Influence du QI sur la santé

Environnement ou génétique ? Lequel est le meilleur prédicteur d’un état de santé ? Lequel est le meilleur prédicteur du QI ? Bien que les environnementalistes affirment que c’est le premier facteur, les faits ne vont pas dans le même sens. L’effet du statut social (SES) sur la santé tend à être sur-estimé, alors que l’effet du QI tend à être sous-estimé. Il s’agira de démêler le vrai du faux.

Des chercheurs de l’University of California, Berkeley’s School of Public Health, ont mené une étude sur 329 enfants pour constater que chaque décuplement de mesures d’organophosphorés détectées pendant la grossesse d’une mère correspondait à une perte de 5,5 point de QI parmi les enfants âgés de 7 ans. Les enfants ayant les plus hauts niveaux d’exposition aux pesticides prénataux ont accusé un retard de 7 points de QI par rapport aux enfants qui avaient les plus faibles niveaux d’exposition. Les résultats tiennent même après avoir considéré des facteurs tels que le revenu familial, l’éducation maternelle, et l’exposition à d’autres contaminants de l’environnement, y compris le DDT et le plomb. Les auteurs recommandent alors aux consommateurs d’acheter des produits Bio en tant que moyen de réduire l’exposition aux pesticides dans les aliments. Et aussi de manger plus de fruits et légumes.
Suivre ces recommandations n’agira probablement pas beaucoup sur le QI des enfants, d’abord parce qu’ils reconnaissent eux-mêmes que l’exposition aux pesticides est largement plus nuisible avant la naissance qu’après la naissance, ensuite parce qu’étant extrêmement jeunes, leur QI est assez malléable. L’environnement produit pour 50% des variations de QI durant l’enfance avant de tomber à 20% vers l’âge adulte, en sachant que ce chiffre est probablement sur-estimé. Le QI est faiblement héréditaire durant l’enfance alors qu’à l’âge adulte ce trait est fortement corrélé à celui de leurs parents biologiques; changer son régime alimentaire ne modifiera pas franchement le caractère héréditaire du QI. Il aurait été, en outre, logiquement plus utile de contrôler le QI des parents, et plus particulièrement, celui de la mère, pour vérifier si la baisse de QI tient toujours.

Selon une autre étude provenant de l’Université du Michigan, l’analyse des 172 hommes de l’échantillon, alcooliques ou non-alcooliques, présente la conclusion que l’usage de tabac à long terme ferait diminuer le QI. En outre, l’alcoolisme, indépendamment du tabac, semble également tirer le QI vers le bas, et ce, bien que le tabagisme aurait des effets plus nocifs sur l’aptitude cognitive. L’intérêt de cette étude est d’être longitudinale.
Mark Weiser a dirigé une étude (qui cette fois n’est pas longitudinale) auprès de 20 000 jeunes de 18-21 ans enrôlés dans l’armée israélienne. Le QI moyen des non-fumeurs étaient de 101 tandis que le QI moyen des fumeurs étaient de 94. Les jeunes qui fumaient plus d’un paquet par jour enregistrent un score de 90. Les chercheurs ont confirmé ce résultat d’après une étude sur les frères jumeaux; lorsqu’un des jumeaux fumait, l’autre jumeau non-fumeur avait un QI plus élevé. Weiser s’est assuré que tous les jeunes hommes de l’étude étaient en bonne santé. Il a également contrôlé le statut socio-économique pour finalement conclure qu’on pouvait exclure le SES comme facteur majeur. Si le tabac diminue réellement le QI, il est probable que les gens à faible QI fument plus que les gens à fort QI, et Weiser ne le nie absolument pas puisqu’il reconnait que les gens intelligents sont moins susceptibles de fumer. Par conséquent, la perte de 7 à 11 points de QI comme étant uniquement liée au tabagisme ne doit surtout pas être prise au pied de la lettre.

Indépendamment du fait de savoir si toutes ces études impliquent un déclin de g, isoler l’environnement et la génétique est une manoeuvre complètement dénuée de sens. L’environnement et la génétique sont des facteurs interdépendants, et tandis que l’opinion publique estime que l’environnement précède l’intelligence, la causalité va en réalité dans l’autre sens. C’est parce que les gens sont intellectuellement limités qu’ils vont construire un environnement peu propice au développement intellectuel, et cet environnement va à son tour brider le développement intellectuel. Des gens à fort QI, en prenant les bonnes décisions, construiront un environnement dans lequel l’intellectuel se développe aisément. L’environnement est une composante du facteur génétique.
Lorsque Lynn explique le QI des noirs américains de 85 par rapport au QI des noirs en Afrique de 70, il estime que l’ascendance blanche des noirs américains leur offre 5 points de QI. Les africains “purs” gagneraient par conséquent 10 points de QI s’ils venaient à vivre dans une économie prospère. Ainsi, il estime que le vrai QI des noirs est de 80. Mais Richard Lynn se trompe. L’environnement prospère des pays occidentaux dont les noirs ont pu profiter a été construit par des blancs. C’est parce que les hommes qui peuplèrent l’Occident étaient à l’origine intelligents que leur économie a prospéré. Les noirs n’ont en rien contribué à cette prospérité. Elle était déjà là. Le vrai QI des noirs n’est pas de 80. Il est de 70. Bien que Rushton et Jensen estiment que l’environnement représente pour 20% du QI à l’âge adulte, il est probable que l’environnement tend plutôt vers zéro.

Une étude de Daniel J. Driscoll a constaté dans un échantillon étudié que les bambins à “obésité morbide précoce” ont enregistré un QI moyen de 78 alors que leurs frères et soeurs avaient un QI moyen de 106. Le chercheur pense que ce retard de QI chez les bambins s’explique par des facteurs génétiques et hormonaux qui restent encore à découvrir. Il exclut les facteurs socio-culturels, dans la mesure où ces enfants deviennent obèses à un âge où les parents contrôlent encore tout ce qu’ils mangent. Comme appuyant cette hypothèse, les chercheurs ont étudié plusieurs ensembles de jumeaux fraternels pour constater que l’un des jumeaux était maigre tandis que l’autre souffrait d’obésité morbide alors même que les parents ont signalé qu’ils mangeaient la même quantité de nourriture. Mais il y a pire : dans un cas, il a été constaté que l’enfant obèse mangeait moins que l’autre.
Driscoll note que les adultes ou les enfants qui deviennent obèses plus tard dans l’enfance présentent peu de risques de troubles cognitifs, étant donné que leurs cerveaux sont suffisamment développés pour repousser les dommages causés par l’obésité. Cette assertion est cependant à prendre à la légère, dans la mesure où Driscoll n’a pas démontré que des adultes ou adolescents obèses n’auraient pas un QI moins élevé que les autres. C’est même le contraire qui est vrai.

Une étude publiée sur pediatrics tend à montrer que le tabagisme maternel fait baisser le QI du bébé. Les enfants nés de mères qui fumaient un ou plusieurs paquets de cigarettes par jour durant la grossesse accusaient un retard de 2,87 points de QI. Les environnementalistes seraient tentés de dire que les femmes noires fument plus que les femmes blanches, et que cela constituerait une des explications de l’écart de QI Black-White. Malheureusement pour la théorie culturelle, ce ne sont pas les femmes enceintes noires qui fument plus que les femmes enceintes blanches. C’est même le contraire. Quoi qu’il en soit, ce retard de 2,87 points de QI est largement exagéré puisque les chercheurs reconnaissent qu’en contrôlant certaines variables, comme le QI des mères, la corrélation tabagisme-retard mental devient quasi nulle.

Intelligence Predicts Health and Longevity, but Why?

L’intelligence n’est pas seulement prédicteur de réussite sociale, mais aussi de longévité, de santé, et de mortalité. Ce constat reste valable même après contrôle des variables socio-économiques.
D’après une étude menée par O’Toole (1990) sur les accidents automobiles, le taux de mortalité sur les accidents de voitures double si l’on passe des conducteurs à 100-115 de QI à 85-100 de QI. Et il triple lorsqu’on passe des conducteurs de 100-115 de QI à 80-85 de QI. Rien d’étonnant à ce que les noirs enregistrent le taux d’accident mortel le plus élevé, tandis que les jaunes enregistrent le taux d’accident mortel le moins élevé.
Le Scottish Mental Survey 1932 (SMS1932) est une étude écossaise des plus ambitieuses. Elle a consisté à effectuer des tests de QI sur la quasi-totalité de la cohorte de naissance de 1921. Il a été administré à ces enfants une version du Moray House Test (MHT), un test d’intelligence fortement corrélé (0.8) au Stanford Binet. Dans cette étude longitudinale, les chercheurs ont identifié les 2792 enfants d’Aberdeen ayant participé au SMS1932 avant d’aller chercher dans le registre des décès de 1932 à 1997 pour savoir s’ils étaient vivants ou morts le 1er Janvier 1997. Puisque les femmes changeaient de nom de famille après leur mariage, il a fallu chercher le registre des mariages à partir de 1937. Les sujets restés non identifiés ont été retrouvés en utilisant des recherches informatiques et manuelles auprès de l’United Kingdom National Health Service Central Register. En utilisant ces procédures, les chercheurs ont réussi à tracer 79,9% de ces enfants (soit 2230) qui avaient pris part au MHT à Aberdeen : 1084 étaient morts, 1101 étaient encore en vie, et 45 avaient quitté l’Ecosse. Les 562 restants n’ayant pas été retrouvés, on ignore ce qui leur est arrivé.

IQ at age 11 had a significant association with survival to about age 76. On average, individuals who were at a 1-standard-deviation (15-point) disadvantage in IQ relative to other participants were only 79% as likely to live to age 76. The effect of IQ was stronger for women (71%) than for men (83%), partly because men who died in active service during World War II had relatively high mean IQ scores.

D’autres analyses sur les sujets d’Aberdeen montre qu’une baisse de 1 écart-type du QI a été associée à une augmentation de 27% des décès par cancer chez les hommes et une augmentation de 40% des décès par cancer chez les femmes (Deary, Whalley, & Starr, 2003). Des études du Midspan complètent celles du SMS1932. Il a été trouvé que chaque augmentation de l’écart-type du QI correspondait à une hausse de 33% d’arrêt de tabagisme. Après contrôle de la classe sociale, la hausse a été de 25%, ce qui reste considérable. Cela ne signifie pas pour autant que le reste de la variance doit forcément être attribué au seul SES. Un fort SES est bien souvent accompagné de certaines commodités, comme de vivre dans un bon quartier (faible violence), avec de bons voisins (effet de pairs), pouvant exercer un impact sur ce genre de comportements.

Comme pour tordre le cou à une croyance largement répandue, Linda Gottfredson estime que lorsque la santé est rendue “accessible” au public de toutes classes sociales, les inégalités de santé augmentent. Bien que contre-intuitif, l’argument est plein de bon sens. Les gens à faible SES consomment plus de soins (surtout quand ils sont gratuits), mais pas forcément les meilleurs, adhèrent moins souvent aux traitements, apprennent et comprennent moins souvent comment préserver sa santé, cherchent moins de soins préventifs même quand ils sont gratuits. Plus important encore, leur comportement impropre les prédispose aux maladies chroniques. Qu’est-ce à dire ? Tout simplement que la gratuité des soins profite davantage aux gens intelligents car ils savent en user à bon escient. L’intelligence étant le meilleur prédicteur du statut social, la forte corrélation IQ-SES donne souvent l’impression erronée que c’est le SES qui détermine la santé, et non le QI.

Dans une étude de cohorte, Batty et al. examinent un groupe de 4166 hommes américains et anciens militaires. Ces cohortes ont été suivies pendant six décennies, et il a été constaté qu’un QI plus élevé était associé à un risque significativement réduit de mortalité toutes causes confondues, en particulier les maladies cardio-vasculaires (MCV). Mais ce qui est vraiment intéressant dans cette étude, ce sont les explications avancées par Batty :

There are, however, other equally plausible explanations for the apparently protective effect of higher IQ scores against premature mortality and CVD. We have previously outlined five : ( a ) adult socioeconomic advantage (higher IQ leads to educational success, high social status and well-remunerated employment); ( b ) improved disease and injury prevention (higher IQ leads to behaviours more conducive to health, such as not smoking, higher levels of physical activity, prudent diet, seat belt use and so on); ( c ) better disease/injury management (high IQ results in the better management of serious illness/injury such as heart disease or head trauma via increased uptake of appropriate healthcare); ( d ) reduced psychiatric disease (people with a high IQ score have a lower risk of later psychiatric illness and therefore subsequent mortality) and ( e ) “body system integrity” (just as high IQ might reflect superior neural connections, it may also denote other optimally functioning physiological systems).

Batty récidive dans une étude similaire, cette fois en Ecosse, où il décrit le QI comme étant un des meilleurs prédicteurs de maladies cardio-vasculaires, juste derrière le tabagisme :

The relative strengths of the association were measured by an “index of inequality,” which summarised the relative risk of a health outcome (cardiovascular death) in the most disadvantaged (high risk) people relative to the most advantaged (low risk). This relative index of inequality for the top five risk factors was found to be 5.58 for cigarette smoking, 3.76 for IQ, 3.20 for low income, 2.61 for high systolic blood pressure, and 2.06 for low physical activity.

Il est vrai que le QI n’explique pas toutes les disparités dans le taux de tabagisme. Le QI n’explique pas pourquoi les indiens d’Amérique, bien qu’étant doté d’un QI supérieur aux noirs, fument largement plus que ces derniers. Le QI n’explique pas non plus pourquoi les femmes blanches fument davantage que les femmes noires. L’explication pourrait être que les femmes blanches éprouvent le besoin d’imiter les hommes, alors que les femmes noires n’éprouvent pas ce besoin. Que les deux cas peuvent être classés “accident culturel” ou non ne signifie pas qu’un facteur culturel se produisant entre groupes ethniques puisse se produire à l’intérieur même d’un groupe ethnique, d’un groupe culturel. Autrement dit, il n’est pas clair que l’étude portant sur les 1145 écossais de l’échantillon ait prouvé que le tabagisme, en soi, est un facteur plus incisif que le QI, d’autant qu’il semble y avoir un lien très étroit entre QI et tabagisme.

Race and Health

Cet article paru en 1996 sur American Renaissance magazine raconte la même histoire sur les disparités raciales en soins de santé. Les races n’ont pas la même longévité ni le même taux d’infection. Pourtant, l’incantation souvent récitée par les populations occidentales (diaspora asiatique mise à part), c’est que la société est raciste. Les hypothèses répandues : 1) les races ne diffèrent pas dans le potentiel génétique d’une bonne santé 2) les races ne diffèrent pas dans la propension à prendre soin de leur propre santé.

Grâce aux progrès médicaux, l’espérance de vie des noirs et des blancs a augmenté de 30 ans, durant le siècle dernier. Depuis 1915, la mortalité infantile chez les blancs a chuté d’un facteur de 1 sur 10 à 1 sur 100. La mortalité infantile chez les noirs a chuté d’un facteur de 1 sur 6 à 1 sur 60. Un enfant noir né aujourd’hui possède l’espérance de vie d’un enfant blanc né en 1950. Tout ceci ne veut pas dire qu’il n’existe aucune disparité raciale en soins de santé. Les différences raciales persistent même lorsque les races sont appariées par niveau de revenu; 1) les noirs meurent plus jeunes que les blancs 2) qui meurent plus jeunes que les asiatiques. Tout le monde se préoccupe de 1), mais personne ne remarque 2) ou n’en a cure. Et le fait que les noirs enregistrent un taux de mortalité infantile plus élevé que les blancs est cité comme une preuve du “racisme institutionnel” dû à la médiocrité des soins de santé alloués aux noirs, même si les faits racontent une toute autre histoire.

Les femmes noires sont plus susceptibles d’être en surpoids que les femmes blanches, qui sont plus susceptibles d’être en surpoids que les femmes asiatiques. Les “Central American” et les “Mexican” enregistrent un taux de mortalité infantile équivalent sinon inférieur à celui des blancs alors qu’ils ont des niveaux de revenus similaires aux noirs. Le taux des mères qui choisissent d’aller voir un médecin au cours des trois premiers mois de grossesse diffère sensiblement en fonction des groupes ethniques. Les ‘Mexican’ sont aussi pauvres que les noirs, sont les moins susceptibles d’achever leurs études secondaires ou d’avoir une assurance. Pourtant, le taux de mortalité infantile chez les ‘Mexican’ est légèrement inférieur à celui des blancs (8,8 pour 1000 naissances contre 9 pour 1000) et largement inférieur à celui des noirs (18,7 pour 1000).

Les différences raciales sont également confirmées dans les taux de décès par accident, le genre d’accident qui ne peut pas être le résultat d’un prétendu racisme institutionnel. Les noirs sont plus susceptibles de mourir de noyade, de piéton, ou d’un accident de route.

Bien que les indiens d’Amérique ont un QI plus faible et des revenus sensiblement plus bas que les asiatiques, leur taux de maladie ne leur est que légèrement supérieur.
Les amérindiens fument plus que n’importe quel autre groupe ethnique mais leurs taux de cancer du poumon est, parmi les femmes, de 18 pour 100 000, contre 17 pour les asiatiques et de 42 pour 100 000 contre 39, parmi les hommes. Cela montre que les asiatiques semblent avoir une résistance génétique au cancer du poumon. Tout ceci suggère que la biologie raciale joue un rôle crucial dans la santé. La raison ? Lynn écrivait que les amérindiens seraient arrivés en Amérique après avoir quitté l’Asie il y a environ 35 000 à 40 000 ans de ça. Les amérindiens seraient en fait génétiquement très proches des asiatiques (cf Cavalli-Sforza). Les noirs, en revanche, ne semblent bénéficier d’aucune immunité particulière. Sans doute un résidu de l’évolution.

Lecture recommandée :
Gottfredson sur le facteur g

10 comments on “Influence du QI sur la santé

  1. René de Sévérac says:

    “l’espérance de vie [des noirs et] des blancs a augmenté de 30 ans, durant le siècle dernier”. Ce leitmotiv me hérisse : on peut le lire comme suit, la population européenne est passée d’une espérance de vie à la naissance de 50 ans à 80 ans. En fait, on mélange deux phénomènes, mortalité infantile et espérance de vie d’adulte.
    On peut, à l’extrême avec une mortalité infantile en 1900 de 50%, conclure à une espérance de vie d’adulte de 100 ans à la même époque.

    En réaction à ce propos, j’ai entrepris récemment la compilation des données relatives à une population particulière du XVème siècle : les peintres et sculpteurs, considérant que ces individus ont une motivation supérieure, une qualité de vie sans excès (à l’inverse des aristocrates) et d’une alimentation meilleure que celle du bas peuple.
    Avec un échantillon de près de 50 artistes j’obtiens une moyenne de 67 ans. Ce qui n’est pas si mal pour une population non médicalisée. Evidemment les enfants qui auraient pu être destinés à devenir peintres (rires) en sont exclus. Par ailleurs le poids respectif de Michel-Ange (89 ans) et Titien (86) sur un échantillon significatif ne pèsent pas exagérément.

    • Je serais curieux de connaître le QI de ces artistes. Peut-être était-il réellement supérieur à la moyenne ? J’ai toujours vu les artistes comme des gens largement excentriques, ce qui ne veut évidemment pas dire qu’ils ont une mauvaise hygiène de vie (je m’attends plutôt à l’inverse).

  2. René de Sévérac says:

    Ne soyez pas obsédé par la question du QI !
    Mon propos se limitait à montrer que la vie (naturelle) dispose en-soi d’une potentialité bien plus grande que les chantres de la “modernité” veulent nous faire accroire.
    Ceci dit, un paramètre que je n’ai pas mis en lumière dans mon précédent propos : le rôle fondamental des épidémies. Mon étude n’aurait pas donné les mêmes résultats au XIVème siècle.
    Quant aux “artistes comme des gens largement excentriques”, cette remarque vaut pour la société post-industrielle. Pendant la Renaissance la plupart étaient portés par une foi qu’il est facile d’observer en consultant leurs oeuvres (pour l’essentiel) dans les églises.

  3. Pakounta says:

    Sur la résistance au cancer du poumon, j’ai lu je ne me souviens plus où une hypothèse intéressante. Les populations euro-asiatiques ont découvert le feu des centaines de milliers d’années avant les Africains. Sur cette longue durée d’exposition aux fumées proches, l’évolution a sélectionné ceux dont les poumons tenaient le coup. Les Africains n’ont pas bénéficié de cette sélection.

  4. C’est intéressant ce que vous dites Pakounta, parce que j’ai lu exactement la même chose, d’un article récemment. Je vais essayer de le retrouver si je peux.
    De toute façon, ça n’a rien d’étonnant. La “pression de sélection” sélectionne les personnes les plus intelligentes. De la même façon, la pression de l’environnement sélectionne les corps les plus résistants. Il n’y avait pas de pression aussi forte en Afrique. Erectus Walks Amongst Us disait quelque chose qui s’en rapproche. Je vais en faire une revue quand j’aurai fini de le lire.

  5. Pakounta says:

    C’est dans ce bouquin que je l’ai lu, je réalise. Soit dans le texte même, soit plus probablement dans l’une des innombrables notes de fin de chapitres.

  6. yoananda says:

    ce qui provoque des maladies n’est pas le tabac, mais les additifs (exhausteurs de goûts), ceci expliquant peut-être cela😉

  7. 猛虎 says:

    Vous voulez dire, ces choses suspectes comme le glutamate ? J’ignore ce que disent les études à ce sujet. Je chercherais un de ces jours, juste pour vérifier.

  8. 孟虎 says:

    Merci pour ces informations. (c’est dingue ça. Même mon blog censure mes propres commentaires…)

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