ai pourtant déjà dit qu’il y avait deux problèmes : 1) les subventions aux pauvres 2) le féminisme. Le plus destructeur est à mon avis le féminisme. Les femmes qui font le moins d’enfants sont les femmes qui ont les plus fortes opportunités économiques, celles qui sont assez intelligentes pour obtenir les meilleurs diplômes et atteindre les strates élevées de l’échelle sociale.

      D’accord. Alors une fois que le problème des subventions est réglé, selon toi il reste le plus gros morceau, celui du féminisme. Donc tu n’as pas encore répondu complètement à la question de “le passant” : que veux-tu faire des faibles qi,.? puisqu’en ne subventionnant personne, le féminisme (pour moi c’est la simple égalité des chances) continue à favoriser les faibles qi?
      Faut-il se résigner?

    • B. John, je croyais avoir pourtant expliqué l’influence de l’intervention du gouvernement sur le féminisme, non ? De toute évidence, ce mouvement ne semble pas s’être développé tout seul. Nombre de politiques l’ont clairement favorisé.

    • babar John says:

      B. John, je croyais avoir pourtant expliqué l’influence de l’intervention du gouvernement sur le féminisme, non ?

      J’ai du rater ça, mais admettons. La question de “le passant” c’est “que faire”, pas “à qui la faute”. Est-ce que la non-intervention de l’état conduirait au recul du féminisme et donc à la disparition de l’effet dysgénique (parce que c’est ce que l’on veut n’est-ce pas?)?
      Si c’est ce que tu veux dire, alors explique le clairement une fois pour toutes.

    • Sans l’intervention du gouvernement, la situation serait moins dramatique. Or, les circonstances actuelles font que les femmes et les hommes semblent avoir la conviction que la femme moderne modèle est la femme de bureau, non la femme au foyer. Les femmes veulent se débarrasser de cette image qu’on leur collait à la peau. Les hommes finissent aussi par penser la même chose. Plusieurs fois il m’a été donné d’entendre que le mari (comme un prof de français que j’avais eu) trouvait exaspérant que sa femme tienne à “vivre sur son dos” compte tenu du fait qu’elle n’avait pas d’emploi. Autrement dit, pour réparer les erreurs du gouvernement, il ne faudrait pas compter sur le gouvernement. Mais plutôt faire comprendre aux femmes le danger qu’implique le féminisme, et aux hommes qu’une femme au foyer est tout aussi respectable que toute autre femme.

    • babar John says:

      Mais plutôt faire comprendre aux femmes le danger qu’implique le féminisme, et aux hommes qu’une femme au foyer est tout aussi respectable que toute autre femme.

      Je suis tout à fait d’accord avec le fait que les femmes au foyer méritent le même respect que les autres. Il ne serait d’ailleurs pas difficile d’en convaincre une femme du XXIe siècle. Mais en revanche, convaincre une femme qui a les capacités de gagner beaucoup d’argent de perdre en indépendance et en moyens financiers pour se mettre à s’occuper de la maison et des enfants, c’est une autre affaire.
      Toute le monde peut convenir qu’une femme au foyer est respectable. Mais tout le monde ne voudra pas en devenir une. Parce qu’au fond, ce que tu proposes c’est d’inciter les femmes à sacrifier leur intérêt personnel au profit de l’intérêt collectif, pendant que les hommes continuent à servir leur intérêt personnel en travaillant et en gagnant de l’argent.
      Je ne suis pas sûr qu’une femme choisira librement de se sacrifier si le choix lui est offert.
      A mon avis la seule façon de permettre aux femmes riches d’avoir plus d’enfants est de mettre en place des infrastructures qui feraient qu’avoir un enfant n’est pas handicapant pour la carrière.

  3. un passant says:

    j’ai bien lu votre réponse et vous vous meprenez sur mes intentions je ne vous est jamais traité de néonazi des sites comme le votre j’en fréquente plusieurs je me posais juste la question de savoir puisque vous dites qu’il ya des inégalités naturelles entre hommes et qu’on ne peut rien y changer que faut il faire de ceux qui ont un faible qi. figurez vous que moi aussi je suis assez séduit par les idées libertariennes du style frederic Bastiat ou encore Hayek avec l’école autrichienne mais je n’ai jamais eu l’impression que ces gens disaient que dans une société il ne fallait que des gens intelligents et si vous acceptez l’idée qu’une societé peut très bien fonctionné avec des gens a fort qi et des gens a faible qi mais qu’il ne faudrait juste pas subventionner ceux a faible qi je me demande quel est l’interet de votre blog. vous avez vous meme dit dans un autre article que les gens a fort qi se marient généralement entre eux car une sélection s’opère donc ça m’étonnerait que du jour au lendemain on se retrouve qu’avec des faibles qi et que la société décline et quand on regarde les chiffres les très forts qi c’est a dire superieur a 130 ne représentent que 2% de la population. donc j’aurai une autre question pour vous si vous trouvez qu’avoir des gens a faible qi dans une population n’est pas si handicapant que ça tant qu’il reste des gens a fort qi avec une forte capacité innovatrice et capable de produire des richesses quel est l’intérêt de votre blog pourquoi faire des articles pour démonter l’écart de qi entre blancs et noirs ou encore avec les latinos? j’espère que vous publierez mon commentaire qui n’est nullement provocateur mais qui est l’œuvre d’un jeune étudiant qui ne cherche qu’a comprendre la logique de ce blog

    • Vous croyez que les gens en général savent ce qui est en train de se passer ? Regardez autour de vous. La réalité est moins idyllique que ce que vous semblez croire. A l’évidence, les gens ne croient pas (ou s’y refuse) qu’il existe des disparités ethniques dans l’intelligence, ou que celle-ci est innée, ou que celle-ci est le facteur le plus important pour déterminer la richesse d’un individu ou d’une nation. Les seuls qui y croient encore sont les asiatiques, certainement parce qu’ils n’ont pas été “brainwashed” depuis l’enfance.

      Les gouvernements occidentaux subventionnent actuellement les naissances des familles pauvres, plus particulièrement les noirs, tout en encourageant le métissage (presque 10% des américains blancs se métissent chaque année alors même que le taux de métissage est passé 6,7% en 1980 à 14,6% à 2008). Autrement dit, l’homogamie ne sert plus à rien. Surtout à cause du féminisme.
      Les femmes ont substitué la production d’enfant par la recherche de gloire. Elle sont obsédées par le statut social, la célébrité, la reconnaissance des pairs. Ce fut pourtant essentiellement le rôle traditionnel des hommes. Une fois la femme devenue homme, il n’y a plus personne pour faire des enfants.
      Puisqu’elles sont les plus susceptibles de réussir socialement, les femmes les plus intelligentes sont celles qui sont les moins susceptibles de faire des enfants. Et les données le prouvent. Elles font moins d’enfants, et plus tardivement. Autrement dit, le “taux de roulement” est plus élevé chez les familles pauvres que les familles aisées, ce qui accélère encore le processus de dysgénisme.

      L’objectif du blog, vous me le demandez, est très simple. Informer sur une réalité méconnue. Sur ce qui tuera, je n’en doute pas, l’Occident d’ici quelques siècles. Même si je ne serais plus là pour constater les dégâts.

  4. un passant says:

    vous vous méprenez sur mes intentions je ne vous ai jamais traiter de néonazi mon objectif n’est nullement de créer la polémique mais j’essaie de comprendrez la cohérence de ligne éditoriale de ce blog puisque dans votre réponse votre souci semble pas tant qu’il yait des qi faibles dans la societé mais que l’etat puisse les subventionner par différents aides, je vais vous surprendre mais moi egalement je partage les idées libertariennes j’ai lu frederic Bastiat et je connais un peu les theories de hayek de l’ecole autrichienne , effectivement moi aussi je suis contre l’intrevention de l’etat ou que celui ci se limite au stricte nécessaire c’est a dire aider les plus pauvres mais ce que je ne comprends pas dans ce blog c’est cette volonté de démonter l’infériorité intellectuelle des noirs ou des latinos je me demande quel est le but sous jacent puisque vous n’êtes pas sans ignorer qu’il ya des noirs a fort qi qui s’en sorte très bien dans la société et quand je vois les quelques commentaires limites sur votre blog il ya de quoi me poser des questions c’est comme si vous ne vouliez une societé qu’avec des gens a fort qi qui de toute les façons existeront toujours puisqu’ils ont tendance a se marier entre eux . si les faibles qi ne vous posent aucun probleme probleme en particulier ceux d’autres races tant qu’ils ne sont pas aidés pourquoi faire des dizaines d’articles dans le but de monter l’écart de qi entre blancs et noirs. ensuite vous dites que le qi serait prédictif de la réussite socioéconomique ce que je conteste puisque la reussite depend de nombreux facteurs , est multicausale le qi étant un facteur parmi tant d’autres donc en quoi serait il plus importants que d’autres facteurs comme la motivation de l’individu son milieu social ou encore l’environnement dans lequel il grandit. et ensuite qu’entendez vous par réussite?. car la définition de la reussite peut varier selon les individus ce n’est pas forcement la reussite sur le plan financier . j’espère que vous publierez mon commentaire et que vous allez m’éclairez sur la cohérence de votre ligne éditoriale et je vous le répète mon commentaire n’est nullement provocateur mais simplement celui d’un jeune homme qui cherche a s’informer.

    • un passant says:

      desolé si j’ai publie deux fois c’est une petite erreur de ma part

    • Qu’est-ce qui importe de savoir qu’il existe des noirs et des latinos intelligents ? L’intelligence moyenne est d’un écart-type inférieur pour les premiers et de 0.66 pour les seconds. Ou peut-être ne savez-vous pas ce qu’est une “moyenne” ?
      Qui a dit, ensuite, que le QI est le seul facteur prédictif de réussite ? C’est de loin le plus important. Je l’ai écrit maintes fois dans mes articles, ainsi que dans mon premier commentaire ci-dessus. Mais vous répétez vos inepties comme une vache enrhumée.

      Et sur la motivation, c’est également faux. Si comme ce que beaucoup de gens semblent croire, la motivation est une variable malléable (càd, non génétique), l’éducation parentale doit constituer un facteur important. Dans ce cas, nous devrions nous attendre à ce que le statut socio-économique des parents, pris indépendamment du QI, soit aussi prédictif que le QI pour prédire la réussite d’un individu. Or, une fois isolé du QI, l’importance du statut socio-économique n’est que marginale.

  5. un passant says:

    excusez moi mais si j’ai eté obligé de préciser qu’il existe des noirs et des latinos intelligents c’est parce que j’ai cru en lisant vos articles que vous sous entendiez le contraire peut être une erreur de ma part et je sais très bien ce qu’est une moyenne et que le qi est représente sous forme de courbe de gauss avec la moyenne générale de la population au milieu a 100 et les personnes sont reparties d’une part et d’autre de la courbe. pour en revenir au fait que le qi est prédictif de la réussite je n’ai mis nulle part que vous avez dit que c’était le seul facteur ce que je vous reproche est d’en faire le facteur principal. pour la motivation ce que je voulais ditre par la est qu’un individu même avec un qi de 150 s’il fait preuve de légèreté ou de paresse par exemple dans le cadre de ces études ou dans sa vie quotidienne on ne peut pas garantir que celui ci réussira forcement inversement un autre individu avec un qi de 90 peut très bien s’en srtir dans sa vie je ne pense d’ailleurs pas que tous les millionnaires du monde aient des qi exceptionnelles si on veut parler de la réussite matérielle. et vous n’avez pas repondu a ma question concernant le concept même de réussite dont la vision varie selon les individus, moi avec votre demonstration je ne vois qu’une corrélation entre qi et reussite matérielle mais je pense que je ne vais pas vous l’apprendre corrélation n’est pas causalité jusqu’à preuve du contraire or avec votre analyse vous établissez un lien de causalité. pour en revenir enfin au dysgenisme je ne comprends pas très bien pourquoi le métissage vous pose problème a moins que vous aussi vous soyez dans le fantasme du risque de la disparition de la race blanche, pour moi le métissage relève d’une décision individuelle et les conjoints en assument la responsabilité , si un noir intelligent épouse une blanche intelligente a priori l’enfant sera intelligent donc ou est le problème, et vous dites que l’homogamie ne servirait plus a rien je ne comprends pas très bien cette intervention car vous semblez dire qu’il faudrait limiter le nombre d’enfants dans les familles pauvres or vous vous contredisez puisque vous avez dit que le qi n’avait rien a voir avec le statut socioéconomique donc ou est le problème que les familles pauvres fassent beaucoup d’enfants puisqu’un certains nombre seront intelligents vous savez très bien que l’on ne pourra jamais faire une societé qu’avec des gens intelligents d’ailleurs la très grande majorité de la population a un qi normal donc ce ne seront certainement pas des futurs prix nobels, je ne vois toujours pas donc en quoi la présence de noirs a faible qi dans la societé serait un problème a condition bien sur que ceux ci travaillent et participent a la vie collective. en passant quel est votre point de vue sur l’immigration etant liberarien je ne crois pas trop que vous y soyez farouchement opposé mais peut être une immigration choisie(a partir du qi) et la encore il faudrait déterminer a partir de quel score. je ne sais pas si vous connaissez les études qui ont été faites sur l’immigration cubaine aux états unis qui montraient que contrairement a ce qu’on croit l’immigration ne cause pas de chômage. et aussi vous dites que les asiatiques croient aux différences d’intelligence pouvez vous me dire si cela est enseigné dans les pays asiatiques .

  6. “si j’ai eté obligé de préciser qu’il existe des noirs et des latinos intelligents c’est parce que j’ai cru en lisant vos articles que vous sous entendiez le contraire”

    C’est pourtant ce que je répétais incessamment dans chacun de mes articles. Que vous étiez censé avoir lu, c’est cela ? Je note.

    “pour en revenir au fait que le qi est prédictif de la réussite je n’ai mis nulle part que vous avez dit que c’était le seul facteur ce que je vous reproche est d’en faire le facteur principal”

    C’est pourtant ce que les données indiquent. 50% de la variance de réussite scolaire est expliqué par le seul QI. Et 80% si l’on y rajoute ce que Greven et Plomin nomment les SPAs (self-perceived abilities) qui se trouvent être aussi héréditaires que le QI.
    Mais je perçois très clairement votre dogmatisme à peine dissimulé. Et puisque vous êtes davantage motivé par la doctrine plutôt que par les données, je n’insisterai pas. Vous n’êtes pas à la bonne adresse.

    “pour la motivation ce que je voulais ditre par la est qu’un individu même avec un qi de 150 s’il fait preuve de légèreté ou de paresse…”

    Vous savez ce qu’est le facteur g ? Vous savez ce que mesure le QI ? Non, n’est-ce pas ? Il mesure la vitesse de traitement de l’information. “g” régule la vitesse d’apprentissage, et de compréhension. Gottfredson en a longuement parlé (voir le lien de mon 1er commentaire). Si vous n’avez pas le QI, qu’importe votre motivation. La probabilité d’échec restera très élevée.

    “je ne pense d’ailleurs pas que tous les millionnaires du monde aient des qi exceptionnelles si on veut parler de la réussite matérielle”

    C’est souvent le cas. Rappelez-moi. Vous aviez dit avoir lu mes articles, c’est cela ?

    “vous n’avez pas repondu a ma question concernant le concept même de réussite dont la vision varie selon les individus”

    Je parle évidemment de la réussite en général, càd, réussite scolaire puis professionnelle. Vous voulez que je vous achète un dico ?

    “je pense que je ne vais pas vous l’apprendre corrélation n’est pas causalité jusqu’à preuve du contraire or avec votre analyse vous établissez un lien de causalité”

    Ça commence à être lassant. Je l’avais pourtant déjà expliqué dans mon 1er commentaire. Les scientifiques testent l’indépendance des variables. Indépendamment du statut social, le QI explique une très large variance de la réussite. Mais indépendamment du QI, le statut social explique une variance modérée de la réussite.
    On pourrait dire, si l’on en croit les sociologues et psychologues, que de nombreuses variables sociales et culturelles sont modulées par le statut social. Et encore, cela supposerait déjà que ces variables sociales et culturelles soient environnementales et non génétiques. Mais il y a des preuves du contraire. Par exemple, l’estime de soi est héréditaire, tout comme l’ouverture à l’expérience.

    Le QI régule la probabilité d’être incarcéré, d’être au chômage, d’être un récipiendaire, d’avoir des accidents de travail, de voitures, de piéton, d’être religieux, végétarien, d’être somnambule, d’être fumeur, d’avoir un décrochage scolaire, d’avoir un divorce, d’avoir un enfant illégitime, de vivre plus longtemps, et j’en oublie encore. Mais tout ça, évidemment, ce n’est qu’un pur hasard. Juste une simple coïncidence, n’est-ce pas ?

    Tant qu’à faire, si je dis que vous êtes un homme parce que vous avez hérité du chromosome Y de votre père. Vous me répondez : corrélation n’est pas causalité. Absurde ? C’est le même raisonnement que vous faites. A cette aune là, il n’y a jamais de causalité. Vous cherchez simplement une excuse.

    “si un noir intelligent épouse une blanche intelligente a priori l’enfant sera intelligent donc ou est le problème”

    Pour la 2ème fois consécutive, le gouvernement subventionne les pauvres, donc les pauvres ont plus de succès reproducteur. En outre, les femmes sont devenues indépendantes des hommes, féminisme oblige. Elles gagnent des revenus sans l’aide des hommes. Elles n’ont plus l’obligation d’exiger de son mari qu’il soit riche. Et donc, intelligent.

    Et d’ailleurs, même si les 2 parents sont intelligents, l’enfant aura un QI beaucoup plus faible. Vous ne connaissez pas la régression vers la moyenne, n’est-ce pas ? Je vais vous l’expliquer. Quand un parent possède une caractéristique, disons la taille, dont les propriétés sont supérieures ou inférieures à sa moyenne raciale, l’enfant présentera des caractéristiques qui vont tendre vers cette moyenne. Si la taille moyenne d’un blanc est de 1,80 mètres, et que le père fait 1,50 mètres, sont enfant aura une taille plus grande que lui, même si la taille est hautement héréditaire. Si le père mesure 2,10 mètres, l’enfant sera effectivement très grand, mais moins que le père.
    Cette régression vers la moyenne vaut pour les autres traits. Comme le QI. Or, les études ont prouvé depuis longtemps qu’une fois les enfants blancs et enfants noirs appariés par niveau de QI, les frères et soeurs de ces enfants noirs et de ces enfants blancs présentent des QIs qui tendent vers 85 et 100, respectivement.
    Autrement dit, une femme blanche et un homme noir de 150 de QI auront un enfant en moyenne moins intelligent que l’enfant d’une femme blanche et d’un homme blanc à 150 de QI, car le QI de l’homme noir est beaucoup plus éloigné de sa moyenne raciale. Par conséquent, l’enfant métis verra son QI régresser bien davantage.

    “vous semblez dire qu’il faudrait limiter le nombre d’enfants dans les familles pauvres”

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

    “vous avez dit que le qi n’avait rien a voir avec le statut socioéconomique”

    J’ai dit que le QI est plus déterminant que le SES des parents, en tant que variable indépendante, pour prédire le SES de tout individu, même si QI et SES sont liés. Vous voulez que je vous achète une paire de lunettes ?

    “je ne vois toujours pas donc en quoi la présence de noirs a faible qi dans la societé serait un problème a condition bien sur que ceux ci travaillent et participent a la vie collective”

    Métissage. Voir mon 1er commentaire. Et l’intelligence n’est qu’une seule des raisons. L’autre raison est la criminalité, largement héréditaire. Le QI, la testostérone et l’estime de soi expliquent la majeure variance de la criminalité (lire cet article). Car même à statut social équivalent, les noirs restent sensiblement plus violents que les blancs. Et c’est ainsi dans tous les pays. Même au Japon où les noirs sont pour ainsi dire quasi-inexistants, leur taux de criminalité reste de loin beaucoup plus élevé que celui des asiatiques, et ce, en dépit du fait que l’immigration y est très sélective.
    Une autre raison, ce sont les allèles récessifs que portent les blancs. Ils s’exprimeront de moins en moins et s’éparpilleront en raison de l’effet cumulé du métissage et des migrations. Si vous considérez que ce n’est pas un problème, vous en assumerez seul la conséquence. Ca ne me concerne en rien après tout. Je suis chinois, pas blanc.

    “quel est votre point de vue sur l’immigration etant liberarien”

    Les politiques restrictives d’immigration ne serviront à rien. Si les gens ne sont pas prêts à reconnaître la nécessité de l’homogénéité raciale, toute tentative forcée du gouvernement n’y fera rien, et n’amènera que le chaos social. La seule solution reste donc de persuader le public sur le danger (à la fois social et économique) de l’immigration. Seulement à partir de ce moment là, le gouvernement pourra prendre des mesures pour freiner l’immigration afin de servir l’intérêt de la nation.

    “mais peut être une immigration choisie”

    Encore une fois, tout dépend de ce que pense la majorité. Le gouvernement ne peut, en principe, rien faire à l’encontre de la volonté du peuple. Si les gens acceptent une immigration sélective, c’est leur problème.

    “les études qui ont été faites sur l’immigration cubaine aux états unis qui montraient que contrairement a ce qu’on croit l’immigration ne cause pas de chômage”

    L’étude de David Card, n’est-ce pas ? Il a mesuré le QI des immigrés ? Pas que je sache. Et comment explique-t-il l’effet nul sur le chômage ? Simplement parce que le capital est très mobile aux USA. Le capital, rare, dans un premier temps, du fait de l’arrivée massive d’immigrés, abaisse la productivité par tête et donc les salaires, mais du fait de la flexibilité de l’économie, le capital est rendu rapidement accessible, atténuant la pénurie. Mais, encore une fois, le QI n’a pas été mesuré. (petite précision : le salaire minimum (et les rigidités du marché du travail, en général) est certainement une cause du chômage bien plus importante que le QI lui-même)
    Pour la dernière fois, lisez Gottfredson. Une fois le QI mesuré, on distingue très nettement les disparités dans les performances à l’entreprise. Même l’expérience n’est pas aussi importante en comparaison.

  7. un passant says:

    désolé si certaines choses ont pu m’échapper effectivement je n’ai pas lu tous vos articles mais soyez certains qu’avant de poster j’en ai lu certains . il ya des choses que je ne comprends pas dans votre reponse. quand vous parler de la théorie de régression vers la moyenne supposons que ce soit vrai cela m’etonnerait quand même qu’un enfant métis avec un qi de 130 a la naissance voit son qi chuter jusqu’à 85 a l’age adulte son qi va peut etre chuter d’une dizaine de points c’est a dire aux alentours de 115 120 mais pas jusqu’à 85 sinon dans ce cas il n’existerait aucun noir avec un qi supérieur a 130 si ce processus avait eu toujours lieu au cours de l’histoire donc ce genre de qi autour de 100 reste tout a fait correct. quand a votre explication sur corrélation et causalité elle est plus qu’ambigu car vous dites que les scientifiques testent l’indépendance des variables mais ça reste une corrélation étant moi même étudiant j’ai mené plusieurs enquêtes ou on a eté emmené a étudier les relations entre des variables effectivement il yavait des variables qui étaient beaucoup plus fortement correlés que d’autres mais ça restait une corrélation on ne pouvait etablir une causalité. je peux prendre l’exemple de la cigarette on entend souvent que fumer tue et bien la c’est bien une relation de causalité car il a été démontré que la cigarette contient des substances toxiques comme la nicotine ou le goudron qui sont a l’origine de cancers et je vous prend un autre exemple on nous dit souvent que ceux qui font du sport vivent plus longtemps mais la c’est une corrélation qui est par ailleurs très forte mais on a pas réussit a démontrer en quoi le sport était la cause direct de cet allongement de la vie chez les personnes concernés , les scientifiques se disent finalement que c’est un ensemble de facteurs qui s’emboitent qui aboutit a cet allongement de la vie donc faire du sport ne garantit pas d’avoir une longue il n’y a donc pas de cause a effet pourtant on constate que beaucoup de centenaires faisaient du sport dans leur jeunesse il ya donc bien une nuance entre corrélation et causalité que vous ne voulez peut être pas voir,enfin dernière chose est que lors de votre précédente réponse je n’avais pas l’impression que vous disiez que la présence de faibles qi vous gênait dans la société tant que ceux ci ne sont pas aidés maintenant vous me parler du métissage qui je le rappelle reste marginal et vous semblez défendre une homogénéité raciale donc une homogénéité de qi or ceci est impossible même a l’intérieur d’une même race a moins de procéder a l’eugénisme je ne comprends toujours pas en quoi la présence de faibles qi est un problème qu’ils soient noirs ou autres car il ya des métiers qui ne nécessite pas de forts qi et pour moi si on suit votre raisonnement la société est bien faite puisque les hauts qi sont au sommet et les faibles qi au bas de l’échelle maintenant ce qui faudrait c’est arrêter de les subventionner après pour le reste sur la criminalité des noirs je pourrais débattre avec vous mais je n’ai pas le temps de renter dans de longs débats . sachez enfin peut etre vous en etes vous doutez je suis moi même originaire d’Afrique et je me suis toujours poser la question du retard de mon continent c’est comme ça que j’ai atteri sur votre blog mais vos explications ne me convaincant pas pas que je suis dogmatique mais j’essaye toujours d’être le plus objectif possible et pour l’immigration je n’ai pas eu ma reponse ce que je veux c’est votre avis personnel est ce que vous seriez contre l’arrivée de migrants africains en chine avec des forts qi et pas de tendance criminelle

    • babar John says:

      quand vous parler de la théorie de régression vers la moyenne supposons que ce soit vrai cela m’etonnerait quand même qu’un enfant métis avec un qi de 130 a la naissance voit son qi chuter jusqu’à 85 a l’age adulte

      Meng Hu et toi ne parlez pas de la même chose.
      La “regression à la moyenne” telle que l’entend Meng Hu ne signifie pas qu’un enfant qui a à la naissance un qi de 130 va régresser vers 85 à l’age adulte. Ni qu’il “tombe” ni qu’il “tende”. Ce que Meng Hu veut dire, c’est que deux parents noirs de QI 130 auront un enfant en moyenne au QI inférieur à 130. Et la différence de QI parent/enfant est proportionnelle à la différence QIparent-QImoyen_de_la_population.
      Donc deux noirs au QI de 130 auraient un enfant moins intelligent que celui de deux blancs au QI de 130. (Moins intelligent au sens de “d’un QI moindre”).
      Mais quand Meng Hu a dit:
      Autrement dit, une femme blanche et un homme noir de 150 de QI auront un enfant en moyenne moins intelligent que l’enfant d’une femme blanche et d’un homme blanc, car le QI de l’homme noir est beaucoup plus éloigné de sa moyenne raciale. il s’est probablement “mal exprimé”.
      Car si la regression à la moyenne est proportionnelle à l’écart à la moyenne des parents, alors mathématiquement, il existe un QI tel que deux noirs au dessus de ce QI auront en moyenne un enfant plus intelligent qu’un enfant blanc ordinaire (sauf si le coefficient de proportionnalité prend certaines valeurs qui seraient incompatible avec l’héritabilité du QI).
      Donc ton affirmation “si un noir intelligent épouse une blanche intelligente, leur enfant sera intelligent et pas de problème”, est vraie à partir d’un certain QI. Sauf si Meng Hu connait le coefficient de regression à la moyenne dans le cas d’un couple métis, je ne vois pas d’où il tient que 150 n’est pas un QI suffisant pour que l’enfant métis soit plus intelligent qu’un blanc ordinaire.

    • B. John, je comparais évidemment un couple noir-blanc à QI 150 avec un couple blanc-blanc à QI 150.

  8. “cela m’etonnerait quand même qu’un enfant métis avec un qi de 130 a la naissance voit son qi chuter jusqu’à 85 a l’age adulte”

    Relisez mon commentaire. J’ai dit : “il tend vers la moyenne raciale” et non “il tombe”.

    “il yavait des variables qui étaient beaucoup plus fortement correlés que d’autres mais ça restait une corrélation on ne pouvait etablir une causalité.”

    De mieux en mieux. L’intérêt de tester l’indépendance d’une variable est justement de démontrer qu’il n’existe pas de facteur confondant. Or, il est souvent admis que la plupart des variables dites environnementales (càd, malléables) est une fonction du statut social (qui englobe revenu et éducation). Contrôler cette variable revient à contrôler la plupart des variables environnementales.

    Pour la 3ème fois consécutive. Et ce sera la dernière. Lisez Gottfredson. Le facteur “g” régule la vitesse d’apprentissage. Toutes les preuves l’indiquent. Avoir un faible “g” vous condamne à un apprentissage plus lent, avec suivi, surveillance. Ces gens là ont sans cesse besoin d’être dirigés, car une fois laissés à eux-mêmes, leur productivité dégringole et les accidents se multiplient. À l’école, un faible “g” se traduit par un retard accumulé (sur les années) dans la performance scolaire. C’est pourquoi les disparités constantes dans la vitesse d’apprentissage (en raison du traitement efficient de l’information d’un QI élevé) accentue les différences de réussite entre un faible QI et un fort QI à mesure que les années s’écoulent.

    “métissage qui je le rappelle reste marginal”

    10% des nouveaux couples blancs chaque année. C’est marginal ?

    “vous semblez défendre une homogénéité raciale donc une homogénéité de qi”

    Il n’y a jamais d’homogénéité de QI, même au sein d’une race.

    “il ya des métiers qui ne nécessite pas de forts qi”

    Oui, le sport. Mais en général, la profession est dépendante du QI. Vous n’avez pas lu mon article sur le facteur “g” à ce que je vois.

    “j’essaye toujours d’être le plus objectif possible”

    Alors c’est raté. Je ne m’étais pas trompé sur vous.

    “sachez enfin peut etre vous en etes vous doutez je suis moi même originaire d’Afrique et je me suis toujours poser la question du retard de mon continent”

    Curieux. C’est le cinquième “africain” que je croise sur mon blog en l’espace de 4 mois. Une fois, ce fut un type qui s’est fait passé pour une africaine avant de se faire passer juste après pour un scientifique blanc qui prétendait avoir passé plus de 20 ans en Chine, pour me faire signe qu’il connaissait la Chine comme sa poche, et que je dois me méfier. C’est amusant les mensonges qu’on peut débiliter sur le Web. Par chance, je ne suis pas obligé de vous croire.

    “ce que je veux c’est votre avis personnel est ce que vous seriez contre l’arrivée de migrants africains en chine avec des forts qi et pas de tendance criminelle”

    Demandez aux chinois. La réponse serait non. Catégoriquement. Demandez aussi aux japonais, et ils répondent la même chose. Il n’est pas question d’être intelligent et bien intégré dans la communauté. C’est une question d’identité, de culture. Vous pouvez aimer la Chine que ça ne changerait rien. Les chinois veulent que la Chine reste chinoise. Les japonais veulent que le Japon reste japonais. Les coréens veulent que la Corée restent coréenne.
    C’est aussi mon avis. Je ne veux même pas voir de blancs chez moi. Et si les asiatiques étaient indésirables en Europe, tant mieux. Cela nous évite le métissage. En plus de la perte d’identité culturelle qui frappe les asiatiques occidentaux.

    • Concernant la régression vers la moyenne (qui se retrouve également pour la taille par exemple), je l’explique ici:

      http://www.intelligence-humaine.com/genetic.html#12

      “Comment comprendre le phénomène de régression vers la moyenne ?

      Imaginez deux haricots de même taille: Le haricot A et le haricot B.

      Le haricot A provient d’une race (=variété) de grands haricots. Le haricot B provient d’une race de petits haricots.

      On plante les graines du haricot A et du haricot B. Qu’observe-t-on dans la descendance ?

      La descendance du haricot A va régresser vers sa moyenne raciale plus élevée en taille: les haricots seront plus grands.

      La descendance du haricot B va régresser vers la moyenne raciale de B, à savoir une plus petite taille.

      Ce phénomène se retrouve très exactement en termes de Q.I et d’intelligence: prenez deux couples ayant un Q.I moyen de 110, un couple africain et un couple européen.

      Les enfants du couple européen vont régresser vers le moyenne intellectuelle européenne de 100: ils auront en moyenne 105 de Q.I. Les enfants du couple africain Vont régresser vers la moyenne intellectuelle africaine de 80: ils auront en moyenne 95 de Q.I.
      Ce phénomène de régression vers la moyenne se remarque également chez les bas Q.I: un enfant d’un couple européen ayant un Q.I moyen de 75 aura 87,5 de Q.I (régression vers la moyenne de 100), alors qu’un enfant d’un couple africain ayant en moyenne 75 de Q.I aura en moyenne 77,5 de Q.I (régression vers la moyenne de 80).

      -> Signature de la moyenne génotypique européenne à 100 et de la moyenne génotypique africaine à 80.

      Régression vers la moyenne pour l’intelligence
      -> Signature de la causalité génétique de l’intelligence
      -> Modèle génétique additif”

  9. Bonjour les amis !

    Je me permets de vous faire savoir que votre site préféré, à n’en point douter, change d’adresse:

    http://www.intelligence.wikeo.be devient http://www.intelligence-humaine.com

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