National IQs: A review of their educational, cognitive, economic, political, demographic, sociological, epidemiological, geographic and climatic correlates

Lynn, R., & Vanhanen, T., National IQs: A review of their educational, cognitive, economic, political, demographic, sociological, epidemiological, geographic and climatic correlates, Intelligence (2012), doi:10.1016/j.intell.2011.11.004.

Lynn et Vanhanen ont récemment compilé toute une panoplie d’études prouvant une fois de plus l’importance du QI en ce qui concerne un nombre incroyable de variables sociaux et économiques. Les relations entre QI national et toutes ces variables sont globalement très positives.

La table 1 résume 20 études démontrant la forte relation entre le QI et niveau de scolarité. Sans surprise. Rappelons que le QI est héréditaire et que les données historiques sur les moyens éducatifs (adoption inclus) indiquent l’impossibilité d’augmenter durablement le QI des classes défavorisées, alors “l’éducation” ne peut plus être une variable explicative du niveau de QI. Les milliards en subvention allouées aux pauvres n’y changent rien (Lynn, 2006).

La table 2 résume 11 études démontrant la relation entre le QI national et les variables de la productivité cognitive. Quasiment toutes les variables sont étroitement associées au QI national. Fait intéressant, les prix Nobel (littérature, paix, science) sont faiblement corrélés au QI national. Ce n’est pas si étonnant quand on sait que les prix nobels peuvent servir d’instruments politiques. En outre, les asiatiques ont un QI certes supérieurs aux blancs occidentaux, mais leur manque de créativité (openness to experience, voir les travaux de McCrae) les empêche de remporter des prix Nobel en sciences (et peut-être même en littérature).

La table 3 résume 38 études démontrant la relation entre le QI national et le revenu par habitant. Les lignes 1 à 10 affichent des corrélations déjà assez forte, allant de 0,57 et 0,77. Mais Meisenberg (2004) fait encore mieux. Il a affiné cette relation en mesurant le revenu par tête comme logarithme du PIB par tête. Résultat : la corrélation grimpe à 0,82 (ligne 11). La Griffe du Lion trouve une corrélation de 0,79, une fois corrigée des anomalies.

La table 4 résume 16 études démontrant la relation entre le QI national et la croissance économique. Les auteurs indiquent que la relation est plus forte à mesure que la période de temps étudiée (sur laquelle les chiffres ont été tirés) est longue. De même que les guerres, les phases de cycle “expansion-récession” montrent de grandes variations à court terme dans la croissance du PIB alors que le QI lui-même est stable dans le temps.

The explanation for this is that various economic shocks such as wars, large increases in the price of oil and so on, reduce the growth rate of some countries in the short term, but over the long term these have little effect and national IQ emerges as a major determinant of economic growth rates.

La table 5 résume 5 études démontrant la relation étroite entre le QI national et le niveau de liberté économique.

La table 6 résume 6 études démontrant la relation (négative) entre le QI national et l’inégalité des revenus mesurée par l’indice de Gini. Cette donnée peut surprendre étant donné le consensus de nombreux économistes sur le fait qu’une société devenant de plus en plus riche créera de plus en plus d’inégalités. Ce point de vue est d’ailleurs largement partagé par les économistes autrichiens, pour qui une économie plus riche produira une hausse de la richesse des pauvres en termes absolus mais aussi une baisse de la richesse en termes relatifs, compte tenu du fait que les riches s’enrichissent plus vite que les pauvres.

La table 7 résume 8 études démontrant la relation entre le QI national et toute une variété de variables économiques : emploi dans l’agriculture, taux d’épargne, chômage, auto-emploi, etc. La relation entre épargne et QI national apporte des preuves supplémentaires (déjà longuement détaillées dans un article précédent) que les gens à fort QI ont, en moyenne, une plus faible préférence temporelle.

La table 8 résume 14 études démontrant la relation entre le QI national et les variables de l’apport éducatif.

La table 9 résume 5 études démontrant la relation (négative) entre le QI national et la criminalité.

La table 10 résume 8 études démontrant la relation (négative) entre le QI national et l’étendue de la corruption telle que mesurée par l’Indice de perception de la corruption. Potrafke (2012, p. 109) suggère l’explication que les gens intelligents ont des horizons temporels plus longs.

La table 11 résume 21 études démontrant la relation entre le QI national et l’étendue de la démocratie et les institutions politiques associées aux libertés civiles, à la liberté politique, les droits de propriété, la primauté du droit, l’indépendance du pouvoir judiciaire et l’efficacité de la bureaucratie gouvernementale. Les lignes 1 et 11 indiquent qu’un fort niveau de QI national est associé à de plus faibles dépenses publiques (en % du PIB) et un plus faible “Failed States Index”.

La table 12 résume 24 études démontrant la relation entre le QI national et la santé (mortalité infantile, espérance de vie, faible poids de naissance, VIH/SIDA. Ces résultats renforcent les vastes données répertoriées par Gottfredson (ici et ).

La table 13 résume 13 études démontrant la relation entre le QI national et le taux de suicide. Voracek suggère que le suicide peut augmenter la “fitness” inclusive d’une personne et qu’un certain niveau d’intelligence est nécessaire pour comprendre que le parent d’une personne bénéficierait de sa mort.

La table 14 résume 9 études démontrant la relation négative entre le QI national et le taux de fertilité.

La table 15 résume 6 études démontrant la relation entre le QI national et diverses variables démographiques, comme la polygynie ou le taux de croissance démographique (toutes deux négatives, d’ailleurs).

La table 16 résume 5 études démontrant la relation entre le QI national et la religiosité. Voir aussi mon article sur l’héritabilité de la religiosité.

La table 17 résume 17 études démontrant la relation entre le QI national et toute une variété de variables sociologiques, comme l’indice de développement humain, le “liberalism”, le “speed of life”, le modernisme, etc. Fait intéressant, la corrélation est faible, voire nulle, en ce qui concerne le bien-être subjectif, le bonheur et la satisfaction de vie. Cela peut paraître étonnant puisque les gens semblent penser généralement que lorsque vous êtes riche, vous ne manquez de rien. Or, il est prouvé que le QI est le plus important déterminant de la richesse personnelle (Gottfredson, 1997, 1998, 2002) et non l’inverse. La conclusion est la suivante : ni l’intelligence ni la richesse ne rend visiblement plus heureux. Il doit donc probablement y avoir des facteurs tout à fait indépendant du QI et du revenu par tête comme variable explicative du bonheur.

La table 18 résume 14 études démontrant la relation entre le QI national et les variables climatiques. Les lignes 1 à 4 indiquent une relation négative, ce qui montre que les pays à fort QI nationaux ont tendance à avoir des températures plus basses. Les lignes 5, 6 et 7 montrent aussi une relation positive entre le QI national et la latitude, montrant que le QI national est plus élevé dans les pays à latitudes plus élevées (mesurées en tant que distance avec l’équateur). Certains sceptiques pourraient indiquer l’anomalie que représente le cas des inuits, qui a été parfaitement expliqué ici par Fuerle.

La table 19 résume cinq études sur d’autres hypothétiques corrélats de causalité du QI national. Les deux premières lignes indiquent que l’intelligence supérieure a évolué dans des environnements nouveaux, inédits, changeants, et que ces environnements étaient assez éloignés de l’environnement évolutif situé près de l’équateur. La ligne 3 indique une relation négative entre QI national et consanguinité.

La ligne 5 indique une très forte corrélation entre le QI national et l’intensité et prévalence des maladies infectieuses. Il y a une double explication. D’abord, un faible QI national est une cause de maladies infectieuses répandues car les gens à faible QI affichent une moindre compréhension sur la manière dont les infections sont contractées, en plus des “croyances” erronées sur la façon de prévenir l’infection (pour rappel, le QI est négativement corrélé avec la religiosité). Parallèlement, une maladie infectieuse peut altérer le développement cognitif, et si tel est le cas, elle peut aussi altérer le QI dans une moindre mesure.

En conclusion, les résultats de ces études sont très solides, et confirment une fois de plus les conclusions dressées dans les deux ouvrages de Lynn et Vanhanen. Et bien que ce panel de variables est déjà très vaste, le QI apparaît même comme une facteur causal indépendant de tout un tas d’autres variables non présentés dans le présent document, mais que je présenterais dans quelques articles à venir.

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