Why Vegetarians Are More Intelligent than Meat Eaters

Satoshi Kanazawa, Vegetarianism is a crime against nature, The Scientific Fundamentalist, May 30, 2010.

Une autre valeur évolutivement inédite est le végétarisme. Il est extrêmement naturel pour l’être humain d’être végétarien.

Les êtres humains sont naturellement omnivores. Nous sommes évolutivement conçus pour manger de la viande d’animaux et des plantes. Quiconque évitait les protéines animales et mangeait uniquement des légumes dans l’environnement ancestral, face à la pénurie constante de nourriture et la précarité de son approvisionnement, n’était pas susceptible d’avoir survécu assez longtemps et d’être resté en assez bonne santé pour laisser des descendants. C’est pourquoi une telle personne était peu susceptible de devenir l’un de nos ancêtres. D’autre part, quiconque mangeait préférentiellement des protéines et graisses animales dans l’environnement ancestral aurait été beaucoup plus susceptible de vivre plus longtemps et de rester en bonne santé. Cet individu est donc beaucoup plus susceptible d’avoir été l’un de nos ancêtres.

Par conséquent, le végétarisme serait une valeur et un style de vie évolutivement inédite, de même que le luxe de l’abondance. L’hypothèse prédirait que les individus plus intelligents sont plus susceptibles de choisir de devenir végétarien que les individus moins intelligents.

Cela semble être effectivement le cas. Parmi les répondants britanniques du National Child Development Study, ceux qui sont végétariens à 42 ans ont une intelligence générale infantile nettement plus élevée que ceux qui ne sont pas végétariens à 42 ans. (l’intelligence générale infantile est mesurée avec 11 différents tests cognitifs à trois âges avant 16 ans)
Les végétariens ont un QI infantile moyen de 109,1 alors que les mangeurs de viande ont un QI infantile moyen de 100,9. La différence est importante et statistiquement très significative.

La relation tient, à la fois chez les femmes et les hommes, séparément. Chez les femmes, les végétariennes ont un QI infantile moyen de 108,0 alors que les mangeuses de viande ont un QI infantile moyen de 100,7. Chez les hommes, les végétariens ont un QI infantile moyen de 111,0 alors que les mangeurs de viande ont un QI infantile moyen de 101,1, soit une différence de 10 points.

Le fait que la différence de QI infantile entre les végétariens et les mangeurs de viande est plus grande chez les hommes que chez les femmes est logique, du fait de la division du travail historique entre les sexes. Tout au long de l’histoire évolutive, les hommes ont traditionnellement chassé les animaux pour leur viande tandis que les femmes recueillaient traditionnellement les aliments végétaux. Ainsi le végétarisme – un évitement complet et total de la viande animale – devrait être encore plus évolutivement inédit et “contre nature” pour les hommes que pour les femmes. Les femmes sont 60% plus susceptibles d’être végétariennes que ne le sont les hommes (3,33% vs 2,07%).

L’intelligence générale infantile a un effet significativement positif sur la probabilité du végétarisme à 42 ans, même déduit d’un grand nombre de facteurs sociaux et démographiques, comme le sexe , la situation maritale (marié ou non marié), l’éducation , le revenu, la religion, la religiosité, classe sociale à la naissance, l’éducation des parents, à la fois pour l’échantillon complet et parmi les hommes, et les femmes, séparément.
Il y a très peu de doute sur le fait que les enfants plus intelligents sont plus susceptibles de grandir pour devenir végétariens, à l’âge adulte. Une augmentation d’un écart-type (15 points) du QI infantile augmente les chances du végétarisme à l’âge adulte de 37% chez les femmes et de 48% chez les hommes.

Fait intéressant, la forte association entre l’intelligence infantile et le végétarisme adulte n’est pas répliquée aux États-Unis. Les végétariens chez les jeunes adultes ont une intelligence infantile plus élevée au lycée et au collège, mais la différence n’est pas grande (101,5 vs 99,3). Et elle est uniquement significative chez les femmes (101,4 vs 98,5), pas chez les hommes (101,7 vs 100,1). Cela est très étrange étant donné la division du travail historique mentionnée ci-dessus. L’effet significatif de l’intelligence infantile sur le végétarisme à l’âge adulte chez les américains disparaît complètement après avoir contrôlé la religion ou l’éducation de la mère ou du père (ceci dit, l’éducation et la religiosité – sauf si Kanazawa mentionne la religion et non la religiosité – sont toutes deux conditionnées par le QI, et ces deux éléments ont une certaine héritabilité; voir Gottfredson et Lynn et al. et Koenig et al.).

Pourquoi la différence de l’intelligence infantile entre les végétariens et les mangeurs de viande est tellement plus forte au Royaume-Uni qu’aux États-Unis ? Ce n’est pas très clair. Outre les différences nationales entre le Royaume-Uni et les États-Unis, les deux échantillons proviennent également de différentes générations. Les répondants NCDS britanniques étaient tous nés en Mars 1958, alors que les répondants de l’American Add Health étaient nés entre 1974 et 1983. Je ne sais pas si ce sont les différences nationales ou les différences générationnelles, ou quelque chose d’entièrement différent, qui tiennent compte de la différence observée dans l’association entre l’intelligence infantile et le végétarisme adulte.

11 comments on “Why Vegetarians Are More Intelligent than Meat Eaters

  1. louis says:

    très interessant merci , continuez

  2. Natrép says:

    Intéressant et frustrant du fait de la question ouverte finale.
    Il y a sûrement un lien avec l’empathie à explorer (empathie qui est d’ailleur positivement corrélée au QI si je ne m’abuse).

    P.S. : en regardant l’article original, je me rends compte que quelqu’un a déjà pensé à la même chose : « Empathy is What Really Sets Vegetarians Apart (at least Neurologically Speaking) » (http://www.psychologytoday.com/blog/evolved-primate/201005/empathy-is-what-really-sets-vegetarians-apart-least-neurologically-speak).
    Je lis notamment ceci : « brain areas similar to those showing different emotional responses between groups in our study have also been found to be modulated by religiosity » ; une piste pour le cas des États-Unis ?

  3. Intéressant, votre texte. Qu’il existe un lien entre empathie et QI, j’ignore si cela est vrai. Je ne connais aucune étude le confirmant directement. Mais je crois bien qu’il existe une corrélation positive entre empathie/culpabilité et religiosité. Cela ne devrait étonner personne, d’ailleurs.
    http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/13674679808406507
    http://www.eparg.org/publications/religioninter.pdf

    “Interpersonal guilt results from one’s belief that he or she has harmed or may harm another person. It activates natural empathy for others that prompts people to make reparation and avoid harming others in the future.”

    Le problème arrive maintenant. Si, en contrôlant la religiosité au UK, la différence de QI entre végétarisme et non-végétarisme est restée inchangée, cela veut dire que la religiosité n’est pas un facteur déterminant. Ce qui contredit curieusement la théorie proposée par Hawes; l’empathie est positivement corrélée à la religiosité, mais la religiosité est négativement corrélée au QI. Il y a quelque chose qui m’échappe, mais quoi ?
    Ensuite, il y a une nuance importante à faire :

    “Childhood general intelligence has a significantly positive effect on the likelihood of vegetarianism at age 42, even net of a large number of social and demographic factors, such as sex, whether ever married, whether currently married, education, income, religion, religiosity, social class at birth, mother’s education, and father’s education, both in the full sample and among men and among women separately.”

    En bref, Kanazawa distingue bel et bien religion et religiosité; ça peut paraître stupide mais en fait non, car un bouddhiste (même si le bouddhisme n’est pas censé être une religion) est plus susceptible d’être végétarien qu’un chrétien, donc contrôler ce facteur est également important. Or, dans l’échantillon américain, il est question de religion, pas de religiosité, semble-t-il. Et puis, il disait quand même qu’il suffisait de contrôler l’éducation du père ou de la mère pour que la corrélation QI-végétarisme s’envole. Certes, le niveau d’éducation est “d’abord” en grande partie influencé par le QI, mais alors pourquoi le contrôle d’un tel facteur dans l’échantillon britannique n’a montré aucune incidence ? Ça non plus, je ne me l’explique pas.

    Néanmoins, je persiste à croire que c’est l’échantillon américain qui constitue l’anomalie et non l’échantillon britannique, car il me semble évident que refuser de manger des viandes (et se priver de tout ce que la viande apporte à notre organisme) requiert de trouver des substituts, et les bons substituts (les haricots en font partie) – ce qui veut dire qu’il est plus difficile de suivre un régime végétarien. J’avais aussi entendu dire que les végétariens mangeaient très variés, peut-être pour cette raison d’ailleurs. De plus amples études seraient nécessaires pour confirmer quelle étude est l’anomalie.

    Maintenant comme vous le dites, c’est frustrant. Je n’ai moi-même aucune explication de l’anomalie de l’échantillon américain. N’hésitez pas à proposer d’autres théories. Moi aussi, ça m’agace quand je sais pas.

    • Maintenant que j’y pense. Si les américains sont en moyenne plus religieux que les anglais, et que la religiosité augmente la probabilité de passer du non-végétarisme au végétarisme, alors même que la religiosité est inversement corrélée à l’intelligence, alors le QI moyen des végétariens aux USA est susceptible d’être grandement affaibli par la proportion des religieux devenus végétariens.
      Je suis néanmoins quelque peu sceptique avec cette idée. Kanazawa sait que les américains sont plus religieux que les anglais, et il sait que la religiosité est négativement corrélée au QI. Je doute qu’un type aussi intelligent que lui ne soit même pas parvenu au même raisonnement que moi.

  4. La théorie “out-of-savana” de Kanazawa est intéressante. Elle postule que les comportements qui s’écartent des lois évolutives héritées de la savane se trouvent corrélés à un gain de Q.I.

    Ceci étant, il s’agit encore d’une hypothèse, qui montre encore certaines faiblesses, car il n’en explique pas la causalité. J’ai été ravi d’apprendre que “les amateurs de musique classique ont un Q.I plus élevé”, moi qui en écoute du matin au soir. Mais Kanazawa explique le Q.I plus élevé des amateurs de musique classique par sa théorie out-of-savana en affirmant que “la musique fut avant tout vocale, ainsi les amateurs de musique instrumentale, goût qui dévie de la norme de la savane, ont un Q.I supérieur”. Je suis tout prêt à le croire, mais alors quid des amateurs de techno ? Aurait-il obtenu des résultats aussi probant qu’avec de la musique classique ? J’en doute. La musique classique est aussi d’une grande finesse musicale et les hauts Q.I ont une plus grande finesse de spectre auditif, ils savent par exemple distinguer des tons sonores plus proches (aptitude corrélée au Q.I). La musique classique est également une musique d’une grande virtuosité car composée uniquement par des hauts Q.I. Ceci explique à mon sens aussi le succès de la musique classique chez les hauts Q.I.

  5. Dites monsieur l’ubiquiste… ne devait-on pas publier ensemble un article sur le Q.I ? (Je suis le webmaster de intelligence.wikeo.be)

    Je dis ça je dis rien… je n’y tenais pas particulièrement mais j’avais quand même pris la peine de consacrer un certain temps à sa rédaction, puis je n’ai plus eu de nouvelle de votre part… !

    L’immigration est centrale. C’est un danger mortel. Il faut dire textuellement aux gens que d’ici quelques décennies ils seront remplacés par les afro-maghrébins, que cela n’a rien de chimérique ou de lointain, que cela est au contraire tout à fait concret et que l’augmentation est exponentielle. Que cela c’est déjà produit dans d’autres régions du monde. Il faut prendre acte du racialisme lucide et en faire état de façon compréhensible et explicite. Il faut expliquer pourquoi l’augmentation de la part d’afro-maghrébin se traduit linéairement par une diminution du PIB par habitant. Il faut que les gens sachent qu’une nation civilisée n’est pas biologiquement possible avec une part trop importante de ces races.

    Seule une défense scientifique honnête me semble en mesure de faire bouger les lignes. Ce serait extrêmement subversif et explosif et cela équivaudrait peut être à un suicide social, mais ce qui pourrait s’appeler “l’affaire racialiste” serait très saine, si elle avait de l’écho. Elle ne pourrait en avoir que si l’individu en question est extrêmement explicite et préalablement médiatique. Thilo Sarrazin ne fut malheureusement pas racialement explicite et il n’a pas osé créer son propre parti, et le soufflé risque de retomber sans bénéfice.

    Un très grand homme, ce fut notamment le prix Nobel James Watson, ou le prix Nobel Shokley… De Duve dit d’ailleurs exactement la même chose, mais avec une frilosité décevante.

    Il faudrait réellement voir émerger des partis racialistes, un peu comme le BNP, mais en positionnant l’immigration et le racialisme en position réellement centrale, l’euro, le social et tout le reste devrait être relégués au second plan. Ils pourraient se revendiquer de Watson, de Shokley et de très nombreuses autres grandes pointures. Y’a-t-il mieux comme caution d’expertise et de validité ?

    Cela fera hurler les médias… et c’est tant mieux: le réalisme se propagera jusqu’à un point ou il ne sera plus possible de faire marche arrière.

  6. Je ne savais pas que Kanazawa avait étendu sa théorie “of novelty” jusqu’au domaine de la musique. En l’occurrence, j’y crois, pour ce qui est du végétarisme. Mais un peu comme vous, j’ai du mal à le suivre dans le contexte de la musique. J’y réfléchirais.

    “La musique classique est aussi d’une grande finesse musicale et les hauts Q.I ont une plus grande finesse de spectre auditif, ils savent par exemple distinguer des tons sonores plus proches (aptitude corrélée au Q.I).”

    C’est aussi mon avis. Lynn avait d’ailleurs écrit un texte éclatant dans un de ses livres :

    Musical abilities are measured by simple tests such as the identification of pitch change (identifying whether the pitch of one tone is higher or lower than that of another; in the initial items the difference between the tones is great but as the test progresses the tones become closer until it is extremely difficult to distinguish which is higher); memory (a tune is played twice and on the second playing one note is altered; the task is to identify the altered note); chord analysis (the identification of the number of notes in a chord); and rhythm (two pieces of music are played and the problem is to identify whether the rhythms are the same or different). The association between intelligence and musical ability has been shown in two studies carried out by Lynn, Wilson, and Gault (1986). In the first, a sample of 217 10-year-olds were given a number of tests of reasoning, vocabulary, visualization, and perceptual speed abilities together with four musical ability tests (pitch, memory, chords, and rhythm). All the tests were positively intercorrelated and loaded on the first principal component as a measure of general intelligence (g). The loadings of the four musical tests lay between 0.45 (cords) and 0.59 (rhythm). This shows that the musical tests are measures of g. In the second study 93 9-11-year-olds were given three tests of musical ability (pitch change, chord analysis, and memory) together with the Standard Progressive Matrices, a measure of g. The three musical tests were significantly correlated with the Progressive Matrices at 0.27, 0.40, and 0.37. This confirms that musical ability is associated with intelligence. Further evidence for this associa­tion has been provided by Carroll (1993).

    There has been some work on the musical ability of African Americans but this is little known because it has not been summarized in general textbooks on intelligence such as those of Brody (1992) and Mackintosh (1998) or in specialist textbooks on race differences in intelli-gence such as those by Loehlin, Lindzey, and Spuhler (1975) and Jensen (1980, 1998). The general outcome of these studies is that African Americans perform less well than Europeans on tests of musical abilities of pitch discrimination, tone discrimination, and memory, but they perform about the same as Europeans on tests of rhythm.

    Sinon, une hypothèse que j’avais imaginé est qu’il y avait possibilité d’une corrélation entre QI moyen des chanteurs et QI moyen des fans. Dit plus clairement, lorsque le QI du chanteur augmente, le QI moyen de ses fans augmente.

  7. Dis-moi qui tu écoutes, je te dirai qui tu es…

    http://beatcrave.com/2009-03-03/music-that-makes-you-dumb/

    SAT score moyen de 1371 pour les étudiants amateurs de Beethoven…

    889 pour les amateurs de “Lil’ Wayne”

    • Merci pour cette tranche de rire. Mon impression était donc la bonne.

      P.S. : je réalise que Griffith n’a, semble-t-il, pas tout à fait contrôlé le statut social, la religion/religiosité, et autres facteurs du même genre. Je serais curieux de voir si la relation avec le SAT (corrélé à 0.8 au QI) tient toujours après inclusion de ces variables.

  8. Votre extrait provient de “race differences in intelligence”, 2006, pp.55🙂

    Un ouvrage central… ma bible. Il faut toujours que je traduise les pages 196 à 203 ou Lynn retrace toute l’évolution intellectuelle depuis les premiers poissons et reptiles… Il explique brillamment que “la théorie de la sélection par le froid n’est qu’un élargissement des besoins de plus d’intelligence requis par les oiseaux lorsqu’ils ont colonisés les airs, par les hominidés lorsqu’ils se sont mis debout dans la savane”. La théorie de la sélection intellectuelle par la glaciation est vraie, elle devrait être enseignée au même titre que l’évolution darwinienne.

  9. babar John says:

    Salut.

    Je ne comprends pas du tout cet article.
    Même en ignorant la petite voix qui me répète que Satoshi Kanazawa n’est qu’un vieux farceur, j’ai du mal à comprendre ses arguments.
    Par exemple:

    Les êtres humains sont naturellement omnivores. Nous sommes évolutivement conçus pour manger de la viande d’animaux et des plantes. Quiconque évitait les protéines animales et mangeait uniquement des légumes dans l’environnement ancestral, face à la pénurie constante de nourriture et la précarité de son approvisionnement, n’était pas susceptible d’avoir survécu assez longtemps et d’être resté en assez bonne santé pour laisser des descendants. C’est pourquoi une telle personne était peu susceptible de devenir l’un de nos ancêtres. D’autre part, quiconque mangeait préférentiellement des protéines et graisses animales dans l’environnement ancestral aurait été beaucoup plus susceptible de vivre plus longtemps et de rester en bonne santé. Cet individu est donc beaucoup plus susceptible d’avoir été l’un de nos ancêtres.

    Par conséquent, le végétarisme serait une valeur et un style de vie évolutivement inédite, de même que le luxe de l’abondance. L’hypothèse prédirait que les individus plus intelligents sont plus susceptibles de choisir de devenir végétarien que les individus moins intelligents.

    Je ne vois pas en quoi le fait que le végétarisme est un style de vie inédit et qui aurait été handicapant évolutivement impliquerait que les végétariens seraient plus intelligents. Je ne vois pas la moindre logique là-dedans.
    Quelqu’un peut m’expliquer?

    MH : La réponse était juste ici

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