Genetic and Environmental Influences on Human Psychological Differences – Bouchard & McGue

Genetic and Environmental Influences on Human Psychological Differences, Thomas J. Bouchard, Jr., Matt McGue.

Selon Jergen, le facteur g reflète certaines propriété du cerveau humain, compte tenu du fait qu’il est étroitement lié à la taille du cerveau, au taux métabolique, à la vitesse de conduction nerveuse, et la latence des potentiels évoqués électriques. Pour comprendre l’importance pratique du facteur g dans la vie quotidienne, voir Gottfredson.

Lire la suite

Genome-wide association studies establish that human intelligence is highly heritable and polygenic

Genome-wide association studies establish that human intelligence is highly heritable and polygenic, G. Davies, A. Tenesa, A. Payton, J. Yang, S. E. Harris, D. Liewald, X. Ke, S. Le Hellard, A. Christoforou, M. Luciano, K. McGhee, L. Lopez, A. J. Gow, J. Corley, P. Redmond, H. C. Fox, P. Haggarty, L. J. Whalley, G. McNeill, M. E. Goddard, T. Espeseth, A. J. Lundervold, I. Reinvang, A. Pickles, V. M. Steen, W. Ollier, D. J. Porteous, M. Horan, J. M. Starr, N. Pendleton, P. M. Visscher and I. J. Deary. [PDF]

General intelligence is an important human quantitative trait that accounts for much of the variation in diverse cognitive abilities. Individual differences in intelligence are strongly associated with many important life outcomes, including educational and occupational attainments, income, health and lifespan. Data from twin and family studies are consistent with a high heritability of intelligence, but this inference has been controversial. We conducted a genome-wide analysis of 3511 unrelated adults with data on 549 692 single nucleotide polymorphisms (SNPs) and detailed phenotypes on cognitive traits. We estimate that 40% of the variation in crystallized-type intelligence [i.e., knowledge] and 51% of the variation in fluid-type intelligence [i.e., problem solving abilities] between individuals is accounted for by linkage disequilibrium between genotyped common SNP markers and unknown causal variants. These estimates provide lower bounds for the narrow-sense heritability of the traits. We partitioned genetic variation on individual chromosomes and found that, on average, longer chromosomes explain more variation. Finally, using just SNP data we predicted ~1% of the variance of crystallized and fluid cognitive phenotypes in an independent sample (P= 0.009 and 0.028, respectively). Our results unequivocally confirm that a substantial proportion of individual differences in human intelligence is due to genetic variation, and are consistent with many genes of small effects underlying the additive genetic influences on intelligence.

Lire la suite

Sur l’héritabilité du QI, du volume cérébral, et du temps de réaction (Posthuma, de Geus, & Boomsma)

Daniëlle Posthuma, Eco J. C. de Geus, and Dorret I. Boomsma, Genetic Contributions to Anatomical, Behavioral, and Neurophysiological Indices of Cognition, in Behavioral Genetics in the Postgenomic Era, Robert Plomin, John C. DeFries, Ian W. Craig, & Peter McGuffin.

L’importante contribution génétique aux différences individuelles dans le QI a été bien établie (Bouchard & McGue, 1981; Plomin, Owen, & McGuffin, 1994). De l’enfance à l’adolescence, l’impact relatif des facteurs génétiques sur le QI augmente (Boomsma & van Baal, 1998; Cherny & Cardon, 1994) et devient encore plus élevé à partir de l’âge adulte (Posthuma, de Geus, & Boomsma, 2001; Posthuma, Neale, Boomsma, & de Geus, 2001) jusqu’à l’âge adulte avancé (Plomin, Pedersen, Lichtenstein, & McClearn, 1994).
Les données de quatre grandes études sur les jumeaux provenant du Dutch Twin Registry (voir Table 9.1; Figure 9.1), qui sont partiellement longitudinales et partiellement transversales, reflètent cette augmentation dans l’héritabilité des capacités cognitives avec l’âge (Bartels, Rietveld, van Baal, & Boomsma, in press; Boomsma & van Baal, 1998; Posthuma, de Geus, et al., 2001; Rietveld, Dolan, van Baal, & Boomsma, in press; Rijsdijk & Boomsma, 1997; Rijsdijk, Boomsma, & Vernon, 1995).

Lire la suite

Why night owls are more intelligent

Benjamin Franklin a dit un jour : “Se coucher tôt, se lever tôt fait un homme sain, riche et sage”. Mais il semblerait que cette assertion ne soit pas vérifiée par la preuve scientifique.

Satoshi Kanazawa & Kaja Perina, Why night owls are more intelligent, Personality and Individual Differences 47 (2009) 685–690.

L’origine des valeurs et des préférences constitue un problème théorique non résolu en sciences sociales et comportementales. L’hypothèse de l’interaction “Savanna-IQ” suggère que les individus les plus intelligents sont plus susceptibles d’acquérir et d’adopter des valeurs et des préférences évolutives nouvelles, inédites, que les individus moins intelligents. Mais l’intelligence générale n’a aucun effet sur l’acquisition et l’adoption des valeurs et préférences évolutives familières. Les individus peuvent souvent choisir leurs valeurs et leurs préférences, même en dépit d’une prédisposition génétique.
Un exemple d’un tel choix en vertu d’une contrainte génétique, ce sont les rythmes circadiens. Une enquête sur les ethnographies des sociétés traditionnelles suggère que les activités nocturnes étaient probablement rares dans l’environnement ancestral, alors l’hypothèse prédirait que les individus plus intelligents sont plus susceptibles d’être nocturnes que les individus moins intelligents. L’analyse du National Longitudinal Study of Adolescent Health (Add Health) confirme la prédiction.

Lire la suite

More Than Just IQ: School Achievement Is Predicted by Self-Perceived Abilities – But for Genetic Rather Than Environmental Reasons

Greven, Harlaar, Kovas, Chamorro-Premuzic, Plomin, More Than Just IQ: School Achievement Is Predicted by Self-Perceived Abilities — But for Genetic Rather Than Environmental Reasons, Psychological Science, 2009 Jun; 20(6): 753-62. Epub 2009 May 15.

Bien que la capacité cognitive générale telle que mesurée par les tests psychométriques (“g” ou QI) soit le prédicteur le plus important de la réussite scolaire (Deary, Strand, Smith, & Fernandez, 2007; Gottfredson, 2004), il explique rarement plus de 50% des variances de rendement scolaire (Chamorro-Premuzic & Furnham, 2005; Rhode & Thompson, 2007).

L’héritabilité du QI augmente tout au long de la vie et est estimée à environ 40% chez l’enfant et à 60% à l’âge adulte (jusqu’à 80% – McGue et al., 1993; Posthuma et al., 2003). En revanche, l’environnement partagé – c’est-à-dire les influences environnementales qui font que les enfants grandissant dans la même famille se ressemblent les uns les autres – a tendance à avoir un grand impact sur le QI dans la petite enfance, un impact modéré vers le milieu de l’enfance, et une influence négligeable, proche de zéro, après l’adolescence (Davis, Arden, & Plomin, 2008; Plomin, DeFries, McClearn, & McGuffin, 2008).

Alors même qu’aucune étude de jumeaux ou étude d’adoption n’a été menée pour enquêter sur l’origine génétique ou environnementale des SPAs (self-perceived abilities), certains chercheurs ont cité les facteurs environnementaux comme importante explication causale pour les constructions liées aux SPAs, comme l’auto-efficacité ou l’auto-concept. Une des théories les plus établies serait que le développement des différences individuelles dans les SPAs serait façonné principalement par les croyances, attentes, attitudes et comportements des parents.

Malheureusement pour les environnementalistes, la théorie échoue à l’épreuve des faits. L’héritabilité des SPAs atteint les 51% alors que l’environnement partagé compte pour seulement 2% de la variance des SPAs.

Lire la suite

Why Vegetarians Are More Intelligent than Meat Eaters

Satoshi Kanazawa, Vegetarianism is a crime against nature, The Scientific Fundamentalist, May 30, 2010.

Une autre valeur évolutivement inédite est le végétarisme. Il est extrêmement naturel pour l’être humain d’être végétarien.

Les êtres humains sont naturellement omnivores. Nous sommes évolutivement conçus pour manger de la viande d’animaux et des plantes. Quiconque évitait les protéines animales et mangeait uniquement des légumes dans l’environnement ancestral, face à la pénurie constante de nourriture et la précarité de son approvisionnement, n’était pas susceptible d’avoir survécu assez longtemps et d’être resté en assez bonne santé pour laisser des descendants. C’est pourquoi une telle personne était peu susceptible de devenir l’un de nos ancêtres. D’autre part, quiconque mangeait préférentiellement des protéines et graisses animales dans l’environnement ancestral aurait été beaucoup plus susceptible de vivre plus longtemps et de rester en bonne santé. Cet individu est donc beaucoup plus susceptible d’avoir été l’un de nos ancêtres.

Par conséquent, le végétarisme serait une valeur et un style de vie évolutivement inédite, de même que le luxe de l’abondance. L’hypothèse prédirait que les individus plus intelligents sont plus susceptibles de choisir de devenir végétarien que les individus moins intelligents.

Lire la suite

IQ versus Religion versus Heritability

Il semble communément admis que les personnes religieuses sont moins intelligentes que les personnes athées. De nombreux sceptiques pensent que le christianisme et autres religions sont faites pour les gens qui ne veulent pas penser, mais suivre aveuglément ce qui est dicté par la religion. Les études montrent à l’évidence que ce “stéréotype” est vérifié, et véridique.

Average intelligence predicts atheism rates across 137 nations, Intelligence, v37 n1 p11-15 Jan-Feb 2009

Bien avant Lynn, Harvey & Nyborg, des chercheurs comme Bell (2002) et Verhage (1964) avaient enquêté sur la relation entre religiosité et intelligence pour trouver que les agnostiques avaient un QI plus élevé que les croyants. Kanazawa (2007) trouve une relation assez linéaire entre niveau de religiosité et QI. Quand la question “dans quelle mesure êtes-vous religieux ?” a été posée, 4 choix de réponses ont été proposés : 1) “non religieux” 2) “peu religieux” 3) “modérément religieux” et 4) “très religieux”. Les QIs moyens obtenus pour chacune des réponses furent : 1) 103,09; 2) 99,34; 3) 98,28; 4) 97,14.

Lire la suite

Black-white differences virtually unchanged over 100 years, according to four major IQ tests

Selon le dogme égalitariste, la différence de QI entre les blancs et les noirs a diminué durant ces 30 dernières années. C’est un des mensonges les plus répandus parmi les fervents anti-racistes. Le document ci-dessous expose toute la malhonnêteté de Dickens et Flynn. Rappelons que Flynn est l’auteur du controversé “Flynn effect” démystifié avec brio par Fuerle (2008), Must (2003), Ruhton & Jensen (2010). Tel est le reflet de la science moderne “politiquement correcte”.

Lire la suite

Impact du QI sur l’impatience et l’aversion au risque

Shane Frederick, 2005, Cognitive Reflection and Decision Making, Journal of Economic Perspectives, Volume 19, Number 4.

Il a été parfois considéré que les gens intelligents étaient plus patients que les gens moins intelligents, c’est-à-dire qu’ils sous-estiment ou dévaluent moins les récompenses futures. De façon générale, les recherches réussissent à confirmer cette notion.
Funder et Block (1989) ont payé des enfants de 14 ans pour participer à six sessions expérimentales. Pour chacune des cinq premières sessions, ils pouvaient choisir entre recevoir $4 ou abandonner (càd, “investir”) leur paiement de $4 pour un paiement de $4,80 dans la sixième et dernière session. Les adolescents ayant un QI plus élevé ont choisi d’investir plus d’argent.
Dans un suivi d’une longue série d’expériences enquêtant l’habileté des enfants d’âge préscolaire de retarder la gratification (Mischel, 1974), Shoda, Mischel et Peake (1990) ont constaté que les enfants qui avaient attendu plus longtemps avant de succomber à la tentation de prendre la récompense immédiatement disponible, mais inférieure, avaient des scores SAT plus élevés une décennie plus tard. Le SAT est fortement corrélé (0.8) au test de QI.
En utilisant de petites récompenses réelles, Benjamin et Shapiro (2005) ont révélé que les personnes ayant des scores en mathématiques SAT plus élevés (ou leur équivalent chilien) étaient plus susceptibles de choisir une récompense différée plus importante, au lieu d’une récompense plus petite mais plus tôt (par exemple, préférer un chèque postdaté de $5,05 plutôt qu’un chèque de $5,00 qui peut être immédiatement encaissé).

Shane Frederick confirme une nouvelle fois ce constat en menant une étude liant la prise de décision aux capacités cognitives. Il propose l’utilisation du Cognitive Reflection Test pour mesurer la capacité de résister à rapporter la réponse qui vient en premier à l’esprit. Ce CRT a été administré à 3428 personnes interrogées dans 35 études séparées sur une période de 26 mois en Janvier 2003. Les 3 items du CRT sont les suivants :

(1) A bat and a ball cost $1.10 in total. The bat costs $1.00 more than the ball. How much does the ball cost? “x” cents
(2) If it takes 5 machines 5 minutes to make 5 widgets, how long would it take 100 machines to make 100 widgets? “x” minutes
(3) In a lake, there is a patch of lily pads. Every day, the patch doubles in size. If it takes 48 days for the patch to cover the entire lake, how long would it take for the patch to cover half of the lake? “x” days

Lire la suite

Sur l’héritabilité du QI avec l’âge (McGue, Bouchard, Iacono, & Lykken)

Behavioral Genetics of Cognitive Ability : A Life-Span Perspective, McGue et al., in “Nature, Nurture, and Psychology”, Plomin & McClearn, chapter 3, page 59-76.

Depuis l’époque de Francis Galton, la controverse nature-culture a été pratiquement synonyme de débat de savoir si les facteurs génétiques influencent le QI. Mais il semble désormais que le problème a été résolu pour la grande majorité des psychologues. Snyderman et Rothman (1990) ont récemment interrogé les croyances des psychologues sur l’intelligence et ont signalé que plus de 90% d’entre eux ont convenu que le QI était en partie héréditaire. Ce consensus moderne, une nette inversion de l’opinion depuis les années 1950 et 1960, est une conséquence directe de l’ensemble considérable des recherches compilées par les généticiens du comportement au cours des 50 dernières années – un corpus qui implique clairement des facteurs génétiques dans le développement du QI.

Lire la suite