Gottfredson sur le facteur g

Il a été discuté de nombreuses fois sur ce blog que le QI est le meilleur régulateur du statut social, et que l’intelligence ne pouvait pas être modifiée par les mesures éducatives, aussi subventionnées soit-elles. Ce post s’attèle à expliquer plus en détail ce que représente le facteur g, l’essence même de l’intelligence.

The General Intelligence Factor

Bien que les tests mentaux soient souvent conçus pour mesurer les domaines spécifiques de la cognition – fluidité verbale, ou compétence mathématique, visualisation spatiale ou mémoire – les gens qui réussissent bien sur un type de test ont tendance à bien faire sur les autres, et vice versa.
Ce chevauchement, ou intercorrélation, suggère que tous ces tests mesurent un élément global de la capacité intellectuelle ainsi que les compétences cognitives spécifiques. Dans les dernières décennies, les psychologues ont consacré beaucoup d’efforts pour isoler ce facteur général (dont l’abréviation est g) des autres aspects de la capacité cognitive mesurée par les tests mentaux.

Aucun facteur général n’a été trouvé dans l’analyse des tests de personnalité, par exemple; au lieu de ça, la méthode produit généralement au moins cinq dimensions (névrosisme, extraversion, conscience, agréabilité et ouverture aux idées), chacune étant reliée à différents sous-ensembles de tests.

Le facteur général explique la plupart des différences entre les individus dans la performance sur divers tests mentaux. Cela est vrai indépendamment de quelle capacité spécifique un test cherche à évaluer, indépendamment du contenu manifeste du test (mots, chiffres, formes…) et indépendamment de la façon dont le test est administré (sous forme écrite ou orale, à un individu ou à un groupe).

La capacité d’isoler g a révolutionné la recherche sur l’intelligence générale, car elle a permis aux enquêteurs de montrer que la valeur prédictive des tests mentaux dérive presque entièrement à partir de ce facteur global plutôt que des aptitudes plus spécifiques mesurées par les tests d’intelligence.

Certains tests et items de test sont connus pour une meilleure corrélation avec g que d’autres. Dans ces items, « l’ingrédient actif » qui exige l’exercice de g semble être la complexité.
Des tâches plus complexes nécessitent plus de manipulation mentale, et cette manipulation de l’information – discerner les similitudes et les incohérences, tirer des conclusions, saisir de nouveaux concepts et ainsi de suite – constitue l’intelligence en action. L’intelligence peut être décrite comme la capacité à faire face à la complexité cognitive. « g » est la capacité à gérer la complexité.

Alors que g se décrit comme une aptitude mentale plutôt que des connaissances accumulées, le stock de connaissance d’une personne tend à correspondre avec le niveau de son g, car l’accumulation représente une adaptation préalable dans l’apprentissage et la compréhension des informations nouvelles.

La preuve, résumée plus efficacement dans le livre de Carroll (1993), Human Cognitive Abilities, place g au sommet dans ce modèle, avec les aptitudes plus spécifiques disposées à des niveaux successivement plus bas : ce qu’on appelle les facteurs de groupe, comme la capacité verbale, le raisonnement mathématique, visualisation spatiale et la mémoire, sont juste en dessous de g, et en dessous de ceux-ci se trouvent des compétences qui sont plus dépendantes des connaissances ou de l’expérience, comme les principes et pratiques d’un emploi ou d’une profession particulière.

Instead the g factor regulates the rate of learning: it greatly affects the rate of return in knowledge to instruction and experience but cannot substitute for either.

Mais le fait que g n’est pas spécifique à un domaine particulier de connaissances ou de compétences mentales suggère que g est indépendant des contenus culturels, y compris les croyances au sujet de ce qu’est l’intelligence. Les tests des différents groupes sociaux révèlent le même continuum de l’intelligence générale. Cette observation indique que les cultures ne construisent pas g.

Après prise en compte du sexe et de la stature physique, la taille du cerveau déterminée par l’IRM est modérément corrélée avec le QI (environ 0,4 sur une échelle de 0 à 1). Il en est ainsi de la vitesse de conduction nerveuse. Le cerveau des gens intelligents utilise aussi moins d’énergie lors de la résolution de problèmes que ceux de leurs semblables moins intelligents. Et les différentes qualités des ondes cérébrales sont fortement corrélées (0,5 à 0,7) avec le QI : les ondes cérébrales des personnes à fort QI répondent plus rapidement et constamment à de simples stimuli sensoriels.

Les études de ce qu’on appelle les tâches cognitives élémentaires (ECTs), menées par Jensen et al, comblent le fossé entre les aspects psychologiques et physiologiques de g. Ces tâches mentales n’ont pas de contenu intellectuel évident et sont si simples que les adultes et la plupart des enfants peuvent les effectuer avec précision en moins d’une seconde.
Dans les tests de temps de réactions les plus élémentaires, par exemple, le sujet doit réagir quand un voyant s’allume en soulevant son index sur le bouton ‘home’ et en appuyant immédiatement sur le bouton ‘réponse’. Deux mesures sont prises : le nombre de millisecondes entre l’illumination de la lumière et la libération du bouton ‘home’, qu’on appelle le temps de décision, et le nombre de millisecondes entre la libération du bouton ‘home’ et l’appui du bouton ‘réponse’, qu’on appelle le temps de mouvement.
Dans cette tâche, le temps de mouvement semble indépendant de l’intelligence, mais les temps de décision des sujets à fort QI sont plus rapides que ceux des personnes à faible QI. À mesure que les tâches deviennent plus complexes, les corrélations entre temps de décision et QI augmentent. Ces nouveaux résultats appuient la notion que l’intelligence permet aux individus de faire face à la complexité et que son influence est plus grande dans les tâches complexes.

Les corrélations ECT-IQ sont comparables pour tous les niveaux de QI, âges, sexes et groupes raciaux-ethniques testés. Les temps de réaction ne reflètent pas les différences de motivation ou de stratégie ou la tendance de certains individus à se précipiter sur les tests et les tâches quotidiennes (ce penchant est un trait de personnalité). Ils semblent réellement mesurer la vitesse avec laquelle le cerveau appréhende, intègre et évalue l’information.

… the heritability of IQ rises with age … Studies comparing identical and fraternal twins, published … by Thomas J. Bouchard, Jr., … and other scholars, show that about 40 percent of IQ differences among preschoolers stems from genetic differences but that heritability rises to 60 percent by adolescence and to 80 percent by late adulthood.
Young children have the circumstances of their lives imposed on them by parents, schools and other agents of society, but as people get older they become more independent and tend to seek out the life niches that are most congenial to their genetic proclivities.

The IQs of adopted children, for example, lose all resemblance to those of their adoptive family members and become more like the IQs of the biological parents they have never known.

Une étude de 1969 effectuée pour l’armée américaine par le Bureau de Recherche des Ressources Humaines a révélé que les recrues dans le ‘bottom fifth’ de la répartition de l’habileté nécessitent deux à six fois plus d’essais d’entraînement que leurs pairs à forte habileté pour atteindre la maîtrise minimale dans l’assemblage de fusil, la surveillance des signaux, et autres tâches militaires de base.

The army’s Project A, a seven-year study conducted in the 1980s to improve the recruitment and training process, found that general mental ability correlated strongly with both technical proficiency and soldiering in the nine specialties studied, among them infantry, military police and medical specialist. Research in the civilian sector has revealed the same pattern.

De graves problèmes en matière de formation des recrues militaires à faible QI pendant la Seconde Guerre mondiale a conduit le Congrès à interdire l’enrôlement de la tranche inférieure de 10% (en dessous de 80) de la population, et aucun emploi civil dans les économies modernes ne recrute habituellement ses travailleurs dans cette fourchette. Les normes actuelles de l’enrôlement militaire exclut toute personne dont le QI est inférieur à 85.

Individuals in the top 5 percent of the adult IQ distribution (above IQ 125) can essentially train themselves, and few occupations are beyond their reach mentally. Persons of average IQ (between 90 and 110) are not competitive for most professional and executive-level work but are easily trained for the bulk of jobs in the American economy. In contrast, adults in the bottom 5 percent of the IQ distribution (below 75) are very difficult to train and are not competitive for any occupation on the basis of ability.

Les professions diffèrent considérablement dans la complexité de leurs demandes, et à mesure que cette complexité augmente, un g élevé devient un plus gros atout et un faible g devient un plus gros handicap.

Comme les joueurs, les employeurs et les banquiers savent, même des différences marginales dans les taux de rendement produiront de plus gros gains – ou pertes – au fil du temps. Par conséquent, même de petites différences de g chez différentes personnes peuvent exercer de grandes influences cumulées à travers la vie sociale et économique.

Individual IQ levels tend to remain unchanged from adolescence onward, and despite strenuous efforts over the past half a century, attempts to raise g permanently through adoption or educational means have failed.

Why g Matters : The Complexity of Everyday Life

Les validités prédictives (i.e., corrélation avec des variables/résultats socio-économiques) du facteur général (g) de l’intelligence augmentent avec la complexité du travail, comme cela est indiqué ci-dessous.

The validity of cognitive ability (corrected for unreliability and restriction in range) for predicting job performance rose from .23 for the low complexity “feeding/offbearing” jobs to .40, .51, and .58, respectively, for the low, medium, and high “data” complexity job families. The predictive validity of cognitive ability for set-up work was also high, .56.
Jobs need not be academic for higher levels of g to enhance performance (i.e., to be g loaded). Clerical occupations and the skilled trades are both moderately g loaded, but the latter have always been considered “hand” rather than “head” occupations. To illustrate the complexity of many “nonacademic” jobs, Hunter’s medium complexity job family includes auto mechanics; similarly, the even more highly g-loaded industrial set-up work is typified by jobs such as machinist and cabinetmaker.

D’autres données indiquent que même le travail le plus exigeant intellectuellement n’est pas nécessairement académique. Les professionnels et les cadres de haut niveau évaluent leurs occupations comme intellectuellement très exigeants, mais seuls les premiers ont tendance à considérer les diplômes, la lecture et l’écriture comme essentiels (Gottfredson, Finucci, & Childs, 1984).

Conformément à cela, les hommes dyslexiques de grande intelligence (et classe sociale) occupent souvent des emplois de haut niveau, mais choisissent rarement les emplois dans lesquelles la lecture, l’écriture et l’éducation sont essentielles (Gottfredson et al., 1984). Les dyslexiques sont remarquables, précisément parce qu’ils n’ont pas les compétences en lecture et en orthographe, malgré l’exposition à l’apprentissage, qui accompagnent habituellement l’intelligence.

Aucun autre trait mesuré, sauf peut-être la conscience (Landy et al., 1994, p. 271, 273), n’a une telle utilité générale à travers le balayage des emplois dans l’économie américaine. Des traits de personnalité et des aptitudes plus spécifiques, comme l’extraversion ou l’aptitude spatiale, semblent parfois essentiels au-dessus et au-delà de g, mais à travers un éventail plus limité d’emplois (Barrick & Mount, 1991; Gottfredson, 1986a).
Aucun autre simple prédicteur mesuré à ce jour (aptitude spécifique, personnalité, éducation, expérience) ne semble avoir de telles validités prédictives (constamment élevées) de la performance au travail. Les aptitudes psychomotrices ont parfois des validités plus élevées que g, mais seulement dans le travail de bas niveau (les validités pour g et les aptitudes psychomotrices varient inversement avec l’autre; Gottfredson, 1986a; Hunter & Hunter, 1984).
Les validités pour l’expérience peuvent aussi parfois rivaliser avec celles de g, mais, encore une fois, elles tombent à mesure que la complexité augmente (McDaniel, Schmidt & Hunter, 1988). En outre, elles tombent (mais pas celles pour g) à mesure que les groupes gagnent plus d’ancienneté professionnelle (Schmidt, Hunter, Outerbridge, & Goff, 1988). Les avantages de l’expérience supérieure s’estompent – mais pas ceux d’un g supérieur – dans les groupes de travailleurs plus expérimentés.

As shown in Table 2, specific aptitudes, interests, and traits of personality and temperament do not add meaningfully to the ability of general cognitive ability to predict either core technical proficiency or general proficiency in soldiering; they raise (corrected) validities only from .63 to .65 for the former and from .65 to .68 for the latter.

L’expérience a ses effets les plus importants, comme noté précédemment, dans les emplois moins complexes, qui sont généralement appris par l’expérience plutôt que par la formation (Schmidt et al., 1986).

World War II offers an early demonstration. During a period when it had to train many thousands of pilots, the military experimented with admitting to pilot training inductees of all ability levels (Matarazzo, 1972, p. 163). Of men in the top stanine of the experimental selection battery, which included abilities and motivation measured at induction, 95% successfully completed training, whereas only 20% of those in the lowest stanine did so.

Il y a eu des efforts pour former les compétences cognitives générales que g fournit naturellement et que les emplois exigent – comme la compréhension générale en lecture (essentielle pour l’utilisation de manuels de travail, l’interprétation des instructions, etc.).
Une autre approche consistait à fournir des instructions ou expériences supplémentaires aux individus à très faible aptitude afin qu’ils aient plus de temps pour maîtriser le contenu des emplois.
Chacune reflète ce qu’on pourrait appeler l’hypothèse de formation, qui stipule qu’avec une instruction suffisante, les individus à faible aptitude peuvent performer aussi bien que les gens à forte aptitude. Mais cette théorie n’a pas son équivalent empirique.

The armed services have devoted much research to such efforts, partly because they periodically have had to induct large numbers of very low-aptitude recruits. Even the most optimistic observers (Sticht, 1975; Sticht, Armstrong, Hickey, & Caylor, 1987) have concluded that such training fails to improve general skills and, at most, increases the number of low-aptitude men who perform at minimally acceptable levels, mostly in lower level jobs.

Not even lengthy experience (5 years) eliminates differences in overall job performance between more and less bright men (Schmidt et al., 1988). …

Le noeud du problème étant que la pratique ne réduit pas nécessairement les différences individuelles de performance au travail. Au lieu de ça, elles peuvent s’accroître, dans la mesure où les individus plus intelligents apprennent et comprennent plus vite malgré exposition et instruction identique.

The IQ levels required for competitiveness drop with job level: for example, IQ 112 (81st percentile of the general adult population) for accountant and teacher; IQ 100 (50th percentile) for cashier, meter reader, and teller; IQ 90 (25th percentile) for custodian and material handler.

Si le 25ème percentile WPT score des candidats est utilisé pour estimer le seuil minimal d’employabilité dans une profession, il suggère que presque toutes les professions accepte les personnes ayant au moins 110 de QI, mais pratiquement aucune ne s’accomode de façon routinière aux personnes de moins de 80 de QI (WPT 10). Les options d’emploi chutent de façon spectaculaire de QI 120 ou plus (options pratiquement illimitées) à QI 80 ou moins (maigres options).

Il est indiqué dans la figure ci-dessus que les gens en-dessous de WPT 10 à 12 (QI 80-83) bénéficient très peu de la formation, nécessitent une supervision constante même pour l’usage de simples outils. Et même jusqu’à un score Wonderlic de 17 (QI 95), les travailleurs ont besoin d’un enseignement explicite de presque tout ce dont ils ont besoin de savoir et bénéficient peu d’un apprentissage au livre. Une meilleure formation technologique pourrait améliorer les taux de réussite pour tous les groupes, mais sans les égaliser.

Les employeurs recherchent des personnes compréhensibles ayant une plus grande capacité à apprendre de manière autonome et à travailler sans étroite surveillance, notamment pour les jobs plus complexes. Les descriptions de poste des travailleurs professionnels, managériaux, et cadres suggèrent que les individus à fort QI (pouvant s’auto-former) sont essentiels : les personnes qui sont mieux en mesure “d’apprendre beaucoup par eux-mêmes” (WPT 26-30, QI supérieur à 110) et de “rassembler et synthétiser l’information” et de “déduire des informations et conclusions des situations sur le tas” (WPT 28 et au-dessus, QI supérieur à 116).

Toutes les tâches dans la vie impliquent une certaine complexité (ie, traitement de l’information). Les tâches de la vie, comme les devoirs d’un job, varient considérablement dans leur complexité (g loadedness). Cela signifie que les avantages d’un g élevé sont grands dans certaines situations et petits dans d’autres.

Intelligence is not the amount of information people know, but their ability to recognize, acquire, organize, update, select, and apply it effectively.

Les sous-tests d’empan de chiffres fournissent un exemple clair de la façon dont la complexité peut être manipulée avec un contenu identique. Dans les chiffres en avant, les individus sont invités à répéter une chaîne de deux à neuf chiffres (par exemple, 6-2-1-8-3) qui est présentée oralement à un chiffre par seconde. Dans les chiffres à l’envers, l’individu répète simplement les numéros dans l’ordre inverse (dans ce cas, 3-8-1-2-6). Le seul élément supplémentaire dans la deuxième tâche (retourner mentalement la liste) augmente considérablement sa charge en g (Jensen & Figueroa, 1975).

L’ingrédient actif des tests QI est la complexité. Concernant le sous-test Vocabulary du Wechsler, il faut savoir que nous n’apprenons pas les mots par la simple mémorisation ou instruction directe mais plutôt en inférant leur signification, et leurs subtils nuances dans la signification. Apprendre le vocabulaire, ainsi, est généralement un procédé qui consiste à distinguer et généraliser les concepts.

We do not learn most words by memorization or direct instruction, but by inferring their meanings and their fine nuances in meaning-from the way others use them. Learning vocabulary is largely a process of distinguishing and generalizing concepts.

Le travail d’analyse d’Arvey (1986) est particulièrement instructif par la démonstration que la complexité d’un emploi est typiquement une demande de g. Son analyse factorielle des 65 attributs d’emplois pour 140 emplois dans l’industrie pétrochimique a montré que la distinction majeure parmi eux est le degré de complexité mentale qu’ils ont posé pour les travailleurs. Ce premier facteur, représentant 45% de la variance, a été le jugement et le raisonnement.

Le tableau 5 montre que les attributs du travail ont une charge/saturation plus élevée sur ce facteur. Tous sont des tâches mentales (dénuées de contenu spécifique/culturel) impliquant l’apprentissage, la résolution de problèmes, et le traitement de l’information – l’essence même de l’intelligence manifeste. Elles sont appelées lorsque les travailleurs sont confrontés à la nouveauté, au changement, à l’incertitude, à l’imprévisibilité, et à la nécessité de repérer et de maîtriser de nouvelles informations et problèmes émergents.

Une analyse factorielle en composantes principales de ces données a produit 10 facteurs orthogonaux, présentés Table 6.

Le premier et principal facteur – étiqueté Overall Mental Difficulty – a représenté 26% de la variance totale entre ces attributs du tavail de grande envergure; les attributs plus fortement chargés sur ce facteur ont été les facteurs PAQ ‘Using Various Information Sources’ (.92), et ‘Communicating Judgments’ (.91). Ces résultats reproduisent ceux d’Arvey (1986) en suggérant que la complexité d’un emploi découle en grande partie de la complexité du traitement de l’information. Ils sont également compatibles avec la constatation que les validités de l’échelle d’intelligence BGTA dans la prédiction de la hausse du rendement au travail (eux-mêmes corrélés) avec les évaluations PAQ des exigences d’emploi pour la prise de décision, r = 0.37; le traitement de l’information, 0.24, et la prise de décision, communication, responsabilité générale, 0.20 (Gutenberg et al., 1983).

Comme on pouvait s’y attendre, Table 7, les activités (les plus simples) de traitement d’information moins fortement chargées en g ont été moins fortement corrélées avec ce facteur g parmi les emplois.

Jobs higher on this job complexity and intelligence factor also tend to be more critical to the organization, .71. Other data show, in fact, that variance in performance levels among workers rises with job complexity. Hunter et al. (1990) found that the ratios of SD in performance to mean performance were 19%, 32%, and 48%, respectively, in low-, medium-, and high-complexity civilian jobs. This means that the same differences in g lead to bigger differences in performance in more complex jobs, because g variance counts more heavily in those jobs.

Vivre et travailler avec les autres est une affaire compliquée. Cela ne devrait pas être surprenant, puisque les “autres individus” sont parmi les objets les plus complexes, inédits, changeants, actifs, exigeants, imprévisibles dans nos environnements. Le prochain panneau de la Table 7 montre que “Complexity of Dealings with People” est assez fortement corrélé (0,68) avec Overall Mental Difficulty (OMD). Les exigences d’emploi en rapport aux autres personnes montrent comment les activités spécifiques de traiter avec les gens, comme le traitement de l’information, varient aussi énormément en complexité. Negotiating, Persuading, et Staff Functions sont, par exemple, fortement corrélés (0.79) avec la complexité globale de l’emploi.

La configuration des tâches affecte la complexité. La variété, le changement, l’ambiguïté et le manque de supervision des tâches contribuent tous à la complexité. On constate que les emplois haut placés sur le facteur OMD ont tendance à être non structurés (0.79), entraîner beaucoup d’auto-direction (0.88), et de responsabilité générale (0.76). Ils tendent aussi à impliquer la pression du temps (0.55), variété et changement (0.41), et l’attention au détail (0,54) et insister sur des activités créatives plutôt que routinières (0.63). Plus le job est hautement surveillé (-0,73), répétitif (-0,49 et -0,74), ou physique (de -0,48 à -0,66), et moins il est cognitivement complexe.

Sans surprise, les emplois élevés dans la complexité globale nécessitent plus d’éducation (0.86 et 0.88), de formation (0.76 et 0.51), et d’expérience (0.62) et sont considérés comme les plus prestigieux (0.82). Ces corrélations ont parfois été citées à l’appui de l’hypothèse de formation discutée précédemment. Cependant, la formation et l’expérience préalable dans un emploi ne prépareront jamais totalement les travailleurs à toutes les éventualités. Cela est particulièrement vrai pour les jobs complexes, en partie parce qu’ils obligent les travailleurs à mettre continuellement à jour les connaissances professionnelles (0.85). Comme évoqué ailleurs, les tâches complexes impliquent souvent non seulement l’application appropriée de vieilles connaissances, mais aussi l’appréhension rapide et l’utilisation de nouvelles informations dans des environnements changeants. Conseiller, planifier, négocier, persuader, superviser les autres, sont ce genre de taches très complexes.

La NALS (National Adult Literacy Survey), fortement corrélée avec g, fournit des estimations de la proportion d’adultes qui sont capables d’accomplir les tâches quotidiennes de différents niveaux de complexité. La difficulté des items NALS provient de leur complexité, non pas de leur lisibilité en soi. La complexité réside clairement dans les exigences de traitement des informations sur les tâches à accomplir, et non pas dans la difficulté des mots et des phrases décrivant la tâche à accomplir.

Les effets de l’intelligence, comme d’autres traits psychologiques sont probabilistes, pas déterministes. Les différences dans les chances sont relativement faibles dans certains aspects de la vie (law-abidingness), modérée dans certains (le revenu), et forts dans d’autres (éducation, réussite professionnelle).

Life is difficult at the low end of the IQ bell curve (IQ 75 and below) […] This is the “high risk” zone: high risk of failing elementary school, being unmasked as incompetent in daily affairs (making change, reading a letter, filling out a job application, understanding doctors’ instructions, monitoring one’s young children), being cheated by merchants and exploited by friends and relatives, remaining unemployed, dependent, and socially isolated, and “consistently fail[ing] to understand certain important aspects of the world in which they live, and so regularly find[ing] themselves unable to cope with some demands of this world” (Edgerton, 1993, p. 222). […] Very low-IQ individuals who live independently tend to live volatile, unpredictable lives, because they lack the stabilizing resources that greater competence brings: networks of concerned and capable friends or relatives, job security, savings, credit, health insurance, marketable skills (Edgerton, 1993, p. 198).

Society has become more complex – and g loaded – as we have entered the information age and postindustrial economy.

Lorsque l’ancienne économie industrielle récompensait la production de masse de produits standardisés pour les grands marchés, la nouvelle économie post-industrielle récompense la personnalisation en temps opportun et la distribution de produits commodes et de haute qualité pour les marchés de plus en plus spécialisés. Là où l’ancienne économie a fait éclater le travail en tâches routinières et étroitement supervisées, la nouvelle économie exige de plus en plus des travailleurs de travailler en équipes inter-fonctionnelles, de recueillir des informations, de prendre des décisions et d’entreprendre des ensembles de tâches divers, changeants et difficiles, dans un marché mondial rapidement changeant et dynamique.
Tout, dans la vie quotidienne, semble devenir plus complexe.

For instance, we now have a largely moneyless economy – checkbooks, credit cards, and charge accounts – that requires more abstract thought, foresight, and complex management.

Le problème clé avec les low-IQs est qu’une aptitude cognitive limitée requiert plus de temps aux gens moins intelligents pour maîtriser les tâches, surtout les plus complexes. Apprendre à un rythme plus lent signifie que ces personnes maîtrisent souvent beaucoup moins de tâches que leurs compatriotes plus brillants, même lorsque ces tâches ne sont pas particulièrement complexes.

Intelligence : Is It the Epidemiologists’ Elusive “Fundamental Cause” of Social Class Inequalities in Health ?

Lorsque les groupes diffèrent sensiblement en moyenne dans le QI, mais pas dans d’autres facteurs causant les individus à devenir malade ou blessé (motivation ou risque génétique non lié à g), alors même les petites différences dans les risques liés à g au niveau individuel peuvent s’accumuler sur les personnes pour produire de grandes différences entre groupes dans les taux de morbidité et de mortalité.

Nearly a century of research (Schmidt & Hunter, 1998, 2004; see also Gottfredson, 2002) shows that g predicts on-the-job performance to some extent in all jobs (a corrected correlation of .50, on the average), best in the most cognitively complex jobs (from about .20 in the simplest jobs to .80 in the most complex), best when performance is measured objectively and relates to the most core technical duties of a job, and almost always better than any other type of predictor.

With only one exception — conscientiousness/integrity — none of the less cognitive traits yet measured (temperament, interests, and the like) adds much if anything to the prediction of core job performance, except sometimes in narrow groups of jobs.

“g” affecte le rendement au travail de façon indirecte, en favorisant l’apprentissage plus rapide et plus efficace des connaissances essentielles de l’emploi, lors de la formation et de l’expérience sur le tas.

Les emplois les plus simples, les moins prestigieux, où g ne contribue guère à prédire le rendement, tendent à être très routiniers, répétitifs, et supervisés, appelant surtout la force physique et la tolérance des mauvaises conditions physiques.

L’éducation, la profession et le revenu des fils corrèlent plus fortement avec leur propre QI (corrélations vraies de 0.68, 0.50, et 0.35) que l’éducation des pères (0,43, 0,35 et 0,21 ) ou la profession des pères (0.48, 0.44, et 0.29). Les différences de QI entre frères et sœurs produisent essentiellement le même degré d’inégalité dans le succès et la pathologie (à l’âge adulte) et chez les frères et sœurs comme le font les différences comparables de QI parmi les étrangers.

De nombreuses tâches effectuées au quotidien sont les mêmes que celles effectuées dans l’emploi, de la conduite et la cuisine à la planification et le conseil, de sorte que nous pouvons nous attendre à ce que g prédise également la qualité de l’auto-entretien et des soins auto-administrés dans la vie quotidienne : mais là encore, spécialement lorsque les tâches quotidiennes sont plus complexes.

Les deux rangées du bas (Table 2) montrent également un point antérieur, à savoir que les différences de QI produisent essentiellement le même effet sur le succès chez les adultes, que les gens aient grandi dans la même famille ou non.

L’enseignabilité des compétences très spécifiques n’est donc pas un guide pour l’enseignabilité d’une capacité générale sous-jacente qui favorise l’apprentissage sans aide et le déploiement efficace de toute une panoplie de compétences spécifiques dans les milieux naturels. Les programmes de formation militaire qui avaient pour but d’augmenter la littératie fonctionnelle ont pu améliorer les performances sur des tâches spécifiques de littératie au travail, mais n’ont quasiment pas pu améliorer la littératie en général (Sticht, Armstrong, Hickey, & Caylor, 1987, ch. 9).
Mais pas tous les individus apprennent aussi bien lorsqu’ils sont exposés à la même instruction, parce qu’un g plus élevé favorise un apprentissage plus rapide, plus vaste et plus complet de ce qui est enseigné.

La NALS reflète les différences individuelles dans la façon dont les gens ont maîtrisé un large éventail de compétences et connaissances non enseignées (pour la plupart) qui sont largement disponibles dans la culture.

Le fait qu’une personne plutôt qu’une autre interprète mal un horaire d’autobus sur un jour donné a de nombreuses causes et cela n’est probablement pas lié aux différences individuelles en g. La mauvaise interprétation, en soi, ne risque pas d’être particulièrement consécutif. Le point crucial, c’est que les effets de g sont omniprésents et constants.
Comme les maisons de jeu connaissent bien, même de petites chances en faveur de quelqu’un peuvent produire de gros bénéfices sur le long terme quand ils persistent constamment en sa faveur. En revanche, d’autres influences (fatigue, conseils, etc) ont tendance à être plus volatiles et aléatoires, et donc susceptibles de s’annuler au fil du temps. Comme l’illustrent les données de la NALS, les personnes ayant une plus forte forte littératie (g) tendent à mieux réussir sur toutes les tâches de littératie, qu’il s’agisse de traiter avec les banques, les restaurants ou les agences de services sociaux, de déchiffrer ses options financières, ou de s’engager dans ses droits et ses devoirs en tant que citoyen.

Une mauvaise lecture d’une carte ou d’un horaire de train peut être une nuisance, mais la mauvaise lecture d’une étiquette de prescription peut être un danger. Ces problèmes sont au cœur des chercheurs de la littératie en santé, qui ont confirmé de source indépendante que les aptitudes inadéquates de la pensée empêchent l’efficacité des soins auto-administrés. Ils ont également montré comment les insuffisances mineures en apparence peuvent s’accumuler en gros problèmes de santé.
Certains patients ne sont pas assez intelligents pour comprendre même les informations simples au sujet de leur cas, et donc même l’explication la plus claire tombe dans l’oreille d’un sourd.

L’introduction de Medicaid et Medicare aux États-Unis durant les années 1960 conduisit rapidement les pauvres à prendre autant de visites chez le médecin (par an) que les non-pauvres, mais les écarts sociaux en matière de santé sont restées grands – même quand les pauvres ont commencé à visiter les médecins beaucoup plus fréquemment que les non-pauvres. L’égalisation de la disponibilité des soins n’égalise pas son utilisation.

Great Britain and other countries that had expected to break the link between class and health by providing universal health care were dismayed when the disparities in health not only failed to shrink but even grew (see The Black Report by Townsend & Davidson, 1982; also Link & Phelan, 1995, p. 86; Marmot, Kogevinas, & Elston, 1987, p. 132; Susser, Watson, & Hopper, 1985, p. 237).

Perhaps most important, less educated and lower income individuals seek preventive health care (as distinct from curative care) less often than do better educated or higher income persons, even when care is free (Adler, Boyce, Chesney, Folkman, & Syme, 1993; Goldenberg, Patterson, & Freese, 1992; Rundall & Wheeler, 1979; Susser et al., 1985, p. 253; Townsend & Davidson, 1982, Chapter 4). […] Second, greater use of medical care does not necessarily improve health (Marmot et al., 1987, p. 132; Valdez, Rogers, Keeler, Lohr, & Newhouse, 1985). To illustrate, when a large, federally funded, RAND-conducted, randomized controlled experiment tested the effects of subsidizing health care costs at different levels in six cities across the United States, participants with free care used more medical care than those with only partly subsidized care, but their health was no better after 2 years. Participants with free care had indiscriminately increased their use of inappropriate as well as appropriate care (Lohr et al., 1986, p. 72).

La santé dépend plus que jamais sur la “précaution privée” et un “style de vie sain”. L’APS (American Psychological Society) note en 1996 sur son rapport Human Capital Initiative sur la santé :

Seven of the 10 leading causes of death have aspects that can be modified by doing the right thing; that is, by making healthy choices about our own behavior … [Mortality] could be reduced substantially if people at risk would change just five behaviors: Adherence to medical recommendations (e.g., use of antihypertensive medication), diet, smoking, lack of exercise, and alcohol and drug use.

Le paradoxe, noté par Susser et al. (1985), est que les efforts accrus de santé publique à la prévention dans de nombreux cas ont élargi les disparités en matière de santé entre les classes sociales, sans doute parce que de nouvelles techniques de prévention se sont tournées sur le comportement personnel (comme ne pas fumer) plutôt que sur l’ingénierie sociale (comme contrôler les maladies infectieuses en fournissant de l’eau propre et réclamer des vaccinations pour entrer à l’école).

L’éducation (et donc g, son fort corrélat) ne peut pas expliquer les différences entre les sexes, ou entre les races, mais elle semble fonctionner de manière identique au sein de tous les groupes raciaux et sexuels pour une maladie donnée.

As already noted, improvements in a country’s overall health for any reason are often followed by bigger, not smaller, class disparities in health because health improves at a faster rate among the higher classes (Dutton & Levine, 1989, pp. 34-36; Pappas, Queen, Hadden, & Fisher, 1993; Steenland et al., 2002).

Recent discussions of what the fundamental cause might be have included social support, social connectedness, social anxiety, chronic stress (“allostatic load”), sense of personal control or mastery, experience of control, self-esteem, nutrition, relative deprivation, stigmatization, self-perceived social status, resistance resources, coping strategies, and intrinsic problem-solving capacities (Adler et al., 1994; Clay, 2001; Dutton & Levine, 1989; Link & Phelan, 1995; Marmot et al., 1987; Pincus et al., 1987; and many papers in Adler, Marmot, McEwen, & Stewart, 1999). To my knowledge, none has been shown plausible for explaining the full pattern — especially the generality and occasional reversal — of class disparities across time, place, and disease.

Une large étude écossaise de 1932 (SMS1932) montre que le QI régule fortement la longévité et le taux de cancer et d’arrêt de tabagisme, même après contrôle du statut social.

Par exemple, une étude en 1933 de 273 zones de santé à prédominance blanche à New York (Maller, 1933) fait remarquer que le QI moyen des enfants d’âge scolaire d’une zone de santé se situait de 74 à 118. Ces QIs moyens corrèlent (-0.43) avec le taux de de décès du quartier, (-0.51) avec la mortalité infantile, et (-0.57) avec les délinquants mineurs traduits devant les tribunaux.

A second large study, the Australian Veterans Health Studies (AVHS) Mortality Study, looked at IQ at the individual level. It examined the relation of 57 psychological, behavioral, health, and demographic variables to non-combat deaths among 2,309 Australian soldiers conscripted during the Vietnam War (O’Toole & Stankov, 1992). Prior IQ, which was measured at induction by the Army General Classification (AGC) test, was an important predictor of mortality by age 40. Controlling for all other factors, each additional IQ point was associated with a 1% decrease in risk of death (p. 711).

Regression analyses showed that IQ was “definitely the most important” predictor of MVA (motor vehicle accidents) deaths whereas psychiatric and conduct problems (e.g., going AWOL) had no significant predictive value. In contrast, both IQ and psychiatric/conduct problems were important predictors of death by suicide.

Une autre grande étude longitudinale a examiné les précurseurs du faible poids de naissance, qui est une préoccupation particulière en raison de son lien étroit avec la mortalité infantile (Cramer, 1995). Il a été utilisé les mêmes données nationales à partir desquelles les taux de pathologie sociale dans la Table 2 ont été dérivés. Le QI préalable de la mère (score AFQT) avait une relation significative avec le poids du bébé à la naissance, mais le revenu n’en avait pas après contrôle du QI.

L’égalisation des environnements socio-économiques ne fait presque rien pour réduire la dispersion de QI, comme cela a été illustré par la grande variation des capacités intellectuelles chez les enfants nés dans le Varsovie d’après-guerre, en dépit du fait que le gouvernement communiste de la ville offre le même logement, mêmes soins médicaux, et autres agréments à tous les habitants (Firkowska et al., 1978).

We have already seen that prior IQ predicts individuals’ later socioeconomic status moderately well, and better than does parents’ SES. In addition, IQ differences between fathers and sons and between siblings also predict differences in the children’s later social status. That is, if a son is brighter than his father, the son tends to enter a higher level occupation than the father; if he is not as bright, he tends to enter a lower level occupation (Waller, 1971). The poverty paradigm cannot explain the production of socioeconomic inequality within families, only between them. g can explain both. Recall that siblings who differ in IQ also differ in socioeconomic success to about the same degree as do strangers of comparable IQ (Jencks et al., 1979; Murray 1997, 1998; Olneck, 1977).

L’examen de Brand (1987) sur les divers corrélats de g inclut la condition physique, la longévité, et la préférence pour la faible teneur en sucre, un régime pauvre en graisse, et dans le sens négatif, l’alcoolisme, la mortalité infantile, le tabagisme et l’obésité. Deary et al. ont constaté que le QI mesuré à 11 ans prédit la longévité, le cancer, la démence, et l’indépendance fonctionnelle, 60 ans plus tard.
Ils ont également constaté que la capacité mentale des mères est un déterminant fort indépendant du contrôle glycémique chez les enfants diabétiques (Ross, Frier, Kelnar, & Deary, 2001). Il y a aussi un travail considérable qui montre qu’un g plus élevé est une source clé de la résilience psychologique chez les enfants élevés dans des environnements extrêmement défavorisés, négligents ou abusifs (Fergusson & Lynsky, 1996; Garmezy, 1989; Werner, 1995), et que cela aide à protéger les adultes contre le trouble de stress post-traumatique (Macklin et al., 1998; McNally & Shin, 1995).

Parmi les indicateurs habituels de la classe, le nombre d’année d’éducation est le plus chargé en g car il corrèle de 0,68 avec le QI, alors que la profession et le revenu corrèlent à 0,50 et 0,35 avec le QI dans des grands échantillons assez représentatifs d’hommes.
Puisque l’amélioration de l’éducation et de l’environnement partagé n’augmente pas le QI à long terme, alors g détermine le niveau d’éducation, de revenu et de profession, non l’inverse.

Les maladies chroniques sont les principales maladies dans les pays développés aujourd’hui, et leurs principaux facteurs de risque sont les habitudes de santé et le mode de vie.

Les chercheurs en SES-health suggèrent que la diffusion inégale de l’information dans toute la société expliquerait en partie la forte relation santé-SSE. Pourtant, l’association de la connaissance avec la classe sociale est plus forte lorsque l’information en question est plus largement diffusée par les médias de masse. Cela était à prévoir, étant donné que lorsqu’un bien ou un service est plus largement accessible pour toutes les classes, et compte tenu du fait que les gens à fort QI en font meilleur usage, les disparités augmentent.

“[T]he most striking finding is the practically unitary character of knowledge: those who are best informed about one subject are likely to be best informed about any other” (Feldman, 1966, p. 166).

Hyman et Sheatsley (1947, p. 413) ont classé 32% de la population en 1947 comme “hard core of know-nothings” qui étaient au-delà de la portée des campagnes d’information : “il y a quelque chose au sujet des mal informés qui les rend plus difficile à accéder, quel que soit le niveau ou la nature de l’information”. Quatre décennies plus tard, Bennett (1988, p. 486) a conclu que, malgré la hausse des niveaux d’éducation, près de 30% de la population continuent d’être ignorants et qu’ils restent concentrés dans les mêmes populations que dans les années 1940.

Le risque lié à l’éducation est plus élevé pour les personnes moins instruites lorsque le public (dans son ensemble) était mieux informé de la maladie. Par exemple, en 1955, 48% de la population pourrait nommer au moins un symptôme de diabète, 62% pour le cancer, et 69% pour la polio (Feldman, 1966, p. 90). Cependant, le risque relatif des personnes ayant 0 à 8 ans d’éducation (par rapport à ceux avec 9 à 12 ans) de ne pas pouvoir nommer un seul symptôme a été successivement plus élevé pour les maladies mieux connues, respectivement, 1.7, 3.4 et 4.4 (Odd Ratios calculés à partir des données de Feldman, 1966, p. 102). Par ailleurs, le gradient de risque pour l’ignorance des signes de cancer avait accentué entre 1945 et 1955, de 2,3 à 3,4 pour les moins instruits, à mesure que plus de citoyens avaient appris ses signes (Feldman, 1966, p. 121).

Feldman (1966, pp 140-148) a également fourni la preuve que l’exposition à l’information n’est pas seulement passive : les gens plus instruits recherchent plus d’information, ce qui est indiqué par leur usage plus étendu des journaux, magazines et livres. Mais les gens sont plus instruits (connaissances de la santé tout comme la connaissance générale) essentiellement grâce à un g plus élevé. Un meilleur facteur g augmente l’exposition aux possibilités d’apprentissage et permet ensuite leur exploitation plus complète.
Les innovations en santé impliquent toutefois un apprentissage actif plutôt qu’une exposition passive, par exemple, les patients adoptent le contrôle des naissances plus en raison de l’apprentissage social et prise de décision professionnelle qu’en raison de la simple exposition à l’influence sociale.

But what happens once all are seated in a doctor’s office receiving information, one-on-one, that is directly pertinent to whatever problem brought them into the office ? […] As noted earlier, some patients are unable to “understand even simple information about their case” (Taylor, 1991, p. 310).

Over half of the 1.8 billion prescriptions written annually are taken incorrectly by patients … Because they are used improperly, an estimated 30-50 percent of all prescriptions fail to produce desired results … Approximately 10 percent of all hospitalizations and 23 percent of all nursing home admissions are attributed to a patient’s inability to manage or follow drug therapy. (Berg, Dischler, Wagner, Raia, & Palmer-Shevlin, 1993, p. S5)
Worse yet, one study estimated that almost 30% of patients were taking their medication in a manner that seriously threatened their health (Roter et al., 1998).

… low literacy reflects “limited problem-solving abilities” and began describing literacy as the “ability to acquire new information and complete complex cognitive tasks” (Baker, Parker, Williams, & Clark, 1998, pp. 796-797).
A fourth sign that health literacy is largely g is seen in the strategies that health practitioners use to render health communications more comprehensible to low-literacy patients (Doak, Doak, & Root, 1996).

Le niveau d’éducation est un guide imparfait pour le niveau de littératie de tout individu en particulier parce que l’éducation par l’enseignement secondaire ne représente que les années d’exposition à l’apprentissage, et non l’accomplissement effectif.

The Army found exactly the same result: its low-literate soldiers read four grade levels below the highest grade they had completed (10.7, on the average; Sticht et al., 1987, p. 45). NALS data also show that a quarter of young adults who left school with 9-12 years of education but no diploma read no better than the average 4th grader (Kirsch & Jungeblut, undated, p. 40).

Passing rates on even the simplest tasks tend to be low: 26% of the 2,659 patients did not understand information about when a next appointment is scheduled, 42% the directions for taking medicine on an empty stomach, and 60% a standard informed consent document (Williams et al., 1995).

Pour être efficace, le traitement des maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension artérielle nécessite une longue et considérable participation de la vie pour le patient. Les patients atteints de ces maladies reçoivent sans doute des instructions de leur médecin et sont motivés à apprendre comment surveiller, soigner, et contrôler leur maladie.
Pourtant, les patients ayant un faible niveau de littératie ont toujours un taux incroyablement faible de connaissances sur les symptômes les plus élémentaires de leur maladie – celles, d’ailleurs, qui requièrent souvent d’eux à prendre des actions immédiates. Par exemple, parmi 114 patients diabétiques prenant de l’insuline quotidiennement, une bonne moitié de ceux ayant une littératie insuffisante, contre seulement 6% de ceux ayant une littératie suffisante, ne savaient pas que ce sentiment de sueur, de faim, et de fragilité est généralement un signe que leur niveau de glucose dans le sang est faible. Environ 62% contre 27%, respectivement, ne savaient pas que s’ils se sentent soudain de cette façon, ils devraient manger une certaine forme de sucre (Williams, Baker, Parker & Nurss, 1998, Table 3).

Health literacy predicts health outcomes, even after controlling for social class.

Finally, a study of three urban hospital out-patient populations found that inadequate TOFHLA literacy was more strongly related to self-ratings of poor health (ORs of 1.89, 2.23, 2.55 in the three samples) than was education (ORs of 1.47, 1.53, and 2.13; Baker, Parker, Williams, Clark, & Nurss, 1997). Literacy appeared to be the active ingredient in education because education no longer correlated with self-rated health after controlling for literacy. … Moreover, the relationship between literacy and self-reported poor health was not related to insurance status or self-reported difficulty in paying for medical care, getting time off from work, or obtaining child care (Baker et al., 1997, p. 1029).

… health literacy researchers suggest that literacy is a highly general “learning ability” — an “ability to acquire new information and complete complex cognitive tasks” — and that “limited problem-solving abilities” make low-literacy patients “less likely to change behavior on the basis of new information” (Baker et al., 1998, pp. 796-797).

Les patients ne peuvent pas être les bénéficiaires passifs des recommandations médicales avec lesquelles ils ne font que se conformer. Au contraire, de nombreuses maladies nécessitent la participation active des patients pour le diagnostic et le traitement appropriés. Nous sommes nos propres (et principaux) fournisseurs en soins de santé. Cela est particulièrement vrai pour les maladies chroniques comme l’asthme, le diabète et l’hypertension, car elles nécessitent une large auto-régulation, et elle comprend la prévention, la gestion de l’attaque, et les compétences sociales dans le maintien du soutien social (Clark & Starr-Schneidkraut, 1994).

Pour l’asthme, la prévention implique la reconnaissance des signes précoces de l’asthme, l’action sur les signes précoces pour conjurer une attaque, l’identification et le contrôle des déclencheurs, et la prise des médicaments prescrits correctement et à temps (Clark & Starr-Schneidkraut, 1994, p S54 ). Les patients asthmatiques doivent déduire quand et comment utiliser au mieux les médicaments (par exemple, avec le contrôle du débit de pointe), parce que l’usage de médicaments en asthme n’est pas simplement une question d’adhérer à une formule absolue fournie par le médecin (p. S55).

Le diabète, une autre condition nécessitant un suivi et des ajustements quotidiens étroits dans l’auto-traitement, est encore plus exigeant à cet égard (Jovanovic-Peterson, Peterson & Stone, 1999), en particulier pour les patients insulino-dépendants, et plus encore pour ceux utilisant de nouvelles formes de contrôle strict (Juliano, 1998).

Ces maladies chroniques sont similaires aux emplois qui exigent des connaissances considérables pour une bonne performance, mais puisque les conditions continuent de changer, les emplois ne peuvent pas être routiniers. Comme ces emplois, les maladies chroniques nécessitent donc un jugement constant dans l’application des anciennes connaissances et la nécessité de repérer et de résoudre de nouveaux problèmes.

Le travail du patient est de plus en plus complexe et donc plus chargé en g. Les personnes ayant des compétences de base auront encore plus de retard dans une économie de plus en plus complexe. La croissance explosive des nouveaux traitements et technologies a créé des demandes extraordinaires d’apprentissage pour toute personne ayant une maladie chronique.

“Aujourd’hui, la plupart des maladies sont des maladies chroniques – des tueurs à action lente et à long terme qui peuvent être traités mais non guéris” (Strauss, 1998, p. 108). Elles commencent à se développer bien avant l’apparition des symptômes, ce qui met l’accent sur la prévoyance.

However, simplifying treatment sufficiently to gain adherence from low-literate populations can lead to suboptimal therapeutic regimens. Such patient-driven simplification may explain the seeming failure of physicians to follow medical guidelines in some locales. For instance, a study in Philadelphia found that rates of prescriptions filled for suboptimal asthma drugs (bronchodilators) rather than the anti-inflammatory drugs recommended for asthma (inhaled steroids, which do not produce an immediate response) were higher in zip code areas with lower average levels of education (Lang, Sherman, & Polansky, 1997).

Les blessures causées par les accidents rivalisent avec la maladie chronique comme problème de santé publique. Les blessures sont “causées par l’exposition aiguë à des agents physiques tels que l’énergie mécanique, la chaleur, l’électricité, les produits chimiques et les rayonnements ionisants qui interagissent avec le corps en quantités ou à des taux qui dépassent le seuil de tolérance humaine” (Baker et al., 1992, p . 4). Alors que la plupart des accidents représentent de soudaines agressions aiguës sur le bien-être physique, et que la mauvaise santé est souvent chronique et de développement lente, les deux émergent souvent après une lente accumulation de risques et dangers.

… errors increase when tasks demand higher cognitive abilities. They found that error rates — “human error probabilities” (HEPs) — on work tasks in Air Force and nuclear power plant jobs generally correlated .5 to .6 with the number and level of cognitive abilities that the tasks required. A large study by AT&T estimated that it could reduce employee accidents by 17% and absences due to illness by 14% if it hired from the top 40% of applicants on an aptitude test (McCormick, 2001). And, as noted earlier, the Australian Veterans Health Studies found that IQ was the best predictor of motor vehicle deaths among veterans by age 40.

Dans les systèmes sous contrôle (Stage 1), les individus payent seulement et nécessairement une attention périphérique à la sécurité la plupart du temps, car leur attention est concentrée sur la réalisation des tâches présentes à accomplir. Cependant, un processus qui est “sous contrôle” (conduire une voiture, tondre la pelouse, ou jouer au baseball) est rarement exempt de dangers, de sorte que les gens doivent toujours être attentifs aux signes que “quelque chose ne va pas” ou pourrait virer au danger. De nombreuses maladies chroniques nécessitent une auto-régulation quotidienne pour maintenir les systèmes du corps dans les limites de sécurité (pression artérielle pour l’hypertension, glycémie pour les diabétiques).

Plus grande est la complexité, la pression du temps, ou le niveau de distraction dans l’accomplissement d’une tâche, et plus il est difficile de maintenir l’attention, les écarts de surveillance, et même de savoir comment garder des activités en cours. La plupart des accidents industriels se produisent, comme indiqué précédemment, quand les travailleurs effectuent des tâches complexes ou non routinières et qui, donc, les obligent à résoudre de nouveaux problèmes et à utiliser des compétences moins exercées (Hale & Glendon, 1987, chap 4; Saari, Tech, & Lahtela, 1981).

Les accidents de piétons dans les villes américaines ont montré la même tendance générale, puisque la plupart des piétons et des conducteurs impliqués ont échoué à rechercher, détecter, évaluer correctement, et à répondre adéquatement aux signes de danger existants (Hale & Glendon, 1987, p. 43).

Recall that Arvey’s (1986) dominant “Judgment and Reasoning” factor among job demands correlated most highly with the ability to “deal with unexpected situations” (.75), “learn and recall job-related information” (.71), “reason and make judgments” (.69), “identify problem situations quickly” (.69), “react swiftly when unexpected problems occur” (.67), and “apply common sense to solve problems” (.66). These are precisely the skills that the accident prevention process calls upon most.

Plus nous devons faire appel à nos choix personnels dans la conduite de nos vies comme bon nous semble, et plus notre destin dépend de notre propre connaissance, jugement et prévoyance – et donc sur notre g. Toutes les formes d’accident prêtent à un certain contrôle et donc, comme l’emploi, elles font toutes appel à un certain exercice de g (même si mineur) qui peut s’accumuler au cours du temps.

Les incendies sont rarement “juste accidentelles” : les cigarettes sont la cause la plus fréquente (28%), et les enfants jouant avec des allumettes compte pour 10%. La moitié des décès des adultes dans des incendies de maison indique la preuve des niveaux élevés d’alcool sanguin. Aucun de ces types d’erreur ne se rapporte à la situation économique en soi.

Le risque relatif est encore plus haut pour le froid excessif (3,1 pour les personnes des quartiers aux plus bas revenus), la chaleur excessive (4,4), et surtout l’exposition-négligence (7,4), où les taux sont particulièrement élevés pour les personnes âgées de 85 et plus (non représentés).
Les mauvaises conditions de logement pourraient éventuellement rendre compte pour beaucoup de l’exposition excessive des personnes âgées les plus pauvres, qui peuvent souvent vivre seul, mais le risque est aussi assez élevé chez les nourrissons, qui eux ne vivraient jamais seuls. Par ailleurs, le gradient SES est particulièrement abrupt lorsque l’exposition-négligence est spécifiée comme étant la cause, ce qui implique directement des soins défectueux. Lorsque ces formes de décès accidentel se produisent parmi les autres groupes d’âge plus capable physiquement, elles peuvent souvent être liées à l’abus d’alcool, qui est plus élevé dans les classes inférieures.

Le plus grand nombre d’accidents mortels dans l’ensemble des jeunes hommes provient, et de loin, des MVA (Motor Vehicle Accidents), où le risque relatif est de 2,4 pour le groupe au plus faible revenu. Les différences dans l’utilisation de la ceinture (et donc la probabilité de survivre à un crash) peut être un facteur, car une étude a révélé que les conducteurs adultes des zones à revenus élevés utilisaient les ceintures de sécurité par trois fois le taux de ceux des zones à faible revenu, et que l’écart était encore plus grand parmi les jeunes conducteurs (Baker et al., 1992, p. 223). L’abus d’alcool et autres comportements à risque peuvent aussi être des facteurs, car un tiers de tous les accidents mortels se produit entre 6:00 p.m. et 5:59 a.m le vendredi soir et samedi soir, et environ 80% des hommes âgés de 20 à 55 ans tués dans les accidents de nuit ont des taux d’alcoolémie d’au moins 0,10% (Baker et al., 1992, pp 244, 254). Un tiers des noyades chez les adultes implique aussi l’excès d’alcool.

La dernière série importante de décès non intentionnels affecte surtout des mâles adultes. Les six avec les gradients de risques les plus abrupts représentent les formes courantes d’accidents liés à l’emploi (explosions, cuts, electrocution, falling objects, getting caught in machines).
Il est important de souligner, toutefois, que l’exposition professionnelle ne peut pas rendre pleinement compte des différences de SES dans le risque relatif, car cinq des six décès (“machinery” exclu) se produisent aussi souvent par des accidents au travail qu’à la maison (Baker et al., 1992, pp. 54, 114-133).

6 comments on “Gottfredson sur le facteur g

  1. yoananda says:

    Petit conseil amical :
    sur Internet, il y une infinitude d’information potentiellement intéressante. Afin de ne pas perdre son temps à lire des textes qui ne nous concernent pas, ne nous intéressent pas, sont trop compliqués ou trop simpliste (bref peu importe les raisons) il est utile de savoir directement quel seront les sujets traités, ses variations, le spectre balayé, etc…

    La, le texte est beaucoup trop long pour du WEB et en plus, on ne sait pas ou vous voulez en venir. C’est passionnant, certes, mais pour prendre la décision de lire la paragraphe suivant sans décrocher s’il y a un passage un peu rébarbatif et s’accrocher jusqu’au bout.

    Si vous souhaitez être lu entièrement par un ou le plus grand nombre (ce que le choix du support blog semble indiquer), je vous suggère d’utiliser une mise en forme différente. On dirait presque une publication scientifique a référé …

    Sinon, c’est hyper intéressant. Mais j’ai une question : avec l’avènement des machines de plus en plus sophistiquées … que faire des franges basses au niveau QI de la population ? puisque les robots les remplacent de manière plus efficace !

    • Pour votre question, tout dépend du coût de production du bien ou service à produire; est-ce plus coûteux de produire avec une machine ou un travailleur à faible QI ? Si une économie se complexifie, on s’attend à ce que la structure de l’emploi en soit modifiée. Mais en faveur de plus d’emplois simples ? ou plus d’emplois complexes ? Dans le premier cas, ça veut dire qu’il y aura encore du travail pour les low-IQs. Dans le deuxième cas, ça veut dire que le QI moyen de la population doit augmenter pour s’adapter à cette complexité, de sorte que les low-IQs sont incapables de suivre le rythme, en accumulant toujours plus d’erreurs qui entament leur santé, notamment financière. En conséquence de quoi, ils produisent moins d’enfants, faute de ressources. La faible fécondité des low-IQs augmenterait à terme le QI moyen de la population.

      Mais voilà. Aujourd’hui, la redistribution de richesses des riches vers les pauvres contraint les gens à fort QI de subventionner la fécondité des familles à faible QI ayant un faible potentiel à décocher un travail dont la complexité dépasse leur niveau intellectuel. Dans un premier temps, le chômage pourrait augmenter à mesure qu’il y ait plus d’individus à faible QI, mais la forte fécondité des low-IQs ferait ensuite baisser le QI moyen de la population, qui ne sera plus en mesure d’empêcher le déclin de l’économie. L’économie s’appauvrira à mesure que la complexité diminue.

      Bien sûr, la rigidité du marché du travail (salaire inclut) reste la cause fondamentale du chômage. Les low-IQs peuvent proposer leurs services moyennant un salaire abaissé, mais sans savoir rédiger des lettres et passer son entretien, je doute que l’employeur se montre réellement compréhensif.

  2. René de Sévérac says:

    J’ai été surpris par la remarque préliminaire de Yoananda (dont j’ai survolé le site).
    Je n’aurais pas osé la faire quoique je reconnais que vos articles sont aussi long que délicieux.

    Bref, la question qu’elle pose me semble étrange d’autant que, comme moi, elle est ingénieur.
    Aussi étrange est votre réponse.
    Autant l’étude de l’intelligence (quoique le pluriel me semble préférable) peut présenter un intérêt d’un point de vue intellectuel (au pire être exploité à des fins racialistes) mais l’adaptation aux postes de travail me semble totalement surréaliste.
    Yoa s’imagine que les machines feront les tâches des individus à faible QI, c’est naïf : ayant évolué dans le monde de l’automatisation flexible, je puis vous dire qu’un robot ne sera jamais capable de fermer une boite de cirage … pour citer un exemple vulgaire.

    Vous répondez, entre autres que “la rigidité du marché du travail reste la cause fondamentale du chômage”; non! c’et dans un environnement défini (e.g. l’Europe) que le travail peu qualifié (non à faible IQ) est cher du fait qu’il se trouve en concurrence avec les travailleurs mois exigeants et opérant dans des zones moins bien dotées socialement.
    Par ailleurs “savoir rédiger des lettres et passer un entretien” ne résulte pas d’un fort QI mais d’une formation adéquate :
    pensez-vous que tous nos “bac+n” sont à fort QI ?
    Non, ils sont pour la plupart ignorants (attention, je ne classe pas dans cette catégorie les individus [ingénieurs, médecins, …] formés dans une discipline technique) mais capable de “rédiger” des lettres types masquant les défauts orthographiques.
    Je vais me relire au cas où …

    • yoananda says:

      Je pense que vous n’êtes pas au courant de ce qui se passe globalement sur la planète :
      http://lafaillitedeletat.com/2011/12/03/noel-en-decembre/

      **************
      Une équipe de chez nous a visite l’usine Panasonic a Osaka qui fabrique 10 % du volume mondial des écrans plats pour tv de 42 pouces; Chiffre d’affaires $ 2 milliards / mois

      Plusieurs dizaines d’hectares et….15 , je dis bien 15 employés en tout et pour tout

      Les Japonais sont en train de faire des progrès foudroyants dans la robotique

      Il y a 10 ans les robots de Fanuc ou de Panasonic pouvaient remplacer un travailleur paye $ 50 dollars de l’heure (GM)

      Nous en sommes apparemment à un seuil de $ 2 par heure (inferieur au cout du travail en Chine);Foxton (qui fabrique les Apple etc en Chine ) à 1 million d’employés (plus gros employeur du monde).Ils devaient passer à 2 millions dans les 3 ans

      Ils vont passer a … 500000 Les autorités Chinoises sont paniquées.Les responsables de Panasonic nous ont dit que d’ici 10 ans toutes les voitures du monde seraient construites par 100000 gars au plus, quant aux tv, cela emploiera 5000 personnes à tout casser
      ***************

      La question que je pose sur les faibles QI n’est pas du tout théorique … c’était en fait une affirmation. Les gens sont remplacés par des robots. Aujourd’hui pour des tâches simples, demain pour des tâches plus complexes (conduire par exemple, ca commence avec la google car). Je pourrais multiplier les exemples à l’infini.

      Donc il se pose aussi la question du rythme : les humains se renouvellent en 20/30 ans … vu la vitesse des progrès, je pense qu’on peut considérer que le QI ne bougera pas énormément sur 2 ou 3 générations et que donc l’évolution sera quasi-instantanée.

      Quand au lien QI / couche sociale, j’ai un peu du mal à croire tout de même. Ca serait vrai dans une société avec un ascenseur social et aussi un descendeur social qui fonctionne correctement. Mais ce n’est plus le cas depuis assez longtemps. Il n’y a qu’a voir les abruti (au sens littéral) qui nous gouvernent pour voir que les haut QI ne sont pas au sommet de l’échelle sociale, loin s’en faut.

      D’autre part, j’aurais aussi aimé voir un article similaire sur le QE (quotient émotionnel).

  3. René de Sévérac says:

    @Yoananda,
    Je vous ai peut-être heurté par :
    “Yoa s’imagine que les machines feront les tâches des individus à faible QI, c’est naïf”
    Deux remarques à ce propos :
    1. Évitons le terme robot, car, compris comme “objet anthropomorphique”, il conduit à de fausses visions.
    2. L’automatisation “rigide” (opposé à flexible) marche très bien mais impose du personnel technique pour l’entretien du matériel.

    Quand à la démarche japonaise (esbroufe!) je les connais bien et ils sont capable d’organiser des visites où une usine semble marcher avec 15 opérateurs. Il y a trente ans qu’ils nous parlent de “unmaned factory”.
    Attention, je ne nie pas le progrès technologiques du fait surtout des énormes gains de fiabilité des calculateurs et surtout des micro-contrôleurs.

    Quant au site de M. Gave .. c’est bien.
    J’ai découvert ce type sur BFM-TV et je souscris à bien de ses analyses (dont la mort de l’€) mais je n’ai pas très bien de quoi il vivait.

    En effet, pour aller dans le sens de votre première remarque, nous entrons dans un monde défini par un paradigme totalement différent. Ce sera le challenge de votre génération, la mienne doit passer la main.

    Salutations Yoananda.

    P.S. Côté QI je laisse Meng Hu.

  4. René de Sévérac et yoananda, vous devriez sérieusement relire l’article en question car vos interrogations avaient déjà leurs réponses.

    “l’étude de l’intelligence (quoique le pluriel me semble préférable)”

    La croyance qu’il existe plusieurs types d’intelligence (comme le QE, quotient émotionnel) est un signal que l’individu en question ne sait pas de quoi il parle. Pour discuter du QI, la première chose à savoir, c’est ce que mesure le QI (la vitesse de traitement de l’information). Au moins 99,99% des gens doivent ignorer ce qu’est le QI, et aucun de vous d’eux ne sait manifestement ce que g représente.
    Il n’existe pas d’intelligences multiples, car seul le QI (g) possède une valeur prédictive, et seul le QI (g) est un facteur général.

    “que le travail peu qualifié (non à faible IQ)”

    Le travail peu qualifié est un travail qui concentre généralement les faibles QIs. C’était précisé dans l’article.

    “le travail peu qualifié … est cher du fait qu’il se trouve en concurrence avec les travailleurs mois exigeants et opérant dans des zones moins bien dotées socialement”

    Vous faites une faute de logique. C’est au contraire l’intensité de la concurrence en main d’oeuvres, dans un secteur donné, qui fait éroder les salaires dans ce secteur. Le salaire minimum fait réellement augmenter le chômage. L’assurance-chômage donne aussi des incitatifs pour rester inactif.

    “Par ailleurs “savoir rédiger des lettres et passer un entretien” ne résulte pas d’un fort QI mais d’une formation adéquate”

    C’est écrit dans l’article présent que g détermine la vitesse d’apprentissage. Il est largement prouvé qu’un faible g est très difficile à former.

    “pensez-vous que tous nos “bac+n” sont à fort QI ?”

    Tous, non. Généralement, oui. Méditez dessus : “The effects of intelligence – like other psychological traits – are probabilistic, not deterministic. Higher intelligence improves the odds of success in school and work. It is an advantage, not a guarantee.”

    “Non, ils sont pour la plupart ignorants”

    Quitte à me répéter, l’intelligence générale (g) n’est pas le stock de connaissances accumulées, mais la capacité à l’acquérir.

    “Les gens sont remplacés par des robots. Aujourd’hui pour des tâches simples, demain pour des tâches plus complexes”

    Non. Parce que diriger plus de robots vers les emplois complexes libère des emplois simples pour les travailleurs, et inversement.

    “Quand au lien QI / couche sociale, j’ai un peu du mal à croire tout de même.”

    C’est largement prouvé. Relisez cet article (et les références associées), et tous les autres que j’ai rédigé : g est plus influent que le SES des parents pour prédire le SES d’un individu. Il régule aussi la mobilité sociale (indépendamment des impôts redistributifs). Et en particulier le phénomène appelé la régression vers la moyenne.

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